‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 73 sur 176 · III. VerlesenicB · texte numérisé non relu

III. VerlesenicB

Le caractère commun à ces verbes est celui-ci : comme leur radical se termine par la voyelle «, on insère une s euphonique entre ce radical et les désinences, quand ces désinences cooimencent par une voyelle. Ex. : instruire ; instrui-s-ant, instruisons, quefinsirui-s-e, etc.

Cette règle s'applique aussi aux verbes faire, plaire, dont le radical est également terminé par un i.

Sont exceptés de cette règle les verbes suivants :

1"* Rire et son composé sourire, qui unissent directe-

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ment le radical aux désinences. Ex. : ri-re, riranU ri-ons, que je ri^j etc.

2** Le vieux verbe bruire n'est plus usité qu'à l'infinitif et à la îJ* pers. du sing. de Tindic. et de l'impaif. : ilbi^it, il bî'uissait L'ancien imparfait : il bruyait a disparu de la langue et le participe présent n'est plus employé que comme adjectif verbal : bruyant, bruyante.

ReSURQUES PABTICUUàBES SUR LES VERBES EN ire.

2. Le verbe dire et ses composés présentent diverses particularités :

l"" Ils suppriment au parfait défini 1'^ euphonique, qu'on trouve, par exemple, dans finstrui-SHS. De là résulte une contraction :je dis.

2° Le verbe dire et son composé redire ont tes pour désinence de la 2® personne du pluriel à l'indicatif présent, à l'impératif, comme au parfait défini (où cela est de règle). Ex. : vous dites, vous redites; dites, redites (ou retrouvera cette désinence dans le verbe irréguUer faire). Mais les autres composés de ce verbe, contredire, dédire, interdire, médire, prédire, ont à ces modes la désinence ordinaire ; Fx. : vous contredisez, vous dédisez, vous interdisez, vota médisez, vous prédisez.

[Histoire. L'usage a consacré ces irrégularités, mais on ne s'étonnera pas qu'il y ait eu, à ce sujet, quelque indécision dans leH diâérents âges de la langue. Ainsi Molière dit : Ne m'en dédites pas. (Tartufe^ III, 4).]

S** Un des composés de ce verbe (qui a également la désinence sez) redouble partout Vs euphonique : nous mau» dissous^ vous maudissez, ils maudissent; maudissons, mau^ iissez; que je maudisse ;je maudissais; maudissant. *

Sur dire se conjuguent les deux verbes suivants :

confire (j>arf. déf. : je confis; joar/ic. passé : confit); seulement la 2™® personne du pluriel de l'indicatif présent est : vous confisez;

circoncire ; ce verbe a une s au lieu d'un t au participe passé : circoncis.

VERBES IBRÉGULIEES EN re. — § 136 bÙ. 131

écrire; ce yerbe se distingue des précédents par £on parfait :f écrivis.

[Origines latines. Cette différence s'explique par rétymologie. Écrire et ses composés ne sont pas formés comme conduire et autres verbes qui viennent de ducere et de ses composés, ou bien oomme cuire (de coquere), comme construire ou détruire (venant de stru-ere). Dans ces deux derniers, le radical est terminé par une voyelle en français comme en latin ; dans les autres, il a perdu la gutturale qui terminait le radical en latin duc-erCy coqu-ere. — Dans écrire^ et autres dérivés de acriberey le b du radical est supprimé aux 3 personnes du singulier de Vindicatif présent, à la 2® du sing. de Fimpératif , à l'infinitif et aux temps ou modes qui en dérivent (futur et conditionnel), ainsi qu'au participe passé ,* mais dans les autres formes du verbe il est remplacé par une labiale douce, le t.]

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