‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 84 sur 176 · CHAPITRE VIIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIIL

§ 154. La conjonction est nn mot on nne rénnion de mots servant k joindre, à lier ensemble plusieurs mots ou plusieurs propositions. Ex. :

Pierre et Paul jouent. Il pleure et il rit en même temps,

[Etymologib. Le sens du mot conjonction est donné par le mot latin dont il vient : conjunctionerrij liaison, jonction ; de cum^ avec, et junyere, joindre.]

§ 155. On distingue^ d'après leur usage, différentes sortes de conjonctions, dont les principales sont les suivantes :

V Pour marquer la liaison : et, ni, aussi, que.

2° Pour marquer opposition : m^is, cependant, pourtantr néanmoins, au lieu que, loin que.

3** Pour marquer division ; ou, ou bien, soit, soit que.

é'* Pour marquer exception : sinon, quoique, lien qice, à condition que, à moins qm, si ce n'est que, du moins.

5® Pour comparer : comme, de même que, ainsi que.

6<* Pour ajouter : déplus, d'ailleurs, outre que, encore.

V Pour expliquer et rendre raison : car, parce que, puisque, vu qice, attendu que, selon que, c'est pourqum, c* est' à-dire.

8* Pour marquer l'intention : afin que, pour que.

9® Pour conclure : or, donc, ainsi, de sorte que, de manière que, depuis que.

10^ Pour marquer le temps : qiuind, lorsque, comme, dès que, tandis que, pendant que, après que, aussitôt que, avant que, jusqu'à ce que.

IV Pour marquer le doute ou la crainte : si, supposé que, soit qm, pourvu que, en cas qu^, de peur que.

§ 155 bis. Parmi les conjonctions, les unes sont employées dans les propositions coordonnées^ les autres dans ]q^ propositions subordonnées (Voj. §§ 172 et 173).

142 GBAMMATEB FRANÇAISE.

Page 1