Il y a quatre signes orthographiques
Lejezme ou soukoun (1) Jl
Le chadda ou techdid (2) —
Le ouesla (3) —
Le madda (4) —
Les deux derniers sont particuliers à Valif.
Jezme.
12. — Le jezme, qui a la forme d'un petit croissant ou d'un petit zéro —, se place sur une consonne pour indiquer qu'elle doit être lue sans voyelle. Une consonne portant un je zrne (5) fait partie de la syllabe précédente :
l^J S^ kal-han, chien; j^^Sjl.^^ mous-taq-biloun, s'^avançant.
(1) f j-^ coupure^ tl^^-^o repos.
(2) j$Jw), jOcX.iixj, corroboraiion.
(3) ^-^3 ou <^i.^o, union.
(4) kj^, prolonqemenL
(5) Les gi-aininairiens distinguent le soukoun du jezme. Le signe J est appelé soukoun quand il est dans le corps du mot, et jezme quand il est sur la dernièi'e lettre du mot. Pour éviter la multiplicité des termes techniques, nous n'emploierons que le mot jezme et appellerons Lettre jezmée une lettre portant le signe o. .
SIGNES ORTIJOGRAPIIIQUES [i
Il n'y a jaiiKiis en arabe deux jezmes de suite» el la première lettre d'im mot ne peut porter ce signe.
Les mots étrangers commençant par deux consonnes ont pris un \ <^?//7prosthétique en passant dans la langue arabe :
^ J y es-
J-^lawvol 'isiAhloun {s tafjiiluni) y é table; «^L^.3 1 'Ailàtoùnou, Platon.
Chadda.
13. — Le chadda est un i)etit ^r» sln sans appendice (le {J^ chîn
sans points du mot iù^t,) qui indique le redoublement de la consonne qui le supporte. On doit prononcer comme s'il y avait deux lettres semblables, dont la première porterait nnjezme :
j^ ijj-^) mar-ra, il est passé; ^.jj ( ^-[--fj) rab-bi, mon seigneur.
Ouesla.
14. — Le ouesla est un petit j^ -^dd (le ^ de J^j ou i l^) que Ton
place sur r«/// initial de certains mots qour indiquer que cet alif doit être élidé dans la prononciation. La consonne jezmée qui suit toujours un alif oiieslé doit être rattachée dans la lecture à la voyelle précédente :
yji^ .J \ ,J fil-baïd et non fi-albaïti, ni fi-lbaïti, dans la chambre
iwX j I fi.-/» ma'alinibi avec son fils.
L'«///qui reçoit le ouesla est appelé alif d'union.
Nous croyons devoir renvoyer à la fin de la morphologie les autres indications sur le ouesla [alifs qui le reçoivent, voyelles que Ton donne à la lettre précédente quand elle est jezmée). § 189.
Madd<i.
15. — Le madda^,(\\x\ paraît n'être qu'un ! ali/ horizontal, indique la contraction de deux alifs. AJalif surmonté d'un madda doit être prononcé longuement avec la voyelle falha .^ :
jowl ukboudzou, je prendrai; l»J qaraâ, ils ont lu [tous deux). On emploie un signe semblable au madda pour désigner une abréviation : -=- pour ^^-**.Jl ^.-^.Lt 'alaïhîs-salàmou, sur lui [soit) le salut;
GRAMxMAIRE ARABE
^.«.l^ pour *L^j à-^Ls ô^i ^-o sallid-lahou 'alaïhi oua sallama, ^//C Z)if7f répande sur lui ses bénédictions et qu'il le salue.
Remarque. — On ne doit pas employer le madda sur un allf suivi d'un hamza ^ parce qu'il n'y a pas dans ce cas conlraction de deux alifs : tL^^ samâ'oun ciel, Aj^i^ khadrâ'ou, verte, et non ^L^^, £,\^^:L. Cette manière d'écrire assez fréquente est fautive, et de plus en plus condamnée par l'usage.
Division des lettres.
a) Lettres fortes et lettres faibles.
16 — Les trois lettres i alif,j ouaou, ^ yd, que nous avons déjà vues employées comme supports du hamza £., et comme lettres de prolongation, sont appelées lettres faibles parce qu'elles sont sujettes à beaucoup de transformations et qu'elles se suppriment souvent. Le ^ final précédé d'une consonne portant la voyelle fatha se prononce comme un alif. L'usage s'est établi dans les livres imprimés de le priver alors de ses points diacritiques :
Lt 'alâ, sur\ ^.f\ rama, il a jeté', ^^-^ houdan, vole droite.
Dans ce cas, le ^ est appelé alif bref ou yd muet; nous lui donnerons cette dernière dénomination.
Toutes les lettres, autres que ^ j, ^, sont appelées lettres fortes.
b) Lettres radicales et lettres serviles.
17. — Les sept lettres contenues dans la phrase ^^j-^ ^^^ 'anta mousâ, tu es Moïse, servent à faire subir aux racines de la langue arabe les modifications qui caractérisent les genres, les nombres, les modes, etc. C'est pour cela qu'on les appelle lettres serviles. Néanmoins ces mêmes lettres peuvent être radicales dans certains mots, c'est-à-dire faire partie de la racine. Les autres lettres au nombre de 21 sont toujours radicales.
Ainsi la racine de ^^-^!^^-^.^ mousta'jiboùna^ étonnés, qui ne contient que trois lettres, sera w-^^^, car les trois lettres du groupe ^-^^^^
seules ne sont pas contenues dans -^-^ «-^■'
DIVISION DES LiriTRES Ji
r) Lettres solaires et lettres lunaires.
18. — Les lettres solaires (1) sont : ^jLj ^J^ ^ ''^ J j u^ lt C' jD )o }h ^ j, c'est-à-dire les dcntdles, les sifflantes et les liquides moins le /» mhn.
Les autres lettres sont lunaires (2) : ^ v^» ^ -^ -:- '> r^ ^ i'<^
Cette distinction est fondée sur la propriété qu'ont les lettres solaires
de s'assimiler dans la prononciation le J de V article J\ 'al : lorsque l'article est placé devant un mot commençant par une lettre solaire, le J s'écrit sansyV'rm^, et la lettre solaire prend un chadda :
J-9.^Jl 'ar-rajoulou, /Vwmwg, pour J.2i.jJi 'al-rajoulou.
^^J^\ 'acli-chamsou, /e so/eiV, — ^^.^.iuJ! 'al-cliatnsou.
i-s^LJl ,J fir-iâhati, dans le repo'i. — Lcvi^Jl ..i fil-rahati.
Dans ce dernier exemple Valif est élidé comme l'indique le ouesla.
Remarquons dès maintenant que l'article est invariable et qu'un substantif précédé de l'article, étant déterminé, ne prend jamais le tanoiune.