PROPOSITIONS CONSÉCUTIVES
302- — Les propositions consécutives indiquent la conséquence, le résultat de la proposition principale; elles sont précédées des conjonctions ^:l^ en sorte que, au point que, jusqu^à ce que.^ ^ et, donc, par conséquent y »i! en ce cas, donc.
Lorsque la proposition principale et la proposition consécutive dé-
signent un fait positif, le verbe qui dépend de .v.^ ou de , ? se met
au parfait s'il s'agit d'un temps passé, et à l'indicatif de l'imparfait s'il s'agit d'un temps présent ou futur :
(Isb.) ^ «J \ A-^-.*»> ^-^^-=^ (A^-^ ^^ ^ ^^^^ ^^^" ^^'*^ ^^^ dégoûté de
la vie.
à-i ^=v v-j ^ î;a. , >^ »-^ «"/ e^^ malade au point qu'on déses-
" père de lui.
(Dam.) ^-Ld Lj «..^-wlj ^.LwLs vj^^^--^^ ./^ ^^ tairai et vl aurai rien à
craindre, f écouterai et je m'instruirai.
Remarque. — ^-^-^ régit le subjonctif, lorsque le verbe qui suit
indique quelque chose se produisant conformément à un désir, à une
attente indiqués dans la proposition principale, ou quand il signifie
afin que, pour que (§ 301) : ^<Jl*J ! jv«^j.'9 \ .-^^ i/'j^^ f étudierai
jusqu'à ce que /aurai acquis, ou de manière que f acquière la science ;
L»^-^c \ -v,a àJ-ûw jJ ! J 1 vju— 9- y^ ?;ms f ^rs le Tigre pour le ira-
verser (Soy.).
303. — Lorsque la proposition principale exprime le commandement, le souhait, la demande, le verbe de la proposition subordonnée
commençant par ^ ou r-^^ se met au subjonctif :
(M. N.) àJl.L c LJ viJj> ♦.-=!- 1 J'^-^f ^Jv A à.i dis-moile montant de ton sa-
^ " ^ ^ taire et je te le donnerai.
yy c y y ;> s. y c ^ y y ^ c ^ y <^ y y
i;^-9 j ft-s Ls M--^-^-^ c^--!^^ ^-"-"-rr . P^^^ à Dieu que j'eusse été
avec eux et j'aurais rem-
(Kor.) L,w-J2 o porté un triomphe écla-
tant.
J-aaj "cs. j.vo marcrie jusqu'à ce que tu
arrives.
Remarque. — On mettrait le veibe de la proposition consécutive au conditionnel s'il n'était précédé d'aucune particule : ^j-^ cr-^^ <ijL)\ ^ «^ crains Dieu et tu ne craindras rien de personne (Mi.). '
y vj y ^ .5t J
^ -^••mm^.^^^^J ^
304. — Après une proposition prohibitive ou négative ^-^-=s^ signifie souvent à moins que., avant que, tant que ...ne ...pas, si .,. ne ...pas; de même ^ placé après une défense a fréquemment la signification de pour que ... ?ie ... pas, de crainte que :
IMIOPOSITIONS SUPPOSITIVES 225
([. 18) à-j ►-sr-' ;:-aw ls^-/»l .A Y-=^ ^ ^^^ ^^^^ V^^ ^'^* homme avant " de l'avoir éprouvé,
^.^.sH ^.v-jv J^3i J 1 »L-^j| J^^51j ^ la foide l'Iiommen^eslpas par-
'^ /a«7e fan^ ow'e/ n\nme pas
(Gaz.) i>-4»-i-J V —3:-:'. O ,^L;j) ^ ^ L*»J pour tous les hommes ce
qu'il aime pour lui.
(Ilar.) oJtJJw-3 a-^JaJ I a-L-j "^ n obéis pas à tes désirs de
y ^ crainte qu'ils ne f avilissent.
Remarque. — ^^^JL^». précédé d'une négation correspond encore à nos locu-
lions àpcinc . . . que, ne . . . pas . . . que : LL a^^ , -JC •!>» ^^-^j » l-.L5Li x) l«-3
L3'5-o à pct/î<? /e sommeil s'était-il emparé de nous, que nous entendîmes une voix, ou nous ne dormions pas que nous entendîmes une voix {Wm.).
305. — Lorsque la proposition commençant par s^] ou ]:>] marque le futur et qu'elle sert de réponse à la proposition précédente, le verbe se met au subjonctif s'il suit immédiatement ^j^l, ou s'il n'en est séparé que par une négation.
Si quelqu'une de ces conditions manque, ou si »«bt n'est pas placé en tête de la proposition, cette particule n'exerce aucune influence :
^^yS\ ^ii c^sjj ^jjj ^-^ j^ ^^ visiterai, — en ce cas je l'hono^ ^ ^ rerai,
1 ^\ v,tiJ \ *3)îU ï \ ji^^%.,.J \ \ \ si tu suis leurs désirs, tu seras alors
^ ^ ^ ^ - du nombre des impies.
(Kor.) ^-.-^JL1jT^,^J
^^\ c^wJÂ-X-à Ij-s c^v-^-£^l tu as prétendu cela, tuas donc menti,
PROPOSITIONS SUPPOSITIVES
306. — Les propositions suppositives marquent la supposition, la condition', elles se composent essentiellement de deux membres : le premier appelé condition ou protase est la proposition suppositive proprement dite, le second appelé réponse ou apodase est la proposition indépendante, conséquence de la proposition suppositive; dans s^il vient, je V honorerai, s il vient est la condition, et/e l honorerai la réponse.
lu
Une proposition siippositive commence par l'un des mots suivants :
j^-, r)^ ^i\ /^-^5 v^ ^ \j-^} celui qui, quiconque \ U», L»-^-;», L^-j!
ce ^ï</, ^^<o^ ^w<? ce soil\ .-^-^, ^jLj Î, U r^^ ^-^ ^\ quand, toutes les fois que \ ^-fi, L^a-jI, sji^^, L^-i^^ oii, partout où.
Syntaxe de ^J.
£, "^ 307. — La particule jJ sert à désigner le mode irréel^ c'est-àdire que la supposition est contraire à la réalité, comme si nous disions en français, s il était venu^ je l'aurais bien reçu; s'il s avait ce que je sais, il s'affligerait.
uJ et le passé : si, suivi du plus- que -parfait.
Lorsque la supposition se rapporte à un temps écoulé, on emploie après jJ le parfait quand la proposition est affirmative, et le conditionnel précédé de ^J quand elle est nég-alive.
Si la proposition principale qui sert de réponse est affirmative, son verbe se met au parfait précédé de J ; si elle est négative, on emploie le parfait avec U^ L^J, ou le conditionnel avec *J :
'i-i L-3 \S ^-.3 LjwJLx-^J L^-^-iv C.J si nous avions voulu, nous aurions
^ envoyé un prophète dans chaque
(Kor.) î.jj,j bourgade,
(id.) ij-J'Lv» L;» Ua-;:-c !j;L$' aJ s'ils avaient été avec nous y ils ne
fieraient pas morts.
^ y <. y y yy^ycyc's-L.y
(Tart.) à:Ljv.s2 c L^J à x-A/.a. I ^J si tu V avais aimé, tu ne lui aurais
pas désobéi.
c y , y ^ c y ç, c y c yc y
^sl x-j ^J ^^»^j *JjJ s'il n'avait pas volé, il n'aurait ^ pas été châtié.
Remarques. — a) Parfois on intercale oLJ entre yS et le parfait : \^{J yS '>-:sr-*— ' \ t,'^ \^^i^ \yji\j> L^ l^ J-* ^'^'^^ avaient su, ils n'auraient pas crucifie le Seigneur de la gloire.
o) ^J s'emploie assez fréquemment pour exprimer le souhait, surtout avec les
PROPOSITIONS SIJPPOSITIVES 227
verbes qui signifient aimer : à<J4 "^î c^^ tjL>>^ je voudrais bien ne pas L'avoir rencontré (ilar.).
c) Les particules "^Jj et iJo^ indiquent le refroche ou le repentir quand elles précèdent le parfait, et une exhortation quand elles précèdent l'imparfait :
^S^Z^ Li v^s>^' J -11 J,\ ^.JiJSj^\ ^î 3 J que ne m'as- tu accordé un court délai et f aurais fait la charité (Kor.) .
\jJL^ JlJI J^l jl ^
308. — Dans une proposition nominale affirmative y on intercale
»! entre ^ et le sujet.
Si la proposition nominale est négative le sujet se met au nominatif
après ^^ quand le verbe ^LT est sous-entendu; si la proposition
contient un verbe, le sujet se place après jl YjJ :
c > /' c ^ y c c^ y et m s. o ^
(A. R.) ^.^-yi-c tj J Lo *J-xJ I J^j»! %! ^J S2 /g^ savants avaient tenu se-
crête leur science.
y y CÏfc.^ X J» "i ^ i
(Ath ) v^^L*JbJ ! sJl^J-^-sr-^ j^jLjJ i VjJ 5ans V histoire, les généalogies
^ C '' RP.rn.ipnt rpsf.pp.s inconnues.
• fc^/'/' /'/' /'/'. w-^o -Sa /'C^
Li-SLL^J L::.-Y-^j à JLJ i \l "^jJ si Dieu ne nous eût fait miséricorde, nous aurions péri.
Remarque. — On joint assez souvent les pronoms affixes à Yj :
y y o ^ c^ ^ y of y y^ y (^ y
{Mahomet) eût été ébranlée (V, 164)
^ \ ^-j ^ J V-3 vJ ^"^j-) 5an5 ^oz la religion de l'Élu de Bien
it y
jj avec le présent ou le futur : si, suivi de / imparfait,
309. — Pour indiquer le présent ou le futur on emploie après jJ l'indicatif de l'imparfait, seul ou précédé de ..jl-J'; le verbe de la réponse se met également à l'imparfait précédé de ^15 ou au parfait :
(III, 125) .JwJjJ^jJ J^l U JLxJ* c^^jJ si tu comprenais ce que je
" ^ ' dis ^ tu m'excuserais.
j-àr^l *J »jlj-fi^ .L**ob5 \ JLx«j oJ si V homme connaissait ce
^ ' ^ ' ' qu'il est, le maître serait
(11, 13) » J.-^ ,JLs J a«^ ! sans dédain pour son es-
clave.
(Tart.) ^^J >IVjJ <Jl-fi vJ:.^-;.-^ iw» je ne rrC affligerais pas, si je
n'avais une mère.
Lw.jj 3 1 (^^^.sr-.''. V »L,v««jhM ^L S' J si f homme n' aimait f as cette
vie.
Syntaxe de ^jl et des autres ternies conditionnels.
sJ
^i J ^^ J dLajLi jl
310. — Avec ^1 et les autres particules, le verbe de la supposition et celui de la réponse se mettent au parfait ou au conditionnel; la négation s'exprime par ^J et le conditionnel dans la supposition; dans la réponse on peut employer avec des modes différents L/», Y
i, fi y i, y y y c y y c
(ill, 156)^^-^ ^J f^ySii J o.^LL;:-9 A si je te tue, c'est sans gloire pour
moi.
(lil,
(ta.) -^
c fi
? et y
(Kor,
rri
û JL3 ;î— sf-
ce/i/z 9^2 fréquente les savants acquiert de la dignité.
toutes les fois que je t'appelle tu ne réponds pas.
s'ils parlent, tu écoutes leurs paroles.
Remarques. — a) ,^\ et les autres particules sont immédiatement suivies du verbe. *
b) Le verbe de la supposition se met toujours au parfait lorsque la proposition est affirmative et précédée d'une particule de serment : I.^-^î C-^^j ^\ à^fu «^jj-.-***j L^ j^vAxo-s.—*-^ par Dieu, si tu sèmes le bien, tu récolteras une moisson qui te réjouira,
c) On met ordinairement les deux verbes au même temps; néanmoins le premier peut très bien se mettre au parfait quand le second est au conditionnel et vice versa; l'indicatif est même permis pour le verbe de la réponse quand celui de
la supposition est au parfait : IJ-s'^ «^3JL-> ^J-^^, ^^ celui qui a confiar^e en
Dieu réussit, »>w^o sr?. ^J ; ^^^^ celui qui sème récolte,
d) On doit employer la conjonction ^ en tête de la réponse : 1° quand c'est une proposition nominale : ^j^\> >-4~3 «^-.t-i-^^-u*-^ ^\ si vous V oubliez,
a mort) elle se souvient de vous (llam.) ; 2-^ quand elle interroge, ordonne ou défend : à^l.A\ iJi\ L^^ ^5-^-^^jt.J Là viU-^ C)\ si je 7neurs, pleure-moi comme je le
PROPOSITIONS CONCESSIVES 229
mérite (lar,); 3*^ quand elle est précédée de jJs, J^, ^^-li, iJo, ^J (1) : ,Jw^* ^^j-^ (O ^\ J)r— **J s>^A s ^j-^u^^ (jj\ à'<7 a volé y un de ses frères a volé avant lui (Kor.); après lJ l'indicatif est. obligatoire, si le verbe do la réponse est à l'imparfait : ^,cvwi-^^ ,^,s.a^ ^\ s'il part, il s'égarera.
e) Lorsque le verbe de la réponse précède celui de la supposition, le verbe de la réponse se met à l'imparfait indicatif et celui de la supposition se met au parfait :
^^-Ji^sj 0< eSj^JW^ l^ visiterai si tu me visites; ."^ ^^ «^ j, ib ^X;c s \
,«s-A 5»^o-.X-i-JLj" tuez-les partout où vous les rencontrerez. (Kor.)
f) Pour donner au verbe de la supposition la valeur dupasse, on le fait précéder de cS^ : , -L^s-i>L-»9 cU;t-k-rL CUX^ ,-v\ sifai mal agi, punis-moi.
g) Aux particules suppositives il faut ajouter la conjonction ^1 signifiant à moins que, si... ne, pas, jusqu'à ce que, ou bien; le verbe qui suit se met toujours au sub-
jonctif : j^^JLi»* ^^>L-^k jt J> j)\ ^i^^;-^ ^^ je te frapperai à moins que tu ne
me donnes, si tu ne me donnes ce qui m'est dû.
PROPOSITIONS CONCESSIVES
311. — Les propositions concessives sont une variété des propositions conditionnelles; elles expriment un fait qui, réel ou fictif, n'empêche pas la chose énoncée par la proposition principale.
Les propositions concessives sont précédées des conjonctions \\., jjj quoique^ bien que, malgré que, même quand, qui se construisent de la même manière que ^i et ^J dans les propositions condition- -
nelies; .!j marque d'ordinaire un fait réel et^J^, un fait fictif :
yy i, y y y ij y ^f y ^ y \s-
(Mok.) LsT^T'^ ^^^ <A^3 j-T^-^ J.-a>Lsy| Vignorant est un enfant guoi-
quil soit un vieillard.
ne fais pas peu de cas d* un ennemi, fut'il peu redoutable.
^yi-Ja-^ I
il-^ ^J— c (r»^' ^ ^^^ t'afflige pas de ce qui est ^y ^ passé., serait- ce un fleuve d'or.
yy ^ ^
1. Lorsque la négation est exprimée par les adverbes "^ ou j«kJ ou n'emploie pas habilucl-
lement la conjonction ^3: ^%V-s.> X^-jl-.^.-^ V (,>^-;t^O* ^\ si lu les appelles, ils n'écoutent pas ton appel (hb,).
Remarque. — On peut assimiler aux propositions concessives celles qui commencent par ^\ ^, ^^\ ç-^ malgré que, quoique; ^J^^JLJ o^ Ç-* ^i^^--^-^. iJ \^i..û il t'aidera malgré que tu sois pour lui un ennemi.