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Dans le Goyaz méridional la population noire fut jadis très considérable en proportion des blancs. Les planteurs ayant introduit des travailleurs africains, avec une telle cruauté qu'ils négligèrent même d'acheter des femmes, les nègres importés périrent sans descendance; on ne comptait plus que 4000 esclaves dans la comarca de Goyaz, où il en avait existé, dit-on, plus de cent mille au commencement du siècle'. Mais si la part de sang africain est relativement minime parmi les gens du Goya, ceux-ci n’en sont pas moins tous métissés par les unions qui, de pères en fils, se sont faites avec les Indiennes de races diverses, Cayap6, Cherentes, Chavantes, Caraya. Les ancêtres blancs dont descendent ces Brésiliens métis furent des aventuriers paulistas, qui ne paraissent pas avoir transmis leur énerg: en héritage aux fils. Les mines d’or et la démoralisation apide qui : : «cconpagna l'exploitation, finirent par appauvrir la contrée en faisant abandonner l'agriculture. Lorsque Auguste de Saint-Hilaire parcourut le Goyaz, en 1819, il ne voyait autour de lui qu'une « triste décadence et des ruines »; Francis de Castelnau constatait que le pays retombait « dans un état complet de barbarie ». Le goitre est très fréquent parmi les habitants du Goya dans toutes les régions dont les eaux sont magnésifères?.
Les habitants du haut Tocantins s’attendent à voir surgir la capitale des États-Unis du Brésil dans leur territoire, vers les sources du Maranhäo : en vertu d'un article de la constitution républicaine, le futur municipe fédéral doit s'élever sur ces plateaux, et dès l'année 1892 une commission scientifique, dirigée par l'astronome Cruls, a délimité dans cette région « pyrénéenne » un espace de 14 400 kilomètres carrés destiné à devenir la propriété commune de la nation. Les explorations, à l'appui desquelles paraîtra bientôt une carte détaillée (1895), prouvent que la contrée jouit d'un excellent climat et possède en surabondance des eaux claires et salubres pour l'alimentation de la grande cité future et l'entretien de son industrie, Les communications sont aussi beaucoup plus faciles qu'on ne se l'imaginait, car les Pyreneos ne sont que des massifs de rochers peu élevés, dépassant de deux ou trois cents mètres à peine les croupes des chapadas environnantes, et des passages faciles séparent les mornes rocheux, Ces montagnes « Pyrénées », dont le nom, prononcé Perineos
1 Raymundo José de Cunha Mattos, Chorographia historica da provincia de Goyaz. * Fr, de Castelnau, ouvrage cité,
d'après .
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GOYAZ, TERRITOIRE FÉDÉRAL. 215
d'après Auguste Saint-Hilaire, serait d'origine indienne et devrait par conséquent s'orthographier d'une manière différente, étaient tenues naguère pour des rivales des sommets franco-ibériques; mais on à reconnu que l'altitude de 2752 mètres donnée au piton suprême provenait de l'erreur d'un missionnaire : le plus haut piton n’a que 1585 mètres, et même une chapada située plus à l’est, sur le prolongement de cette chaîne, non loin de Formosa, la chapada dos Veadeiros, atteint une élévation plus grande, 1678 mètres. La cité des Pyrénées pourra disposer d’une grande variété