I/ADJECTIF
'iSs:^^ très j'iew\ de AoXsr-^; forme <^L^3. ,l^:sr-^ brlliqueïtx^ —
^>«l cv; — JL^-a-fl-^.
(Voir, pour lo féminin de ces adjectifs, ^^ 120 cl i^l 121), et pour le pluriel, i^" 130 d.)
Adjectifs de couleur.
114. — Les adjectifs indiquant les couleurs et la plupart de ceux
> ^ '- * qui désignent des particularités physiqties sont de la forme J-^Jl,
caractérisée par un ! devant la racine. Ils ne prennent jamais le
lanouine :
bleu, j^-ci borgne, ^-^-^ ^ aveugle.
(Voir, pour le féminin de ces adjectifs, ,^ 120, H, a) et pour le plu-
jJu^ 1 jaune, jj^rv t bossu.
riel,^135,5o.)^^^^ ^|^L^ /W
\JL^
Comparatifs et superlatifs.
115. Comparatifs. — Les comparatifs sont de la forme J-^oJ! comme les adjectifs précédents. Pour former le comparatif il faut tout d'abord débarrasser l'adjectif des lettres serviles ajoutées à la racine,
à laquelle on donne ensuite la forme J-^voJ \ :
JLc savant y
Rac. A *l-s; Gomp. *JLc! plus savant
\^-sl^ miséricordieux, — \ j
,^i . à -^ léger, v.^j^! poli,
,A i riche, J-j^jJî long.
0 JU; -
^-û i ! /?/«<s miséricordieux.
;:£ 1 ;;/2/5 riche.
Remarque. — On voit parles exemples ^jM (pour v1jV\V page iO, II. 10"), J.
iJ..\ (pour L-â-i-^\, pa{3'^ 4:-'., H. 2«). 1 fpour ^-i-iV page 69, H. 5°) que les
règles des verbes sourds, des verbes hamzés et des verbes défectueux trouvent ici
leur application. On voit, au contraire, par J^l qu'on n'applique pas les règles des verbes concaves. (Page 62, R. 13°.)
Les participes des formes dérivées et du verbe quadrilittère ne sauraient avoir de comparatif parce qu'ils ne peuvent prendre la forme
J^2 3 !. Il en est de même des adjectifs de couleur qui ont déjà cette forme.
Pour exprimer ces adjectifs avec une idée de comparaison, on
emploie un des comparatifs : ^^Ju.\ plus intense, yJiS\ plus nombreux,
j-^ meilleur, jJio pire^ ou tout autre comparatif analogue que Ton fait suivre du nom de qualité mis à l'accusatif. Ainsi, pour traduire plus blanc^ on tournera -.plus intense en blancheur (1).
^-.-j \ blanc, Comp. LiLl j JJ:,! plus blanc.
^A-;^.) bossu, — à Jj.:s. J.io ) plllS boSSU.
^^^jlj» humble, — \jx^^ .JS\ plus humble.
Pour traduiremoms on emploie la même tournure avec J-?! moindre :
y/ c ^ yt
L^J c J.J ! moins savant [mohidre en science).
116. — Superlatifs. — H y a deux sortes de superlatifs : le superlatif relatif : cet homme est le plus savant, et le superlatif absolu : cet homme est très savant.
En arabe, comme en français, pour exprimer le superlatif relatif on met l'article devant le comparatif :
Comp. ^-Ui plus savant', Sup. ^i^bJ I le plus savant.
y/ y y -£, y "t // y y ^ y'tct
— L^l.j j-J^ ! plus blanc \ — L^L-j j^J-^ ! le plus blanc»
Pour exprimer le superlatif absolu, on peut employer les adjectifs d'intensité quand ils sont usités, ou bien ajouter à l'adjectif simple
l'un des mots \ù^^, \y-JJi beaucoup : L^ji-c ou iJ-:^. ^Lc très savant.
(Voir, pour le féminin du comparatif et du superlatif, § 120, II, b), et, pour le pluriel, § 130 e), 132 b) et 135, 15^)
1. Celte tournure n'est pas rare avec des adjectifs qui pourraient se mettre à îa forme
,J.wo-ô\ : L-^^Jl-a y^XJ^\, au lieu de ^J^fil, plus savant.
ni- i/ADJincTir 91
Adjectif relatif.
117. — L'adjectif relatif marque un rapport. Il correspond à nos adjectifs français dérivés de substantifs tels qno terrestre, marin ^juirisien qui tirent leur origine des mots : terre, mer, Paris.
L'adjectif relatif est caractérisé en arabe par la terminaison ^-7 que l'on ajoute à la lin du mot :
,joy terre, ^-^J' ^^''^^^^^^'^^ •
^jJ:.^ orient, ^3 jJ:.^ oriental.
Christ, ^^ac-rr**^ chrétien.
Jj-;.wo sandal, Jj;wo de sandal^qid a rapport
au sandal (1).
Remarques. — a) On supprime l'article devant les noms propres et le ï à la fin des mots : ,-w^J \ Chine, ,jl«.w^ Chinois; Lq-.. q ^ vérité^ ii — ft-3^ véritable.
b) Dans les mots de trois lettres, si la deuxième radicale est mue par un kesra, on le remplace par un fatKa : ^iXL» roi, ^x.L> royal; ^-^ foie, cô.^ hépatique .
c) Les mots de la forme <LL^^ qui ne proviennent pas d une racine sourde ou défectueuse perdent le ^, et leur deuxième radicale prend \ix\fatKa\ LjljJ^ ville , ,jJ^ citadin; ^j-i^y-=^ ^l^, ^j}-^ insulaire.
Il V a quelques exceptions : i^^ — -Ja nature., ^ — Jh naturel.
rf) On conserve le hamza final quand il appartient à la racine : 'A ».i ascète (K. \jJ), ^-^K-^ ascétique.
On le change en j quand il est caractéristique du féminin : ï^Kj^ vierge, ^j]jS^ virginal.
On le maintient ou on le change en j quand il remplace une lettre faible : t'U^ (p. .U-w) ciel, ^JL^ ou Sr-^^ céleste.
1. ("esl ainsi «lii'il faut traduire les adjectifs dniil nous ne donnons pas la liadiiclinn
e) Quand un mot de trois lettres (1) est terminé par une lettre faible {j, ^), celle-ci se change en j, et la deuxième lettre prend ordinaire-
ment la \ oy elle fa th a : ^3 jeune nomme, ^j-^ juvénile-, 'Li yJ village, ^jj-s villageois; ^---i prophète ^ ^j-^j (2) prophétique; iw-sr-^ salut y ^j-=^ ; j^c ennemi, ^jA^ hostile; L..-cw serpent^ ^j,a..
/) Dans les mots de quatre lettres, la lettre faible finale peut encore changer en j ou se supprimer : L J^ monde, Jcj-^:) ou " 5^
aain; ^jsiji (p. .^Ls) juge, ^j.^L3 ou .^\3 judiciaire; ^^^
litige^ ^jj c^ ou ^j-&^ contentieux.
mon
g) On supprime toujours la lettre faible quand elle est la cinquième
du mot : L*«-j^-9 France, *m-3^.9 Français (vulg. .^jL*»-j»J) ; Lj, JwlXw! Alexandrie, ^.JljJIw! Alexandrin.
h) Les mots de deux lettres reprennent pour former l'adjectif relatif
-.,,,. -*-*'? sj> y'' ^ /' * J>J> ^ J>j> y ^
la lettre faible disparue : ^i (p. j,.i\) père, ^jj i paternel; ^^ (p.j à.!),
^ ^^fy J'y y jy y y {2 y y ^ JS y yy i, y
frère, ^^^ fraternel; ^:5 (p. ^-j»^) 5â;n^, ^yj>:> sanguin; j-j (p. ^J^^)
main, ^j^-;> manuel,
i) Les mots qui ont reçu un I initial en compensation de la lettre faible disparue peuvent former directement l'adjectif relatif, ou re-
... yy c yy y y ^ c
prendre d abord la forme primitive : ^»*oi (p. j-^^) nom^ ^-^-'i ou
''^ y y .^^c* jj'yy'^ -S3 c^ -5Sx*
^j-ç-w nominal; c^-à.! (p. ij<.à.l) 5œ«/r, x-â.' ou ^^-à.!.
j) Certains adjectifs relatifs sont dérivés d'adverbes : i£ combien, -^ relatif a la quantité \ v^ T comment, ^J ^qualificatif.
y^) La terminaison ^-JL se rencontreprincipalement dans le langage
1. Y compris les mots qui portent un chadda sur cette 3' lettre; le ï, se supprimant, ne compte pas.
2. Cet exemple et les suivants montrent que la lettre faible perd le chadda quand elle est la troisième du mot, et qu'elle se dédouble quand, portant le chadda, elle est la deuxième. Dans les
mots de la forme A ^â, la lettre faible se maintient : j^^— -Ji gazelle, ^^-^^-^Jà
grammaire, ^^sr-' grammairien
DU GKNHK
philosophique ou IhéologKjuo : ^^j esprit, ^La>.jj spirituel:, j,.
corps,
rv corporel (1).
Du nom abstrait.
118. — Mis au féminin, l'afljectif relatif peut ôlre employé subslantivement pour exprimer Tidée abstraite de Tobjet; tandis que le substantif primitif désigne l'objet concret lui môme :
-w^ I divinité f de ,.,^1 divin,
i — à — S manière. — ..i ^ relatif à la manière ,
Ljj-^ servitude, — CX...J:, d esclave,
iJ \ Dieu.
comment.
esclave.