‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 96 sur 401 · PE ST D PR RER · texte numérisé non relu

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le nom à été récemment changé en celui de Pyrenopolis, comprennent seulement chacune deux ou trois milliers d'individus. Maia-Ponte, qui date déjà de la première moitié du dix-huitième siècle, occupe à 740 mètres, dans le haut bassin du rio das Almas, le milieu d'une plaine qui rappelle l'Europe et que l’on pourrait cultiver entièrement en céréales et en vignes. Mais, sauf ses jardins et ses vergers, Pyrenopolis n'a guère de cultures : la contrée, surtout vers le sud-est, où des seuils bas mettent le versant du Tocantins en communication avec celui du Parani par le Corumbä et le Paranahyba, est couverte de pâturages que parcourent des bestiaux par centaines de mille. Les lavages d'or et de diamants qui attirèrent dans le pays les aventuriers de Säo Paulo et de Minas Geraes ne donnent plus qu'un faible rendement, les Goyaros méprisant un travail que faisaient jadis les esclaves.

Sur le fleuve proprement dit se succèdent quelques bourgs, destinés à deveui: des centres de commerce dès que les voies ferrées viendront y croiser leur réseau : San Felix, Porto Nacional, Pedro Affonso, celui-ci fort bien situé au confluent du Tocantins et du rio do Somno par lequel passera un chemin de fer se dirigeant vers la ville de Barra, sur le Käo Francisco. Les deux fleuves se rejoindront ainsi dans une partie navigable de leur cours, mais en amont des cataractes. Actuellement l'État de Goyaz est, pour ainsi dire, fermé du côté du nord, sauf pour des explorateurs aventureux : on ne l’aborde que par son extrémité méridionale, où il confine au bassin du Parani.

La capitale de l'État, Goyaz, appelée jadis Villa Boa ou « Ville Bonne », en mémoire de Bueno, le premier explorateur de la région, est située dans la haute vallée de l'Araguaya, la rivière jumelle du Tocantins, tout près d’un seuil où s'entremélent les sources des deux cours d'eau : il est mème question de détourner la rivière Uruhü, tributaire du Tocantins, pour la jeter dans le Vermelho, la rivière de Goyaz, et la rendre ainsi navigable. La ville, dominée au sud par les escarpements de la serra Dourada, eut au sièele dernier plus d'habitants que de nos jours, quand des milliers de nègres esclaves exploitaient les mines d'or et de diamant découvertes dans les environs. Une grande forêt, dite matlo grosso, mais bien amoindrie de nos jours, recouvre les pentes des montagnes au nordest de Goyaz vers Pyrenopolis, et la population agricole se porte vers ce district fertile, où pousse l'herbe jaraguä, très appréciée par le bétail".

Dans le voisinage de la ville on cultive la vigne, qui donne deux récoltes

1 Louis Cruls, Notes manuscrites.

par an, le raisin (uva das aquas), vinaigre. Le vin de le fumo picado, il sur le marché de | En aval de Goya:

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