II. Verbes en indre
Les caractères communs à ces yerbes sont les auiyauts :
VEBBES IREÉGULIBBS EN re. — § 136 6tS 129
1** Leur parfait défini est en is : je craignis, je plaignis^ etc.
2^ Leur participe passé se termine par un t, qui remplace le d du radical : craindrre, craint ; joind-re, joint.
8** Le d du radical disparaît à la l** et à la 2® pers. du sing. de l'indicatif présent ; et, à la 3% il est remplacé par i (je crainSy tu crains, il craint),
4° Les deux dernières lettres du radical nd se changent en gn devant toutes les terminaisons commençant par une voyelle, ce qui donne à ces formes du verbe un son adouci et mouillé : craind-re, craign-ant, craign-ons, etc.
A la liste des verbes en indre, donnée au tableau de la page 114, il faut ajouter le verbe poindre :
1*» Comme verbe actif, il a le sens de piquer, mais n'est plus usité aujourd'hui que comme adjectif verbal : cTiagrin poignant, jpeine poignante. On le trouve dans un vieux proverbe : « Oignez vilain, il vous poindra; peignez vilain, il vous oindra, »
2° Comme verbe neutre, et avec une signification assez éloignée de Tétymologie (pungere, piquer j, dans le sens de commencer à paraître, il n'est guère usité qu'à Tinfinitif et au futur : « Le jour va poindre. Des que le jour poindra. »