ALPHABET
LETTRES SÉPAKKES
ISOMS
LETTRES UNIES
VALEUR
VXlEUll NUMÉIUOUE
Fà
«wJlA-ô
Qàf
Q guttural
iJ
Kaf
sst
La m
Mîm
Noun
jy
Hâ
H aspiré
Ouaou
OU
iS
Yâ
Remarques sur les lettres.
3. — Les lettres arabes dont la valeur est indiquée ci-dessus par une seule de nos lettres françaises, et sans observations, se prononcent comme la lettre française correspondante.
Pour prononcer le o tsà et le i dzàl, on place le bout de la langue entre les dents.
Le 27 jim correspond à notre y. Dans certains pays on le prononce dj [g italien devant i : Giovamii). En Egypte on le prononce comme le g dur dans garçon.
Le '^ hâ est une très forte aspiration.
(1) Dans le uord de l'Afrique le ^ fâ s'écrit ljs et le ^^ qàf s'écrit ^.
Le f khà est une gutturale très forte produite en raclant du gosier. Il correspond au jota espagnol dans Badajoz,
Le fj^ sâd est la prononciation forte du ^ sm ; le j^ dâd, du 3 dzdi; le i ta, du c^ ^6f. Le i? ^« est un ) zâ emphatique prononcé la langue entre les dents. Dans beaucoup de contrées, en Algérie par exemple, sa prononciation se confond avec celle du j^ dâd.
Le 9 'ain est un son très guttural produit par la contraction du gosier; c'est une lettre caractéristique des langues sémitiques.
Le i gain est un g ou un r grasseyé (1),
Le jj kâf se prononce du fond du gosier, il imite le gloussement de la poule; l'appendice de cette lettre descend plus au-dessous de la ligne que celui du ^ fa.
Le ^ kâf se prononce comme le k ou le c dur dans comme. Le petit kâf inscrit — ne devrait régulièrement être employé que lorsqu'on donne au ^a/ placé à la fin des mots la forme dJ. C'est pour éviter que cette lettre soit confondue avec le J lâm.
Le J lâm, dernière lettre d'un mot, doit se prolonger au-dessous de la ligne d'écriture : J, pour n'être pas confondu avec le ^ dâl qui doit être maintenu sur la ligne.
Le ^ mim doit avoir une boucle très serrée pour n'être pas confondu avec le ^y> sâd. Dans l'écriture on donne ordinairement à cette boucle la forme d'une ellipse très étroite tracée de bas en haut : ^.
Le J noîin n'est jamais nasal.
Le » hâ est un h aspiré.
Le J onaou se prononce ou et jamais v, consonne qui n'existe pas en arabe.
Position des lettres isolées.
4. — Se placent sur la ligne d'écriture les lettres i w» w' -J^ -^ ^
Ont leur corps sur la ligne d'écriture et leur appendice prolongé en dessous toutes les autres lettres :. ^ ^^jj^^^^c^c, è.
Liaison des lettres.
5. — En arabe, comme dans notre écriture cursive, les lettres se lient par juxtaposition. La liaison des lettres est basée sur les deux règles suivantes :
(1) La Iclli'c r non grasscycc ne donne aucune idée du è,. C'est donc ù tort que, dans la transcription de certains noms géographiques, on représente le p par /'.
LIAISON DES LKTTRES h
l^ Toutes les lettres peuvent se lier à la lettre précédente, mais les
quatre lettres ' a/ff, :> dul, j m, j ouaou contenuei^ dans le verbe :i^^\ 'aourada, mener à l' abreuvoir, ne se lient pas à la suivante : le 3 dzâl semblable au :> dâl, le j zâ semblable au j râ ne se lient pas non plus;
2^ La lettre qui se lie avec la suivante perd son appendice, ou du moins n'en conserve qu'autant qu'il est nécessaire pour atteindre la lettre qui vient après.
Nous allons indiquer par un trait ce que Ton supprime dans les divers caractères :
Il faut de plus tenir compte des remarques qui suivent :
a) Les cinq lettres w bâ^ ^^ ta, ^ tsâ, ^ iioiin, ^ ?/«, sont représentées au commencement et dans le corps des mots par le signe j et ne se distinguent que par les points :
v^;L-^L.i-A;:^^::«j bd, ta, yâ, noiin, tsâ, bd, tsâ, ta, yâ, noun, bâ.
b) La lettre qui précède le caractère t s'écrit un peu au-dessus de la ligne : .
^> bâ-jîm, j) lâm-khd^ ^^ 'aïn-hâ.
c) Les deux lettres p aïn et ^ gain liées à la lettre précédente prennent la forme d'un triangle placé sur son sommet x i. Dans les caractères typographiques elles sont souvent aveuglées et ont leurs angles arrondis. C'est un défaut qu'il faut éviter dans l'écriture.
c^ Le ^ mîm dans le corps du mot n'est figuré que par une sorte de boucle au dessous de la ligne d'écriture ^ ^ • ^r^-^ chîn^ 7nim, sîn,
e) Le 5 hd placé au commencement du mot s'écrit s>; dans le corps du mot ^, ou -v; à la fin du mot à, quand il est lié à la lettre précédente.
/) A la fin des mots les lettres reprennent leur appendice :
fi-{ bd-'aïn, ^J^ mîm-sdd, ^ lâm-noun.
Lettres a lier. Modifications. Liaison.
6. — Les groupes suivants indiquent les modifications qu'éprouvent les divers caractères, suivant qu'ils sont placés au commencement, dans le corps ou à la fin des mots (1). (Voir la troisième colonne de l'alphabet.)
bsL^
^5j ^^-j ^jji j't-:,
A remarquer encore que le J lâ?7i suivi d'un ^ alif se lie comme il suit : )^^Y. C'est ce groupement que l'on appelle quelquefois lâmalif; mais on a tort de l'introduire dans l'alphabet ou de le considérer comme un seul caractère.
Lettres supplémentaires.
Hamza ^.
7. — Le hamza (2) e, qui a la forme d'un petit p 'din sans appendice est en réalité la première lettre de l'alphabet et Y alif n'en est que le support. Il se rend par une aspiration gutturale, analogue à celle du p mais beaucoup moins intense. Tantôt il s'écrit seul, tantôt il a pour support l'une des trois lettres \ alif, j ouaou, ^ ya. Le ^
support du hamza perd ses points diacritiques : 1 j ^. Voir pour les règles du hamza, § 65 et suiv.
Ta mar bouta 2.
Le 'i ta marhouta ou tel bouclé [^hj devenant 'i) a la forme d'un » ha surmonté de deux points. C'est une lettre essentiellement finale et marque fréquente du féminin singulier. Il a la valeur du c^ ta ordi-
naire quand on le prononce avec sa voyelle : 'i^S houle se prononce
comme sZ.>j^ kouratoun. Lorsqu'on ne fait pas sentir la voyelle finale
du mot, le ta marhouta équivaut à un I alif : 'i^S kourâ.
(1) Nous ne parlons pas des lettres isolées, iniliales, médiales, finales. Cette manière de s'exprimer a le grave défaut de faire croire à relève qu'il y a quatre alphabets eu arabe. Voir les très judicieuses observations de M. Bresnier, Cours de langue arabe, p. 78.
(2) iji.^-* piqûre.
V y hou
j rou
L ta
S la.