‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 72 sur 176 · II. Verbes en indre · texte numérisé non relu

II. Verbes en indre

Les caractères communs à ces yerbes sont les auiyauts :

VEBBES IREÉGULIBBS EN re. — § 136 6tS 129

1** Leur parfait défini est en is : je craignis, je plaignis^ etc.

2^ Leur participe passé se termine par un t, qui remplace le d du radical : craindrre, craint ; joind-re, joint.

8** Le d du radical disparaît à la l** et à la 2® pers. du sing. de l'indicatif présent ; et, à la 3% il est remplacé par i (je crainSy tu crains, il craint),

4° Les deux dernières lettres du radical nd se changent en gn devant toutes les terminaisons commençant par une voyelle, ce qui donne à ces formes du verbe un son adouci et mouillé : craind-re, craign-ant, craign-ons, etc.

A la liste des verbes en indre, donnée au tableau de la page 114, il faut ajouter le verbe poindre :

1*» Comme verbe actif, il a le sens de piquer, mais n'est plus usité aujourd'hui que comme adjectif verbal : cTiagrin poignant, jpeine poignante. On le trouve dans un vieux proverbe : « Oignez vilain, il vous poindra; peignez vilain, il vous oindra, »

2° Comme verbe neutre, et avec une signification assez éloignée de Tétymologie (pungere, piquer j, dans le sens de commencer à paraître, il n'est guère usité qu'à Tinfinitif et au futur : « Le jour va poindre. Des que le jour poindra. »

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