PROPOSITIONS INTERROGATIVES
précède un verbe à rimparfait indicatif elle marque le présent; elle
précède les conjonctions j et^ ^ donCy ^J ensuite :
(Tart.) dy^ ^ v»^j-^-^*^ sais- lu ce qu'elle dit?
(Kor.) jLiJtJ \ j-ij^J \ ^2) y! n'est-il pas le Fort, le très Clément f
c > y y y y 1 -^•Ca c y y c y yS
(id.) A-^JiJ-à. iJJ ! ^] !j^j ^Jj] et ne voient-ils pas que Dieu les a créés?
J>.| ^Jjl J-A
287. — La particule J-a ne s'emploie pas avec une proposition négative; on doit la placer immédiatement avant le verbe quand il a pour sujet un substantif déterminé; elle donne à l'imparfait la signi-
fication du futur; elle suit les conjonctions j, ^, ^J :
(Ali.) C^.J5jt L» J-JL^ J^cv! cr^ ^^ J--* quelqv!un a-t-il reçu autant que
mot f
■siyys^M^^(^^yyyi,y
(Har.) c-Ls Lsj à-^jJ-J* -Jii J-a e^^i/ wn jeune homme qui s'api-
^ ^ toiera sur mon sort?
(Cher.) f3-3^"^ ^ t^ J.y^i ^ i;, J-5)jî e^ e^i-i/ rien de supérieur à la vé- '' " rite ?
Remarques. — a) Dans ce dernier exemple l'interrogation est renforcée par l'emploi des deux adverbes \ et J-a.
es ^ y O y
h) L'expression ^\ ^^^ v*XJ J-a signifie : as-tu enviel as-tu hesoinl veux-tu'i
«i^.^jwl) ^^\ t^^ viXJ J~A aS'tu besoin de le blâmer'! (Har.) c) nL* composé de J a et de ^^ est une particule d'exhortation ou de reproche : (A. R.) cSy\ (J— ^9 j^-i-X— «— L£\ \La Ç'^^e ne me Vas-tu dit plus tôt,
288. — Lorsque la proposition commençant par 1 est disjonctive, on emploie >! oz^, devant le second terme quand Tune des deux choses proposées doit exister, et^i si elles peuvent n'exister ni l'une ni
l'autre (1); après J-a on emploie toujours j! :
1. Les meilleurs auteurs contredisent assez souvent ces distinctions subtiles que les gram-
S C- • C £ Ce
mairiens font entre \ et ,J-a, entre ^\ et ^\.
// / / fi c.*cï /'/' fi fi (.-il
(Tart.) ^-i-^ <^^\-^\ A ^J^La. j.r:) 1 1 dois-je C exposer mon besoin^ ou ^ te raconter une fable f
fi /> c^o "s- fi c et fi / i.^ y fi d2ï
(A. R.) JL^J 1 >! *!» J ! J-^-5 i L^j^.j i qu est-ce qui vaut le plus, esl- \ ce la science ou la richesse ?
/ ^ y c ^ et c fi / fi fi c ^ V /
(Kor.) .^j^^^aju.^j a! ^5Ujt/^A^ J,.» vous donneront-ils le dessus y ou
V auront-ils eux-mêmes?
Remarques. — a) \ est fréquemment sous-entendu lorsque le second terme de
C£ f Zi 9 C y <i y^ Ce y C y ii.i
la proposition disjonctive est précédée de ^\ : j\^^ ^^^^.^v.^ J L^ ^\ <*X-^-.;v jï j ^»^ es^ce <ie la poussière, ou un brin de paille que tu as dans VœiH (Khan.).
b) C'est la particule ^1 que l'on emploie dans une phrase affirmative pour séparer chacun des termes d'une division : ^j.s>^ ^\ J a 9^\ ^ù xo\ <^«~1-x j \ /e rtiot est un nom, un verbe ou une particule.
c) Les autres adverbes interrogatifs et les pronoms n'exercent aucune influence sur la consli^uction de la phrase ou sur la valeur des modes: LX£^i \ \X-a ^^^~X^
i.9>L.Id A—J^-iJ" o^ à quand cette promesse, si vous êtes véridiques (Kor.);
^*\ ^T^t ^^^^ d'où viens-tu'î II faut seulement remarquer que oQ,^ quand"} ne s'emploie qu'avec le futur : ^su^ ^^} quand serons-nous ressuscites^
Interrogation indirecte.
289. — La proposition inlerrogative indirecte est celle qui sert de complément à une autre proposition : qui êtes-voiis ? est une interrogation directe, et dites-moi qui vous êtes? est une interrogation indirecte.
Après les verbes français demander^ s'informer, regarder, savoir., se soucier ^ voir, etc., la proposition commençant par si est une interrogation indirecte; si est un gallicisme correspondant à est-ce que, aussi
le traduit-on en arabe par \ ou J,*.
290. — Dans l'interrogation indirecte on emploie les mêmes temps et les mêmes modes que dans l'interrogation directe :
(llar.) cr^^ d^j-^ S-^ ^-^ O^ dis-moi si tu vois un jeune homme.
fi y c t fi fi c y't y y
(id.) ^w.-Y-;'. f^ Lj^^-^^-t^ (ATr-c-^r^ pour quHl soit établi s'il dit la vé-
'' rite ou s^il ment.
jfiy "^ y fi ^9 et e y y c y c'ci
(id.) Ll-Jaju* C5j \ J..2) .^C.^w3uj vJi.j î regarde toi-même s'il est une terre
^ inculte.
PROPOSITIONS IMPRRATIVES 217
Remarque. — Dans ces phrases on lait naturellement usage des adverbes intcrrogatifs ---X-« quand'! ^.^\ o«? etc., et non des conjonctions de temps ou de l'adverbe Ju.-r>. où qui est simplement relatif: lX£^J \ \.>a ,^^-^-^ ^^^J^JL-^^
• Ce y y O y o r. c
ils demandent quand s'accomplira cette promesse (Kor.); ^^l\ ^5-J\ ^^-^J.-^<-^\ o\ ^ sr^ f^\ ^^y^ ^X 3j>Là.\ 1^,.^-ij^* .si tu me dis où il va {le feu), je te dirai d'où il vient (n, i43).
291. — Les propositions qui expriment un choix, une double hypothèse ont en arabe la forme interrogative :
c/'c*c-?/' yc^cycs-c c y y
J À ^.^J c^^jSJux^ ^.^-JJLc 'i\y^ il leur est indifférent que tu im- ' ' ' ' '' flores pour eux le pardon, ou
(Kor.) ^3L;:**wJ* que tu ne l'implores pas.
V j^ !â î> c^-L*-3 ^Lc ■%\j-^ il m'est égal que tu fasses cela ou
non.
j:^JLO ji c^s.-^3> 5 v^O-jj-^.^ il te frappera, que tu partes ou
" que tu restes.
/y y c s- y y ^ y y y i, y o es.
Lw.JL3jî vLS' l-^è ^jXi-^A^ fj^^ traite bien ton hôte, qu'il soit riche
ou pauvre.
Remarques. — a) On voit par les exemples précédents que les verbes se met-
tent au parfait dans une proposition affirmative, et au conditionnel avec ^ dans une proposition négative.
6) La particule \ peut être supprimée (2« exemple).
c) Quand le premier membre de la phrase disjonctive appelle nécessairement le second, on supprime \ et on sépare les deux termes par^^t (3« exemple).
d) Si les deux termes sont attributs de ^^, ce verbe se place toujours après le premier attribut (4° exemple).