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tants de cette zone du littoral atlantique ne sont pas encore assez nombreux pour rattacher solidement l'Amazonie au reste de la République. Les voies de communication déjà tracées ne servent guère qu'à relier les villes de l'intérieur au port le plus rapproché; mais, parallèlement à la côte, il n'existe que des tronçons sans importance de routes earrossables ou ferrées. En dehors du lien moral, qu'une volonté commune, la même langue, les origines, l'histoire et les aspirations donnent à l’ensemble de la nation brésilienne, la seule ligne de jonction entre Recife et Pari est le sillage que tracent les bateaux à vapeur d’escale en escale sur une longueur de plus de 1500 kilomètres.
Mais il est probable qu'en peu d'années l'unité matérielle sera faite. Prenant pour points de départ les deux grandes villes de Belem, dans l'État de Par, et de Recife, dans l'État de Pernambuco, le progrès en population et en industrie se propage sur la ligne intermédiaire. Dans les années normales, quand les pluies ont tombé en suffisance, le nombre des habitants s'accroit'; mais les années défavorables contribuent aussi, quoique indirectement, au progrès général, puisque les aventureux émiyrants cearenses se dirigent alors en foule vers l’Amazonie, nouant ainsi des relations plus intimes entre des provinces éloignées. La connaissance de l’intérieur, naguère très incomplète, s'accroît rapidement, grâce aux travaux des ingénieurs qui parcourent le pays à la recherche de mines, de carrières ou de sources, et qui comparent les tracés de routes futures. Dès l'année 1594, l'exploration de la contrée avait commencé, par l’arrivée de Jacques Briffault, dans l'île où s'élève de nos jours la ville de San Luiz do Maranhäo. Les missionnaires Yves d'Évreux, Claude d’Abbeville, nous ont raconté les mœurs et la vie des sauvages avec lesquels ils vécurent dans ces premiers temps de la découverte, et plus tard, lors de l'occupation hollandaise de Pernambuco, de 1630 à 1654, Johannes de Laet, Barlæus, Nieuhof, décrivirent une autre partie de la contrée. Des expéditions dans le sertäo pour la capture des esclaves révélèrent peu à peu la direction des vallées et des chaînes de montagnes; cependant de toutes les régions
1 Superficie et population des États littoraux entre le Tocantins et le Säo Francisco :
Maranhäo . É 459 884 kilom. carrés; 500 000 hub. 1 hab, par kil, car. Piauhy . . . . . . 301797 » » 300 000 » 1 Op» » » Car... « « 104950 » ) 1000000» 10 » » »
Rio Grande do Norte. 57485 » » 320 000 » 5,6 » » » Parahyba . 3 741751 » » 500 000 » 6,8 » » »
Pernambuco. . . . 128395 » ) 1150 000 » 9 » » » Alagôas. . . . . . 58491 » » 550 000 » 9,5 » » »
Ensemble. . . . 1185035 kilom. carrés; 4520 000 hab. 3,8 hab. par kil. car.
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