‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 138 sur 176 · PROPOSITION PARTICIPE SUJET · texte numérisé non relu

PROPOSITION PARTICIPE SUJET

La Theualieentihret ou vaincue ou calmée,

Letbos même conquise en attendant

ir armée,..

Ne sont d'Achille oifdf qne les amuse

[ments.

(BACnm, Iphiçénie,)

PROPOSITION PARTICIPE COMPLÉMENT 1® d'UN VERRE.

Fant-il, Abner, faat-il vous rappel» le [conrs Des prodiges fameux accomplis de nos [jonn.

Des tyrans d'Israël les célèbres disgrftces, Et Dieu trouvé fidkU en totUettes menaces..

L'impie Achab détruit....... ;

Rlie aux éléments parlant en souverain , Im morU te rantmant àhivobt ifEHêêsr...

(Racine, AthalU.)

2o d'une PRÉPOSITION.

Au soleil levant, couchant...

Pour un homme écarté, il s'en reis^

[sente vingt.

c Après la mort du comte et les Maure>

[défaits, 1

(COBKBILLB.)

§ 333. Remarque IL — Lb, proposition participe, placée au commenceoient de la phrase, se rattache quelquefois d'une manière irrégulière à la proposition principale.

1^ Tantôt le participe se rapporte à un complément direct ou indirect. Ex. :

Étant devenu lienx, on le mit au moulin.

(La Fontaine.)

Pourquoi de cette gloire exclu jusqu'à ce jour, Jfavez-vous sans pitié rélégué dans ma cour?

(Racine, Britannicus.)

Ou lassés ou soumis,

Ma funeste amitié pèse à tous mes amis,

(Racine, Mithrîdate,) 2® Tantôt le participe se rapporte, par syllepse, à un pronom personnel contenu dans un adjectif possessif. Fœ,: Et fleures du vieillard, il grava sur leur marbre

Ce que je viens de raconter. (La Fontaine.)

Et surtout redoutant la basse servitude, La libre vérité fut toute mon étude. (Boileau.)

8* Quand le sujet précède le participe mis au commencement de la phrase et se trouve un peu éloigné du verbe à un mode personnel, ce sujet est quelquefois répété par un pronom personnel faisant fonction de sujet. Ex. :

« Les /Romains se destinant à la guerre et la regardant comme le seul art, ils avaient mis tout leur espoir et toutes leurs pensées à le perfectionner. » (Montesquieit.)

4** D'autres fois, la proposition participe demeure interrompue, et se trouve reprise par un pronom personnel qui est le complément direct, indirect ou circonstanciel de la proposition principale. Ex, : les ennemis une fois divisés, il n'eut pas de peine à les vaincre. Les Athéniens ayant été vaincus, LysAnàre leur imposa un dur traité.

§ 334. Remarque III. — Le participe présent et le participe passé (le premier surtout) peuvent former des propositions absolues. On appelle ainsi celles où le parti* cipe ne se rattache pas à la proposition principale, et forme à lui seul une proposition indépendante des autres, dans lesquelles entre toujours un verbe à un mode personnel. Ces propositions absolues indiquent le temps, la cause, une supposition, etc. Ex,:

Dieu aidant; le cas échéant; cela étant. — Généralement parlant (si Von parle d'une manière générale) ; tambour bat-

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tant. Oeg deux dernières phrases rentrent dans ce qn'on a ippelé le gérondif {% 839).

Huit ans déjà passés, une impie étrangère Du sceptre de David usurpe tous les droits.

(Racine, Atha lie.)

Et d'où prend le t-énat,

Moi vivant, moi régnant, le noin de mon État ? (Corn eille, Nicomède.)

Mais crains que,Vat;entr détruisant le passé, Il ne finisse ainsi qu'Auguste a commencé.

(Racine, Britannicus,)

2* Du participe p résent,

I 335. On distingue \q participe présent et V adjectif verbal. L'un et l'autre ont le plus souyent la même* forme; mais le participe présent diffère essentiellement de Vadjectif verbal Qn ce que le premier ind ique \ action, le second Vétat; le premier est un mode du verbe, le second un adjectif.

Le participe présent est toujours invariable ; l'adjectif verbal s'accorde, comme tous les adjectifs, en genre et en nombre avec le substantif auquel il se rapporte. Ex. :

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