INDIENS
A no 6 C7 0
gs : les in serai Le:
leurs guaya provit d'une leur € polysy simila des An mais La plu bés, de que cel enseml moins Cayapé ètre les ils ne :
mais er ce sont désignai celles d rhlome pas de Très rigi les femr même {0 un mari de tous | auxquels morts est ment, ma peut met ments qu
? Couto de ? Fr, de C
INDIENS DU GOYAZ. 213
ués : celies du côté droit rappelaient les « chrétiens », celles du côté gauche les indigènes. Ensemble, les Chavantes, Cherentes et autres tribus voisines seraient environ 10 000.
Les Caraya, que l’on rencontre aussi sur la rive droite du Xingü, ont leurs principales tribus sur le versant occidental de la vallée de l'Araguaya, dans l’île du Bananal, et, à l’est du Tocantins, sur les confins des provinces de Parä et de Maranhäo. On considère ces indigènes comme issus d'une souche ethnique différente de celle des Gès, des Tupi, des Caraïbes : leur dialecte, articulé d’une manière très confuse, est encombré de mots polysyllabiques difficiles à prononcer. On ne lui connaît pas de langues similaires dans l'Amérique du Sud; il offrirait, comme l’ancien caraïbe des Antilles, les traces d’un double parler, dont l’un réservé aux femmes, mais ce dernier paraît être une forme primitive du langage des hommes. La plupart des Caraya ont des crânes très étroits, des nez fortement recourbés, des yeux petits, un peu obliques, et la chevelure beaucoup plus fine que celle des autres Indiens. Parmi les nombreuses tribus Caraya, comptant ensemble quatre mille « ares », celle des Chamboa est probablement la moins pure, par suite des nombreux croisements avec des femmes Cayapé et de la fréquente adoption d'enfants captifs. Les Caraya sont peutètre les artisans les plus habiles de tous les indigènes brésiliens; pourtant ils ne Ussent point de hamacs : à cet égard ils ressemblent aux Gès, mais en diffèrent par leur singulière dextérité à la manœuvre des canots : ce sont probablement des Caraya que les voyageurs du Brésil occidental désignaient autrefois par le nom de Canoeïros. Au point de vue moral, celles des tribus Caraya qui restent indépendantes se distinguent honoclement des autres peuplades et de leurs visiteurs blancs. Ils ne boivent pas <dle liqueurs alcooliques et ne s’abaissent pas à ruser et à mentir. Très rigides observateurs de la fidélité conjugale, ils iraient jusqu'à brûler les femmes adultères. Pour maintenir l’ordre dans les familles, ils ont même ‘ondé une institution spéciale, unique dans le monde : ils nomment un mari des veuves, entretenu aux frais de la communauté et dispensé de tous les travaux, de toutes les fatigues, des guerres et des expéditions auxquels ses compagnons prennent part'. Leur manière d’enterrer les morts est peut-être sans exemple : ils ne placent pas le corps horizontalement, mais debout, et la tête fait saillie au-dessus du sol, en sorte qu’on peut mettre dans la bouche même du cadavre les bananes et autres aliments qui doivent le soutenir”?.
* Couto de Magalhäes; — Alfonso Lomonaco, ouvrages cités, * Fr, de Castelnau, ouvrage cité.
RSA rl A D PA a PR EPS PE GET LÉTROREEDS