‹ Nouvelle geographie universelle v. 9, 1884Chapitre 168 sur 186 · ILES ET CORAUX DE LA HER ROIIGE · texte numérisé non relu

ILES ET CORAUX DE LA HER ROIIGE

voulcurs. Au milieu des plantes animales se balancent les algues, cl des centaines d'antres espèces végétales*. Aucun brisnnt des lames n'indique la présence des récifs, à cause des mille cavernes de la masse corallinc

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et des forêts d'herbes dans lesquelles se propage la vague en s'amortissant peu à peu et en perdant sa violence*.

Lors du changement de la mousson, principalement en octobre ou en novembre, des milliards de poissons morts de toute espèce sont rejelés par la vague sur les côtes de Pcrim et d'Adcn. Afin que l'air n'en soit point empesté, il faut que tous les habitants se mettent à la besogne pour enfouir ces amas de chair putréGée. Quelle est la raison de cette mortalité

■ FulgeDce Fresnel, Bolb, Decaisne; — Cari Ritter, kmi\, toI. XIU. • y/eMsUà.JoHTvaloflhtGeographieal Society, 1836.

(les poissons? Les indigènes Tattribuent à une laitance vénéneuse, tandis que King y voit l'effet de phénomènes électriques causés par le changement des saisons ^ Les myriades d'organismes qui périssent sous les couches incessamment renouvelées d'organismes successifs suflGsent en maints (jndroits pour alimenter des sources de matières huileuses suintant au bord des plages*. Un certain travail de poussée doit se faire sentir au-dessous du littoral , puisque le niveau de milliers d'îles coralligèncs dépasse actuellement de plusieurs mètres le niveau de la mer. A cet égard, le témoignage des voyageurs, depuis Niebuhr, est unanime. Tous ont observé d'anciens bancs de corail et des fonds salins rattachés maintenant à la terre ferme ; des baies sont devenues des mares fermées aux navires, et d'anciens îlots se sont changés en promontoires '. Sur la cote orientale de l'Arabie, près du détroit d'Ormuz, c'est le phénomène contraire, l'affaissement du sol, qui parait probable*.

Si la flore marine de l'Arabie est d'une richesse extrême , celle de la terre ferme est proportionnellement moins variée. Par la région qui sépare ridumée de l'Euphrate, l'Arabie septentrionale appartient à la zone des steppes. Les arbres y manquent presque complètement, et la végétation des herbes et des basses plantes ligneuses ne dure que les mois de printemps ; dès la fin de mai, la nature a pris son aspect de morne sécheresse ; à l'exception des armoises et des mimeuscs, tous les végétaux sont fanés et prennent la teinte du sol environnant". Au sud des steppes syriennes, l'Arabie centrale fait partie de la zone du désert , également pauvre en espèces végétales ; cependant les arbres n'y sont pas inconnus : les oasis ont leurs dattiers en variétés nombreuses; leNefoudmême a le gadha, au tronc blanc, à la frondaison grisâtre; le talh, aux feuilles rondes, clairsemées sur les branches épineuses; le nebaa, à la verdure éclatante; le sidr, espèce d'acacia, dont chaque rameau ressemble à une aile de plumes fines. L'ithel, mélèze qu'on trouve seulement en Arabie, croit dans les vallons et sur les plaines sablonneuses. Une espèce de truffe, la tchema^ se forme en

■ Geographical Magazine, 1877.

^ Oscar Fraas, Atu dem OrienL

' Niebuhr ; — Tamisier ; — Valeotia ; — Lcjcan .

« Blanford, Recordê ofthe Geological ^urvey, 1872.

• Grisebach. La Végétation du Globe, trad. par P. de TchihatchefT.

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