‹ Nouvelle grammaire arabeChapitre 134 sur 173 · Les propositions optatives expriment le souhait · texte numérisé non relu

Les propositions optatives expriment le souhait

Pour énoncer un souhait sous forme déprécative on emploie le parfait; la négation s'exprime avec Y :

^J I (L.<s a. \ Dieu lui fasse miséricorde.

(Har.) -wv91jlJ ! i^U ! '^-■'. ^ que Dieu assiste le juge.

(id.) i>-^ ^^w-JLj U> ^;l-wûJ "^ puissiez vous, dans toute votive existence,

ne pas rencontrer d^in for tune.

PROPOSITIONS COMPLÉTIVES 219

295. — Lorsque le souhait se rapporte à un temps écoulé (souhait

irréalisable), on emploie Tadverbe w— ^ 'plùt à Dieu que; le verbe se met au parfait dans une proposition affirmative, et au conditionnel

précédé de J dans une proposition négative :

(M. N.) ? j.jj=s:-^ \ ^-3 C-^-A-O ^JL^ plût d Dieu que je fusse resté '' '■ " dans l'île.

(K. D.) J-JjJ \ Wst /3j j \ J ,A::^J 'plût à Dieu que cet enfant ne

" ^ m'eût pas été donné.

296. — Lorsqu'il s'agit d'un temps présent ou futur, on peut metlre

après c^ ) le verbe à Fimparfait indicatif ou au subjonctif précédé

de »!, la négation s'exprime avec ^ :

y ^ / c y c^ •cx /

(Kor.) »j-Y-^-V. ^.ç""*-?"^ vji^-^) Lj oA/ 52 ??2on peuple savait!

^ ^ c ^ ^ ^ ^ £■ y jf ^

(K. D.) à-sr-Lv^-jj à-Lr U U wX.sr-' Ujl-J plût à Dieu que nous puissions

" trouver ce qu'il mangerait et

qui le rétablirait,

syS^i ^ ^ jJu>.j\ d^-^J plût à Dieu que le mal n' existât

pas.

Remarque. — La particule CU--J est une de celles qui régissent toujours un accusatif; elle peut être précédée de L^ et suivi de ^\ que : ^ ^ J \ CU--v J l-i» \j^i\^ ,*XJ ^^\ ah! plût à Dieu que je n'eusse pas été ton pèrel (v, 227).

PROPOSITIONS SUBORDONNEES

PROPOSITIONS COMPLÉTIVES

297. — Les propositions complétives servent de sujet, de complément direct ou de complément indirect à la proposition principale. En français, elles sont d'ordinaire précédées de la conjonction que.

En arabe elles sont précédées de ^t quand elles sont verbales et de

^ quand elles sont nominales\ elles ont cela de particulier qu'elles pourraient être remplacées par un infinitif : ^j-^^lJ^^ »! :>\j\ équivaut à ^1^-^ "^i ^U il voulut partir.

298. — Il faut employer ,! avec le subjonctif : 1^ après les verbes qui signifient vouloir^ désirer^ ordonner, permettre, falloir, empêcher, craindre.

2^ Lorsque la proposition commençant par »! sert de sujet ou de complément indirect à la proposition principale et désigne le présent ou le futuj :

(Kor.) jL^J ! ^J^f !j-çs.j-s:-;'. »! »jJ.j^5 Us voudront sortir du feu.

(id.) (1) ^^ ^-3 J^-œ:-***-' b) ! vli-suJL^ L;» qu'est-ce qui Va empêché de te y frosterner devant Adam.

(id.) çS-^ j--^ !j-;»j-^!) ^! il vous est p tus avantageux de

jeûner.

c ^ y s:- y c* \^ ^ ^ y y c c et

^».^>jJj*U ^! j^ ^-fi ^jS~fiy^ jwVJ ! avertis ton 'peuple avant qu'il

lui arrive un châtiment don-

£■ JJ> y y

(id.) AwJ ! s^!j.£ loureux.

-»«-■£ yy y

(K. D.) !jU !j^Jj-j ^! L-x-Y-i^ !^sr-^ ils soufflèrent désirant allumer

du feu {par désir quils allument).

Remarques. — a) Dans ce dernier exemple on pourrait écrire oî ^-..^Ja en considérant comme complément d'annexion de ç.«L toute la proposition commençant par ^^\.

CE

h) ^^\ devrait être régulièrement précédé de la préposition par l'intermédiaire de laquelle le verbe régit son complément indirect : <i^>Uu: A^sr*\ o^-> vJX^-o^a

je songeai à me jeter sur lui (Har.) ; néanmoins on supprime souvent la préposition quand elle n'est pas nécessaire pour donner au verbe sa signification précise :

<*.-^^^\ ^^\ v^9\ ^L-w.-i\ ^ys je puis contenter tout le monde (Mok.) pour

Ce ^ y 9 es

1. Quand la proposition est négative on écrit ordinairement ^) \ devant le subjonclif et

' c ^ "^ ^^\ devant rindicatif.

PROPOSITIONS COMPLETIVES 221

c) Jjf signifie quelquefois de crainte que, pour que ... ne ... 23as quand il suit un verbe qui marque la crainte, une précaution prise pour parer à quelque

événement : ^t-^ jL-^s-^" ^\ (^-^^^J J^j"^^ «^-f ^-^^-J^-»-^ '>^ous donnâmes à la terre des bases solides de peur qu'elle ne s'ébranlât avec les hommes {et ne les renversât).

d) Après (^\ le verbe de la proposition complétive se met au parfait s'il désigne un fait antérieur à celui qu'indique la proposition principale, ou s'il y a une simple corrélation entre la proposition complétive et la proposition principale, le verbe

de celle-ci étant au parfait : J>oLA-M ^-f->o jS^-^ f^\ ^j-^--^, "^ i^ ^6 lui est

pas préjudiciable d'avoir eu une origine obscure (Vi, 25), CUJ^^ ^^\ ,^\^ O^-*^

> j^J\ je marchai jusqu'à ce que j'arrivai à Damas (iti.),

• Ce Ce

\ ^^i-:> L.^iLJL^ son Créateur l'éprouva en la faisant sortir {de sa demeure) (M. N.).

e) Après les prépositions js si^ après, J--^* avant, ^^^>o de, on peut remplacer

Ce y y y C .^ y C • C y y

^\ par Lxi; ^^^xJLA\ Ug vX-Jï~i ^-^ '^\ il s'est égaré après avoir été dans le droit chemin (iiar.) ; on dit encore > \ ,Sw-si 3 au lieu de o1 S^aS : l£J^-Ls '^jJ ^

yyÇ^yyCyCy y

\wi-X> j^A >\ vX a.> ne fais pas dévier nos cœurs après que tu nous as dirigés (Kor.). ** * '

ô\ — . '^ 1 I jl ^ -l .p

299. — Après les verbes de pensée (§ 247) et après ^î. vofr, A &„-.«, entendre, I ^-^.j trouver^ A J.^ ^emozo'^ze?^ on emploie ordinairement »! avec la proposition nominale :

(VI, 27) Oj-w-^ 1 ^-5l j-^ ïLa-s:-^ ! »1 ^Lc il sait que la vie conduit à

la mort.

(VI, 219) LaLfl-^v îLCJ ! .1 ^j] je vois que les pleurs sont

folie.

(Dam.) i^^-O c^3.a^j A s s-t-^-J i J.^-iu j il témoigne que lu as trouvé

un trésor.

Remarques. — a) On peut encore faire usage de la proposition verbale; aiors

on emploie ^ avec 1 indicatif si le verbe de la proposition principale signifie savoir avec certitude; le verbe de la proposition complétive doit être précédé des

particules ^, Ji^-^J ou des négations LI ou ^^': c>^^~-^->^~^ jj^l ^^àJi-i U\

ne savez-vous pas que vous serez ressuscites'^ (Kop.); ^^„JLiâ j ^ c^\ c:^wL a 1 j je suis certain que vous ne serez pas lésés. Après les autres verbes de pensée on

Page 1