‹ Nouvelle geographie universelle v. 9, 1884Chapitre 182 sur 186 · VILLES DE L'ARABIE CENTRALE · texte numérisé non relu

VILLES DE L'ARABIE CENTRALE

infranchis du Dahnah. Au bord de cette mer des sables se termine la contrée qui, avec la région du littoral de la mer Rouge, constitue la véritable Arabie. Partagée en de nombreux États, entamée par la conquête sur tout son pourtour, elle n*a plus d*unité, pas même celle que lui donnaient, ayant le mahométisme, les jeux nationaux, les concours de poésie, auxquels accouraient les représentants de toutes les tribus^; mais il n'est pas de contrée où l'équilibre actuel soit plus instable que cette région de l'Asie Antérieure : la haine de l'oppresseur étranger réconciliera peut-être les habitants de la Péninsule, « Arabes » ou « Arabisés ». Les traditions de l'ancienne indépendance ne sufGsent pas; il faut aussi que les tribus apprennent à s'cntr'aider.

Dans la péninsule Arabique, la plupart des divisions politiques et administratives n'ont qu'une valeur fictive : les frontières sont mobiles comme les tribus, et comment tracer des limites à travers les vastes étendues désertes que plusieurs maîtres i^vendiquent et que nul ne possède? C'est d'une manière tout à fait générale que Ton peut énumérer les États et les provinces de l'Arabie conquise et de l'Arabie indépendante, sans tenter d'ailleurs de donner approximativement la superûcie de leur territoire changeant.

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