VIII. Participe passé des verbes réfLéchis
I 358. Le participe passé des verbes réfléchis, bien qu'accompagné du verbe être^ est assimilé au participe accompagné du verbe avoir^ dont le verbe être tient ici la place : il y a accord lorsque le complément direct précède ; il n'y a pas accord lorsque ce complément suit. Ex. :
V Sans accord.
Il s^'est rappelé ces faits.
2° Avec accord.
Les faits qu il s^'est l'appelés.
Remarque. I. Il faut distinguer : 1^ les verbes réfléchis qui ont un pronom complément direct (ce qui se rencontre surtout dans les verbes essentiellement réfléchis); 2° les Terbes réfléchis qui ont un pronom complément indirect
(ce qui est propre aux verbes actifs pouvant avoir deux compléments et à tous lès verbes réfléchis venant de verbes neutres). Dans le premier cas, il y a accord ; il n'y en a pas dans le second. Ex. :
V Avec accord.
Elle s'est souvenue et repen^ tieàe ses fautes.
Ils se sont emparés de layille et se sont reposés.
Elle s'est immolée au bien public.
2° Sans accord.
Elle s'est rappelé ^^^ faits.
Ils se sont attribué y arrogé de grands avantagefi.
Elle s'est plu à embellir ses jardins.
Elle s'est nui à elle-même.
Ils se sont n de nos menaces.
Nous nous sommes parCé pendant longtemps.
Les événements se sont succédé.
Autant que sa fureur s'eU immolé de têtes. (Corneille)
RteMARQUÈ II. On peut distinguer : 1° les verbes réfléchis proprement dits, lesquels indiquent une action qui se reporte sur le sujet (comme ceux qui vienoent d'être cités); 2® les verbes réciproques, lesquels indiquent nue action que deux sujets accomplissent Tun sur l'autre. Les règles d'accord sont les mêmes pour les verbes réciproques que pour les verbes réfléchis proprement dits. Ex. :
V Avec accord. 2° Sans accord.
Ils se sont battus, entretués.
Jupin les renvoya, s'étant censurés tous.
(La Fontaine.)
Ils S8 sont enlevé ce qu'ils s'étaient donné.