‹ Nouvelle géographie universelle [microforme]Chapitre 97 sur 401 · GOYAZ, ÉTATS DE LA COTE ÉQUATORIALE · texte numérisé non relu

GOYAZ, ÉTATS DE LA COTE ÉQUATORIALE

par an, le vaisin de la saison sèche (uva da secca) et le raisin des pluies (uva das aguas), ce dernier utilisé seulement pour la fabrication du vinaigre. Le vin de Goyaz était, dit-on, fort apprécié jadis; quant au tabac, le fumo picado, il est, disent les Goyanos, « le meilleur du monde », et sur le marché de Bahia on le paye au prix le plus élevé.

En aval de Goyaz, à 80 kilomètres, la colonie militaire de Jurupensen constitue une escale importante. Puis vient Leopoldina, village situé à la jonction du Vermelho et de l’Araguaya, connu dans cette partie de son cours sous le nom de rio Grande. D'autres hameaux se suivent à de longs intervalles dans les solitudes riveraines de l'Araguaya, que la peur des incursions indiennes empêche encore de se peupler. Dans la partie septentrionale de la vallée, au nord de l'ile Bananal, un deuxième presidio ou camp de condamnés militaires a groupé quelques habitants civils : les bateaux qui ont à franchir les rapides d'aval s'y ravitaillent pour le dangereux passage, et les bateaux à vapeur s'y arrêtent, après avoir descendu d'environ 1000 kilomètres le cours de l'Araguaya, au-dessous du Vermelho. Le village situé près des « deux barres », au confluent du Tocanins, Säo Joäo das duas Barras ou de Araguaya, n'a pu devenir poste d'escale important, la navigation étant, en amont et en aval, interrompue par des rapides et des cataractes. A l'endroit où les eaux se calment, au pied des chutes d'Ttabocä, on est déjà dans la province de Parä et dans les plaines de l'Amazonie'.

Page 1