AUTRE COMPLÉMENT
(accord).
Plus on vous a donné de livres, plus vous en avez lus.
Combien en ai-je vus mourir Hponvcombiend hommes).
Il est facile de se rendre raison de cette règle : si le com« plément mis avant le partiôipe passé n'est antre qne en, sorte de pronom nentre qni signifie de cela, le participe reste invariable comme les adjectifs se rapportant à nn nentre (cela, ce, ce qui, etc.) *, si, au contraire, il y a un autre complément précédemment exprimé, le pronom en ne jone plus qu'un rôle secondaire, et c'est avec cet autre complément qne s'accorde le participe.
Remarque. Pour qu'il y ait accord, même dans ce dernier cas, il faut que le complément soit un mot dont le genre et le nombre soient nettement indiqués d'avance. C'est ce qui arrive dans les deux exemples cités plus haut à la colonne de droite) ; le pluriel y est amené par plus, qui rappelle le mot livres, déjà exprimé, et par combien qui est une formule de langage abrégée, équivalant à combien d'hommes, 11 en est de même dans ces vers :
Combien en a-tonvus,
Qui, du soir au matin, sont pauvres devenus !
(La Fontaine.)
Dépendant, si combien se rapporte à un nom qui n'est exprimé qu'après, le participe reste invariable. Ex,:
Hélas! que f en ûi>m mourir, de jeunes filles!
(V. Hugo.)
YII. Participe passé précédé de locutions collectives.
{la multitude de, la foule de, le peu de, etc.).
§ 357. Quand le participe passé se rapporte à une locution collective {la multitude de, la foule de, le peu de, etc.), la règle est la même que pour les adjectifs (§ 210). U s'accorde avec le nom colleccif, si la pensée s'arrête sur
le nom; i> s'accorde avec le complément de ce nom, si la pensée s'arrête sur le complément. Ex, :
1° ACOOBB
avec le nom collectif,
La foule rf' hommes que j'ai vue.
Que de gloire il s'est acquis/
Combien d'énergie il a déployé!
Le peu rf'ardeur que tous ayez montré tous a empêché d'arriver.