Les propositions optatives expriment le souhait
Pour énoncer un souhait sous forme déprécative on emploie le parfait; la négation s'exprime avec Y :
^J I (L.<s a. \ Dieu lui fasse miséricorde.
(Har.) -wv91jlJ ! i^U ! '^-■'. ^ que Dieu assiste le juge.
(id.) i>-^ ^^w-JLj U> ^;l-wûJ "^ puissiez vous, dans toute votive existence,
ne pas rencontrer d^in for tune.
PROPOSITIONS COMPLÉTIVES 219
295. — Lorsque le souhait se rapporte à un temps écoulé (souhait
irréalisable), on emploie Tadverbe w— ^ 'plùt à Dieu que; le verbe se met au parfait dans une proposition affirmative, et au conditionnel
précédé de J dans une proposition négative :
(M. N.) ? j.jj=s:-^ \ ^-3 C-^-A-O ^JL^ plût d Dieu que je fusse resté '' '■ " dans l'île.
(K. D.) J-JjJ \ Wst /3j j \ J ,A::^J 'plût à Dieu que cet enfant ne
" ^ m'eût pas été donné.
296. — Lorsqu'il s'agit d'un temps présent ou futur, on peut metlre
après c^ ) le verbe à Fimparfait indicatif ou au subjonctif précédé
de »!, la négation s'exprime avec ^ :
y ^ / c y c^ •cx /
(Kor.) »j-Y-^-V. ^.ç""*-?"^ vji^-^) Lj oA/ 52 ??2on peuple savait!
^ ^ c ^ ^ ^ ^ £■ y jf ^
(K. D.) à-sr-Lv^-jj à-Lr U U wX.sr-' Ujl-J plût à Dieu que nous puissions
" trouver ce qu'il mangerait et
qui le rétablirait,
syS^i ^ ^ jJu>.j\ d^-^J plût à Dieu que le mal n' existât
pas.
Remarque. — La particule CU--J est une de celles qui régissent toujours un accusatif; elle peut être précédée de L^ et suivi de ^\ que : ^ ^ J \ CU--v J l-i» \j^i\^ ,*XJ ^^\ ah! plût à Dieu que je n'eusse pas été ton pèrel (v, 227).
PROPOSITIONS SUBORDONNEES
PROPOSITIONS COMPLÉTIVES
297. — Les propositions complétives servent de sujet, de complément direct ou de complément indirect à la proposition principale. En français, elles sont d'ordinaire précédées de la conjonction que.
En arabe elles sont précédées de ^t quand elles sont verbales et de
^ quand elles sont nominales\ elles ont cela de particulier qu'elles pourraient être remplacées par un infinitif : ^j-^^lJ^^ »! :>\j\ équivaut à ^1^-^ "^i ^U il voulut partir.
298. — Il faut employer ,! avec le subjonctif : 1^ après les verbes qui signifient vouloir^ désirer^ ordonner, permettre, falloir, empêcher, craindre.
2^ Lorsque la proposition commençant par »! sert de sujet ou de complément indirect à la proposition principale et désigne le présent ou le futuj :
(Kor.) jL^J ! ^J^f !j-çs.j-s:-;'. »! »jJ.j^5 Us voudront sortir du feu.
(id.) (1) ^^ ^-3 J^-œ:-***-' b) ! vli-suJL^ L;» qu'est-ce qui Va empêché de te y frosterner devant Adam.
(id.) çS-^ j--^ !j-;»j-^!) ^! il vous est p tus avantageux de
jeûner.
c ^ y s:- y c* \^ ^ ^ y y c c et
^».^>jJj*U ^! j^ ^-fi ^jS~fiy^ jwVJ ! avertis ton 'peuple avant qu'il
lui arrive un châtiment don-
£■ JJ> y y
(id.) AwJ ! s^!j.£ loureux.
-»«-■£ yy y
(K. D.) !jU !j^Jj-j ^! L-x-Y-i^ !^sr-^ ils soufflèrent désirant allumer
du feu {par désir quils allument).
Remarques. — a) Dans ce dernier exemple on pourrait écrire oî ^-..^Ja en considérant comme complément d'annexion de ç.«L toute la proposition commençant par ^^\.
CE
h) ^^\ devrait être régulièrement précédé de la préposition par l'intermédiaire de laquelle le verbe régit son complément indirect : <i^>Uu: A^sr*\ o^-> vJX^-o^a
je songeai à me jeter sur lui (Har.) ; néanmoins on supprime souvent la préposition quand elle n'est pas nécessaire pour donner au verbe sa signification précise :
<*.-^^^\ ^^\ v^9\ ^L-w.-i\ ^ys je puis contenter tout le monde (Mok.) pour
Ce ^ y 9 es
1. Quand la proposition est négative on écrit ordinairement ^) \ devant le subjonclif et
' c ^ "^ ^^\ devant rindicatif.
PROPOSITIONS COMPLETIVES 221
c) Jjf signifie quelquefois de crainte que, pour que ... ne ... 23as quand il suit un verbe qui marque la crainte, une précaution prise pour parer à quelque
événement : ^t-^ jL-^s-^" ^\ (^-^^^J J^j"^^ «^-f ^-^^-J^-»-^ '>^ous donnâmes à la terre des bases solides de peur qu'elle ne s'ébranlât avec les hommes {et ne les renversât).
d) Après (^\ le verbe de la proposition complétive se met au parfait s'il désigne un fait antérieur à celui qu'indique la proposition principale, ou s'il y a une simple corrélation entre la proposition complétive et la proposition principale, le verbe
de celle-ci étant au parfait : J>oLA-M ^-f->o jS^-^ f^\ ^j-^--^, "^ i^ ^6 lui est
pas préjudiciable d'avoir eu une origine obscure (Vi, 25), CUJ^^ ^^\ ,^\^ O^-*^
> j^J\ je marchai jusqu'à ce que j'arrivai à Damas (iti.),
• Ce Ce
\ ^^i-:> L.^iLJL^ son Créateur l'éprouva en la faisant sortir {de sa demeure) (M. N.).
e) Après les prépositions js si^ après, J--^* avant, ^^^>o de, on peut remplacer
Ce y y y C .^ y C • C y y
^\ par Lxi; ^^^xJLA\ Ug vX-Jï~i ^-^ '^\ il s'est égaré après avoir été dans le droit chemin (iiar.) ; on dit encore > \ ,Sw-si 3 au lieu de o1 S^aS : l£J^-Ls '^jJ ^
yyÇ^yyCyCy y
\wi-X> j^A >\ vX a.> ne fais pas dévier nos cœurs après que tu nous as dirigés (Kor.). ** * '
ô\ — . '^ 1 I jl ^ -l .p
299. — Après les verbes de pensée (§ 247) et après ^î. vofr, A &„-.«, entendre, I ^-^.j trouver^ A J.^ ^emozo'^ze?^ on emploie ordinairement »! avec la proposition nominale :
(VI, 27) Oj-w-^ 1 ^-5l j-^ ïLa-s:-^ ! »1 ^Lc il sait que la vie conduit à
la mort.
(VI, 219) LaLfl-^v îLCJ ! .1 ^j] je vois que les pleurs sont
folie.
(Dam.) i^^-O c^3.a^j A s s-t-^-J i J.^-iu j il témoigne que lu as trouvé
un trésor.
Remarques. — a) On peut encore faire usage de la proposition verbale; aiors
on emploie ^ avec 1 indicatif si le verbe de la proposition principale signifie savoir avec certitude; le verbe de la proposition complétive doit être précédé des
particules ^, Ji^-^J ou des négations LI ou ^^': c>^^~-^->^~^ jj^l ^^àJi-i U\
ne savez-vous pas que vous serez ressuscites'^ (Kop.); ^^„JLiâ j ^ c^\ c:^wL a 1 j je suis certain que vous ne serez pas lésés. Après les autres verbes de pensée on