‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 51 sur 401 · RAT · texte numérisé non relu

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dant un tributaire du nord, l'Iça, — le Putumayo des Colombiens, — qui roule la plus forte quantité d'eau, car ses hautes sources, nées au non et au sud de la ligne équatoriale, descendent du versant oriental du montagnes de Quito, qui reçoivent tant d'averses pendant toutes ln saisons de l'année et où l'atmosphère est si constamment obseurcie jy pluies ou brouillards qu'il faut toujours se diriger à la boussole', |: Putumayo est une de ces rivières qui par leur prodigieux travail d'ér. sion ont déblayé en grande partie le système des Andes et l'ont réduit dans l'Ecuador à un pédoncule étroit entre les masses beaucoup pli larges de la Colombie et du Pérou. Le fleuve naît dans une partie plu large des Andes, où elles s'épanouissent en éventail pour embrasser | bassin du rio Magdalena : le Guames ou Guamues, l’une de ses sourex

maitresses, sort du Cocha ou « Lac » par excellence, qui réfléchit dans se

eaux le cône du volcan colombien. Le Guames n'est pas navigable, mai de fortes rivières, accourant de toutes parts, ont bientôt grossi le Put mayo, et dès la sortie des avant-monts il porte des bateaux d’une calais de 2 mètres. Le flot, se dirigeant au sud-est, suivant un angle très ain avec le fleuve des Amazones, n'a qu'une faible pente pour un cours déve. loppé très considérable, et le flot glisse d’un mouvement égal sans ca. cades ni rapides, comme font les tributaires supérieurs de l'Amazone, Les voyages des Jésuites, celui de Juan de Sosa en 1609, sur le Putumayo ont été oubliés, et l'on connaît seulement le fait de la descente du général Obando, poursuivi par les troupes du gouvernement colombien. Le mérite de la première exploration connue revient à Rafael Rey,

qui, en 1874, se laissa porter par le courant du Putumayo dans tout À

sa longueur, de son affluent le Guineo jusqu'à son embouchure. Depui cette époque le commerce des écorces de chinchona a rendu les voyage assez fréquents. Simson en 1876, et Crevaux en 1879, ont aussi navigui sur l'Iça-Putumayo et en ont céerit le cours. On mentionne souvent cclt

rivière dans les protocoles des diplomates sud-américains, le bai}

supérieur en étant débattu entre l’Ecuador et la Colombie, tandis qu

ce dernier État réclame la possession de la rive gauche jusqu’à l'embor. chure. Le Brésil a fixé sa frontière au Mrari, à 555 kilomètres en amuk

du confluent de l’Amazone, et une commission hydrographique a dresséh carte de toute cette partie d’aval. En territoire brésilien, le fleuve na plus désigné que sous le nom d'Iça, donné par les Omaguas. De mème que le Napo, le Japurä et les autres fleuves amazoniens nés dans l'Ecuadr

* Edw. Whymper, Travels amongst the great Andes of the Equator.

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