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Ambd^jan. Pltlasa pefMn. Ain cMpicniie. Atreboiaeede
la chaîne bonUéra.
MaaopoUraia. Aira baloutcbe et da peraane. golfe Paniqua.
500 kil.
les souverains d'Assyrie chassaient dans les montagnes du Kourdistan à cessé d'y exister'; mais le lion, animal sans crinière,' moins puissant que le lion d'Afrique, s'est maintenu dans les vallées des chaînes bordières entre le plateau d'Iran et les plaines du Tigre ; on en rencontre souvent à l'ouest des montagnes de Chiraz, dans les forêts de chênes, où l'abondance des
I MelgoimoT, Reise nach dem tUdlkhen Ufer des Kaêpischen Meeres,
• f^iyard, Monuments ofNinereh; — G. Pcrrol el Chipiez, Histoire de F Art dans t Antiquité.
glands fait pulluler les sangliers *. Le tigre vit aussi dans les bois du Mazanderan. Le chamois est un des animaux les plus communs de la région des montagnes; on le voit des montagnes de Bouchir, à 500 mètres d*alli^ tude, jusque sur les hautes croupes de TElbourz, à 4000 mètres. Parmi les petits animaux, on a cherché vainement sur les plateaux le rat, que les naturalistes disaient autrefois être originaire de la Perse; on ne le trouve qu'aux bords de la Caspienne, où les navires l'ont importé. Dans son ensemble, la faune persane est pauvre en espèces, mais les reptiles, surtout les lézards, à physionomie tout africaine, y sont représentés par un grandnombre de formes. Les poissons ne peuvent être nombreux, à cause de l'assèchement annuel des rivières ; c'est dans les courants souterrains des kanat que se rencontrent la plupart de leurs espèces, dont beaucoup se sont accommodées à ces eaux ténébreuses en perdant leurs organes visuels*. Les escargots et autres mollusques de terre manquent complètement, sans doute à cause de la sécheresse du pays*.
Quant aux animaux domestiques, la Perse est, du moins pour une espèce, le cheval, au nombre des pays qui possèdent les plus belles races. Dans les villes qui confinent au Turkestan, le cheval d'origine arabe a pris des formes qui le font ressembler d'une manière étonnante au cheval de course anglais, mais il a de plus une force d'endurance sans pareille*. Les chevaux kourdes, moins grands que ceux du Khorassan. sont plus gracieux et non moins ardents; « la monture du plus misérable Kourde serait remarquée en Europe dans les haras royaux »^. Dans un grand nombre d'écuries du Fars, on a l'habitude de donner aux chevaux la compagnie de petits cochons, et la plus étroite amitié nait entre ces animaux si différents les uns des autres** Les chameaux du Khorassan et du Seïstan sont très estimés, et les forts animaux de ces races portent sans fléchir des charges de 250 kilogrammes, le poids ordinaire des chameaux de caravane variant entre 50 et 75 kilogrammes. Les moutons, appartenant comme ceux de toute la région des steppes à l'espèce des moulons à grosse queue, atteignent dans certains districts une taille extraordinaire et fournissent une laine d'une rare fmesse. Parmi les variétés de chiens, il en est une fort laide, mais d'une singulière vigilance, qui a la spécialité d'accom-
* Âucher Eloy; — Blanford, E aster n Persia.
* Fraser, Journey into Khoranan,
* Moritz Wagner, ouvrage cité.
^ Ferrier, ouvrage cité; — V. Baker, Clouds in the Ead; — Stewart, Proceedings of the £00graphical Society, 1881.
* Moritz Wagner, ouvrasse cité.
« Wills, The Land of the Lion and Sun,