‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 54 sur 176 · SECTION · texte numérisé non relu

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Remarques particulières sur les verbes.

Vef*b€s auxiliaires.

§ 116. Ebmabqub. La seconde forme du parfait indéfini du verbe avoir, au conditionnel (J'eusse eu), est la même que la forme du plus-que-parfait du subjonctif, moins la conjonction que^ laquelle du reste ne fait pas, en réalité, partie du subjonctif.

{Origines latines et histoire. — J'eusse est une imitation de la forme latine habuissem^ qui est un plus-que-parfait du subjonctif et s'emploie dans le sens du conditionnel.]

L'avant-'demière édition du Dictionnaire de l'Académie franmue (1835) autorisait, à Timpératif et au subjonctif du verbe aimi\ les formes anciennes ; aye, que j'aye, que tu ayes, qu'ils ayent. Mats cette forme est condamnée par la dernière édition fl878) comme hors d'usage : du reste, elle n*a pan de raison d'Être ; car Vy n'y représente ni une étymologie grecque, ni le double son de Vi qui ne se produit guère devant un e (excepté, quelquefois, dans paye, essaye, etc.)

Le verbe avoir vient du latin habere.

Le verbe éire vient : 1° des deux radicaux du verbe latin esse (sum^fui); T du radical du verbe stare.

Ces deux verbes, en latin (esse, habere), ont presque toujours leur sens propre, celui d'exister et de posséder. Cependant, f'éjà au tempH de la bonne latinité, on trouve des locutions où le verbe habeû semble perdre son sens pour n*être plus qu'un auxiliaire. C'est ainsi que César a dit : Vectigalia parvo pretio redempta habet. Et Cicéron : De Csesare satis dictum habeo.]

KEMAEQUES SUR LES VERBES EN er. — § 119 93

1'® Conjugaison (en er).

§ 117. [Obigines latines. — La conjugaison ener vient : lo De la l"* conjugaison latine en are : amare, aimer; 2«De la 2« et de la 3® conjugaisons latines en ère, ère; absorbêre, absorber; affligerey affliger.]

§ 1 18. Remarque I. ( Vei^bes en cer.) — Les verbes terminés à rinônitif présent par cer prennent une cédille sous le c devant a et o, aûn de laisser partout au c la prononciation douce qu'il a à Tinfinitif.

Ex, : Placer, il plaça, nous plaçons.

Principaux verbes en cer :

avancer,

forcer.

percer.

amorcer,

gercer.

pincer,

balancer,

glacer.

prononcer,

déplacer,

influencer.

renoncer.

enfoncer,

lancer.

sucer.

ensemencer.

menacer.

tracer.

§ 1 19. Remarque II. ( Verbes en gey.) — Les verbes terminés à l'infinitif par ^er ont nn e muet après le g devant a et o,pour garder la prononciation douce du^ à l'infinitif, et n'en ont pas devant i ni devant e, parce que cette addition n'est pas nécessaire.

Fx : Manger, nous mangeâmes, nous mangions, nous avons mangé.

Principauœ verbes en ger :

affliger, héberger, ranger,

alléger, interroger, ravager,

allonger, juger, ronger,

arranger, ménager, saccager,

changer, nager, songer,

charger, partager, venger,

corriger, plonger, voyager,

dédommager, protéger, etc.

aBAHMAIBE FRANÇAISE.

§ 120. BEMABQUfl III. (Verbes qui ont un é fermé à tavant'def^nière syllabe. ) Les verbes qui à rinfînitif ont on é fermé à rayant-dernière syllabe, changent cet é fermé en è oQvert quand la syllabe qui suit est muette, et termine le verbe.

£œ.: espérer, j'espère.

Verbes ayant un

é fermé à t avant-dernière syllabe

accélérer.

empiéter,

répéter.

allécher.

excéder.

réitérer.

alléguer.

inquiéter.

receler,

céder,

libérer,

révéler.

célébrer.

modérer.

sécher.

considérer.

opérer,

tempérer.

décéder.

persévérer,

tolérer.

décréter.

préférer,

végéter.

digérer,

régner,

etc.

Cette règle du changement de Vé fermé en è ouvert ne s'applique qu'aux formes du verbe où la terminaison est muette : l'accent aigu se conserve au futur et au conditionnel présent. Ex. : je végéterai^ f alléguerai, je céderai, f espérerais, nous réglions.

Ce maintien de l'accent aigu au futur s'explique par la formation de ce temps : je céder-ai (pour j'ai à céder; Voyez § llO). C'est l'accent de l'infinitif qui se maintient au futur et au coaditionneL

[Histoire. — Jusqu'à la dernière édition du Dictionnaire de r Académie française (1878), il était de règle que les verbes en éger conservaient l'accent aigu dans toute leur conjugaison, et que Ton devait écrire : f allège, f abrège, j'assUge, comme on écrivait piège, siège, collège. L'Académie, se conformant à la

BEKABQTJES SUB LES YEBBES EN er. — § 122. 95

prononciation usuelle, qui met sur ces mots bien plutôt l'accent grave que Taccent aigu , écrit aujourd'hui : f allège^ fabrégey je pro^^ge, comme elle écrit : ptège, stège, collège.}

§ 121. Remarque 17. (Verbes qui ont un e muet à

r avant-dernière syllabe.) Les verbes qui, à rinfinitif, ont un e muet à Tavant dernière syllabe, changent cet e en è ouvert devant une syllabe muette.

Ex.: achever, j'achève, j'achèverai.

La raison de ce changement est que roreille serait choquée par la succession de deux syllabes muettes. C'est pour la même raison que le verbe celer devient receler.

Autres verbes ayant un e muet à, V avant-dernière syllabe :

mener,

amener.

ramener.

promener.

lever,

enlever,

relever.

soulever,

peser.

semer,

dépecer,

etc.

§ 122. Remarque V. (Verbes en eler, eter.) La règle précédente s'applique à quelques verbes en e/er, eter, dont les plus usités sont les suivants :

acheter, racheter, becqueter, bourreler, celer, déceler,

geler, dégeler, harceler, marteler, modeler,

colleter, décolleter.

peler.

On écrira donc : fachéte^ Je décèle^ je gèle, je ha7'cèlej je modèle, je pèle, etc.

Mais, le plus généralement, les verbes en eler, eter doublent leur / et leur t devant une syllabe muette.

©p. ; Appeler, j'appelle, j'appellerai, jeter, je jette, je jetterai.

96 QBAHHAIKE FRANÇAISE.

Vef'bes en

^ eler:

Verbes en eter :

amonceler.

ensorceler.

cacheter,

feuilleter.

appeler,

épeler,

caqueter.

fureter,

atteler,

étinceler.

crocheter,

jeter,

carreler,

ficeler.

décacheter,

pntjeter,

chanceler.

niveler.

empaqueter,

rejeter.

ciseler,

rappeler, etc

, épousseter.

souffleter.

étiqueter.

etc.

On h Toit, il y a deux maniires de marquer Taccentuation d'une syllabe : 1** changer Ye muet en è ouvert ; 2** redoubler la consonne qui suit cet e.

Ces règles, qui sont suivies par les verbes en eler, eter, ne s'appliquent pas aux verbes qui ont un é fermé à Tavantdernière syllabe, et qui changent cet é fermé en è ouvert (Voyez § 120), Èx: révéler, Je révèle; répéter, je répète.

[ORiaiNfis LATINES. — Dans les verbes en eZer, eter, Taccent tombe tantôt sur la dernière, tantôt sur Tavant-demière syllabe. Il occupe en français la même place qu'il a dans leurs primitifs latins : appellârBy apjwler ; appellâmus, notis appelons ; appèllo, f appelle ; appéllat, il appelle ; jâcto, je jette ; jactàmus, nous jetonSj etc.]

§ 123. Remarque VI. (Verbes en éer,ier.) Dans les verbes en éer, ier, les voyelles é, i font partie du radical, et Ton doit y ajouter toutes les terminaisons nécessaires à la conjugaison. En conséquence :

1° Les verbes en éer ont un é fermé et un e muet partout où la terminaison commence par un e muet. Ex, : Cré-er, je cré-e, je cré-erai ; et ils ont, au participe passé du féminin, trois e de suite, dont deux fermés et un muet. Ex. : Oré-ée, agré-ée ;

Autres verbes m éer :

agréer, désagréer,

procréer, suppléer,

récréer, etc.

plier,

remercier,

sacrifier,

simplifier,

supplier,

terrifier,

varier,

vérifier,

vicier.

BEMABQUES SUB LES YSBBES EN er. ^ § 124 97

2** Les verbes en ier ont deux * de suite à la 1^ et à la 2' personne du pluriel de Vimparfait de Vindicatif et du subjonctif prisent Ex, : pri-er, nous pri-ions, vous pri-îez, que nous pri-ions, etc.

Autres verbes en ier :

allier, étudier,

amplifier, expier,

apprécier, gratifier,

associer, initier,

bonifier, lier,

rectifier, manier,

colorier, négocier,

décrier, nier,

dédier, parier,

§ 124. Remarque VII. (V&rbes enyer.) Parmi les verbes en yer, il faut distinguer les verbes en ayer, ey&r et les verbes en oyer^ uyer.

V Les verbes en ayer^ eyer gardent partout leur y. Ex. : payer, je paye, je payerai ; grasseyer, je grasseyé, je grasseyerai.

Autres verbes en ayer.

balayer, délayer,

bégayer, effrayer,

déblayer, essayer,

défrayer.

Grasseyer est le seul verbe usité en eyer.

2^ Les verbes en oyer, uyer changent Y y en i devant une syllabe muette. Ex, : employer, j'emploie, j'emploierai; essuyer, j'essuie, j'essuierai.

Autres verbes en oyer, uyer:

aboyer, coudoyer, noyer, tutoyer,

apitoyer, déployer, octroyer, —

choyer,; louvoyer, ployer, appuyer,

côtoyer, nettoyer, rudoyeij ennuyer.

98 aBAMMAIBE FRANÇAISE.

Cette différence entre les verbes en ayety eyer et les verbes en oyer, uyer, tient à nne différence dans la prononciation. Le son mouillé de Vy grec ne se maintient pas devant nne syllabe muette dans les verbes en oyer et en uyer. Au contraire, il reste, en général, dans les verbes en ayer. Cependant l'Académie admet que, au présent, au futur et au Conditionnel, c'est-à-dire lorsque la syllabe muette se trouve suivie d'une autre qui est accentuée, on peut écrire aussi : je paie, Je paierai. Je paierais ;/ essaierait /essaierais. Cela tient à ce que Ye muet disparaît entre deux syllabes sonores ; il est en quelque sorte contracté^ çt La Fontaine a pu écrire :

Je vous paîrai, lai dit-elle.

§ 124 bis. Dans les verbes en yer, l'y fait partie du radical ;i\ faut y ajouter les terminaisons. En conséquence, Vy est suivi d'un i aux deux !'*• personnes du pluriel de Yimparfait de l'indicatif et du sttbjonctif présent. Ex. : nous essayions, vous essayiez; que nous employions, que vous employiez.

§ 125. Eem. VIII. {Verles en uer et en ouer.) Parmi les verbes en V£r, c'est-à-dire les verbes dont le radical est terminé par un u, il faut faire une distinction :

1* Les verbes en quer, et les verbes en gueTfOÙ Vu ne se prononce pas, mais modifie simplement la prononciation de cette consonne (par exemple : pratiquer, remarquer; alléguer, distinguer) suivent le modèle de la !'• conjugaison, atwer;

2^ Les verbes en uer et en ouer, c'est-à-dire ceux dont I'm se prononce avec une valeur propre, ou forme avec un la voyelle composée ou (par exemple : contribuer, distru buer; avouer, jouer, secouer), offrent la particularité suivante : lorsque, dans les terminaisons de ces verbes, I'm est suivi d'un i, cet i prend un tréma, de manière à ne pas former avec Vu les diphtongues ui, oui. Ainsi l'on écrira . nous distribuions^ vous joutez.

Dans le verbe arguer. Vu a le son qui lui est propre.

REMARQUES SUR LES VERBES EK ir. — § 127 99

Aussi ce verbe suit-il la seconde des règles précédentes. On écrit : nous arguions, vous arguiez. De plus, ce verbe prend nn tréma sur Ye muet précédé d'un w, de manière à faire prononcer Yu : farguè^ j'argwèraù *

2® Conjugaison (en ir).

§ 126. Le modèle de la 2® conjugaison (le lerhe finir) a la syllabe iss aux trois personnes du pluriel de l'indicatif présent, au subjonctif présent, au participe présent et à l'imparfait de l'indicatif ; mais il y a, dans la 2® conjugaison, des verbes qui n'ont pas cette syllabe et qui sont dits irrégulms, Nous les verrons plus loin.

iOBiGnrES LATINES. — La syllabe tss, qui s'intercale entre Je ical et les terminaisons) à différents modes, vient des formes esco^ isco, que présentent les verbes inchoatifis latins, et qui se sont généralisées dans le passage de la langue latine au français, fis.:

floreOf fioresco^ florissant.

gemOy gemisco, gémissant

La deimème conjugaison française a, da reste, diverses origines :

lo les verbes en esço, isco;

2« les verbes latins en io {finire, finir)\

30 quelques verbes de la 3« conjugaison latine : currièrej courir; ou de la 2« : abolêre, abolir.]

§ 127. Trois verbes de la 2** coQJugaison donnent lieu à des remarques particulières : bénir, haïr, fleurir.

V Bénir a deux participes passés, qui diffèrent par l'orthographe et par le sens : le premier (béni) est conforme au modèle de la 2* conjugaison (fini) ; il signifie qui est V objet de bénédictions. Ex. : Que son nom soit béni! maison bénie du ciel. Le second (bénit) signifie consacré par une cérémonie religieuse. Ex. : de l'eau bénite, da pain bénit.

[Obigiiîes latines et Histoire. — Le participe passé de bénir s'écrivait primitivement bénit {benedictum) dans tous les sens,

JOO GEAMMAIRE FRANÇAISE.

comme on écrit dit (dictum). Ce n'est qu'à une époque assez récente de la langue qu'on a écrit 6ém, 1° parce que la conjugaison du verbe bénir s'est assimilée en français à celle du verbe jl7iir,bien que leur originQ fût différente (benedicere, finire); 2*^ pour mieux distinguer les deux sens du verbe.]

2° Haïr conserve le tréma sur Yt dans toute sa conjugaison, excepté aux trois personnes du singulier de Tindicatif présent (je hais, tu hais, il hait) et à la 2* personne du singulier de l'impératif (hais)

3° Fleurit' est régulier lorsqu'il est employé au sens propre (être en fleurs). Quand il est pris au sens figuré (prospérer), il a pour participe présent florissant, devenu adjectif verbal, et pour imparfait Je florissais. Ex. : Le commerce est florissant.

[Origines latines et Histoire. — Cette anomalie n'est qu'apparente Il y avait primitivement deux verbes qui ont fini par se fondre en un seul ; 1° florir, le plus ancien des deux, venait du latin florerBy et n'a gardé que son participe présent et son imparfait; 2<> fleurir, verbe d'origine plus récente, est dérivé du mot fleur. — L*usage a donné à chacun de ces verbes un sens spécial.]

§ 127 dis. Se conjuguent sur finir les verbes agir, amollir, applaudir, choisir, éclaircir, emplir, enfouir, mûrir.

(3® Conjugaison en oir).

§ 128. [Origines latines. —La conjugaison en oir vient de la deuxième conjugal on latine (en ère) ; la syllabe finale, qui n'était pas accentuée, a disparu en français, et Vë long de l'avant-demière a été remplacé par le son oi, dont la prononciation primitive (oué) rappelait \'ê latin. Ex. : debê e, devoir ; habêre, avoir. De même, legem, telam, ont donné loi, toile, etc. Il s'y est joint (probablement par confusion entre la deuxième et la troisième conjugaison latine) quelques verbes de la conjugaison en ère. Ex. irecipere, recevoir ;perciperej percevoir, etc.]

Les seuls verbes de la 3" conjugaison qui suivent le modèle recevoir, et qui, par conséquent, soient dits régur liers, sont les verbes terminés en evoir; par exemple : Percevoir, apercevoir. Décevoir, Concevoir, Devoir, redevoîr, etc.

RBMAKQUES SUR LES VBRBBS EN re. — § 129 101

Les caractères communs à ces verbes sont les suivants :

1" Ils suppriment partout les lettres ev devant la diphtongue' 01, excepté à Tinfinitif (Ex. : Je reçois ^ que je reçoive,) et devant u (reçu, je reçus, que je reçusse) ;

2^ Ils suppriment la ^diphtongue oi dans la jonction de Tinfinitif avec les terminaisons aï, aù^ pour former le futur et le conditionnel. Ex, : recevoir, je recev-r-ai, je recevr-ais; dev oir, je dev-r-ai, je dev-r-ais.

Parmi ces verbes, ceux qui se terminent en cevair prennent une cédille sous le c, quand il est suivi de o ou de w, pour que le c ne s'articule pas comme un k, {Voyez \ 16.) Ex, : recevoir, je reçois, je reçus.

Les verbes devoir et redevoinpTemiQutun accent circonflexe au masculin singulier du participe passé : dû, redû, Il en est de même du verbe irréguUer mouvoir (mû).

4* GonjugaiBon (en rb).

§ 129. [Oriôines LATmss. — La conjugaison en re vient de la troisième conjugaison latine (en ^re); Vaccent est resté sur la syllabe accentuée, qui était en latin l'antépénultième, et l'avantdemière syllabe a été supprimée. Ainsi defendere (contracté en defend're) a donné défendre'; perdere (perdure), perdre y etc.]

Le verbe rendre est adopté par l'usage comme modèle de la 4® conjugaison, parce que c'est sur ce verbe que se conjuguent la plupart des verbes réguliers de la 4® conjugaison (terminés en endre, andre, ondre, ordre) :

attendre.

fondre.

défendre,

confondre.

entendre.

répondre,

étendre,

tondre.

répandre.

mordre,

suspendre,

tordre,

vendre.

etc.

Nous aTODB remarqué (§ 115, Rem. III) que ces verbes, à rindicatif présent, perdent la désinence de la 3* personne du singulier {t), qui ne pourrait se prononcer après le d final du radical.

Le rerbe romp-re, et les verbes dont le radical est terminé par une voyelle Cluùre, relui-re, plaide, etc.), n'oflErei^t pas cette irrégularité. On écrit : il romp-t, il lui-t, il relui-t, ilplaî't, etc.

Se conjuguent sur rendre, à la plupart des temps, les verbes :

bait^ê et ses composés : abattre, combattre, débattre,

rabattre.

meU^e — commettre, démettre, com-

promettre, promettre, remettra, permettre.

Il y a cependant une différence à noter : c'est que le 2* t disparaît aux trois premières personnes du singulier : fe mets, tu mets, il m>et;je bats, tu bats, il bat ; et à l'impératif : bats.

§ 130. Dans les verbes terminés en eindre, aindre, oindre, le d qui termine le radical se supprime, à VindicaMf présent, devant la désinence de la 1'® et de la 2* personne (s) et devant celle de le 3' personne du singulier {t). Ex. : peind-re, je pein-s, tu pein-s, il pein-t; craind-re, je crain-s, tu crain-sj il crain-t; joind-re, je join-8, tu join-s, il join-t.

Au c(mtraire, dans les verbes en endre, ondre^ le / est supprimé : ♦/ rend, il répond.

Parmi les verbes en oudre, les uns (ceux en soud-re) suivent la première règle {Ex. : résoud-ve, je résous, tu risou-B, ilrisou4i) ; les autres suivent la seconde règle (il coud, ilmoud).

§ 131, Lesverbes en altre,oître,comme^am^^e, croîlrê. le verbe plaire et ses composés prennent l'accent circonflexe sur Yi quand il est suivi d'un t : il connBlt, il croît il plaît

TERBES IBBÉGULIERa £T DÉFECTIFS. § 132 103

II faut noter que, dans les yerbes en altre et en oltre, le t de la désinence est supprimé^ parce qn'il ne pourrait se prononcer après le t qni termine également le radical. <Voyez§115,EEM. III.)

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