‹ Nouvelle grammaire arabeChapitre 1 sur 173 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Dans cette Nouvelle Grammaire arabe^ nous nous sommes proposé de mettre à la portée des étudiants toutes les connaissances dont ils ont besoin pour lire les auteurs arabes et pour traduire en arabe, avec correction et quelque élégance, un texte français.

Nous avons eu la préoccupation constante d'éviter deux défauts trop fréquents dans les ouvrages analogues : les uns, manuels rudimenlaires, dont il est peut-être possible de se contenter, tant qu'on se borne à l'élude des textes faciles, ne suffisent plus quand on aborde les grands prosateurs et les poètes ; les autres, pour être complets, sont encombrés d'une multitude de mots techniques et de subtilités, la plupart du temps inutiles dans la pratique et qu'on pourrait appeler V arabe des grammaires.

Il n'est pas rare, d'ailleurs, que les règles données jusqu'à ce jour sur tel ou tel point par les grammairiens, soient en opposition avec la syntaxe des meilleurs écrivains. « Une grammaire faite d'après les auteurs, nous écrivait le savant Père L. Cheikho, nous débarrasserait d'une foule d'inexactitudes que les grammairiens colportent depuis des siècles... les grammairiens poussent parfois la subtilité jusqu'au ridicule, et les meilleurs auteurs leur donnent en plus d'un endroit un démenti formel. »

Nous n'avons nullement songé à indiquer tous les points sur lesquels il peut y avoir désaccord entre grammairiens et écrivains, mais chacune des règles données par nous a été appuyée d'exemples glanés dans les meilleurs ouvrages de la littérature arabe, pour indiquer que, si parfois nous nous sommes écarté de« théories de nos devanciers, c'était à bon escient (1).

Certains détails que la lecture des auteurs nous avait signalés sans importance ont pu être omis; en revanche, le lecteur attentif rencontrera, chemin faisant, bon nombre d'observations qui lui paraîtront sans doute nouvelles.

A l'exactitude, une grammaire doit joindre la clarté. Bien souvent, il nous a été donné de constater les difficultés de tous

(l) Dè> maintenant donnons un pxompln : tous los j^Tammairiens que nous avons consultés rJisfMit quo pour dt'si^nor un*' dato ou unoépoqiio dans la vif, d'unhommo, lo xh'^wç', d'un roi, il faut (employer le nombre ordraal\ or, les écrivains, dans ce cas, font un usage peut-être plus fréquent du nombre cardinal.

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