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DES DIVERSES ESPÈCES DE PROPOSITIONS

§ 171. Les propositions sont simples ou composées.

On appelle propositions simples celles qui n'ont qu'un sujet, un verbe et un attribut, ces trois termes étant on n'étant pas accompagnés de compléments. Ex. :

Ce temple est mon pays.

(Racine.)

(L Les eflforts de la violence ne peuvent affaiblir la vérité.» (Pascal.)

On appelle propositions composées^ celles qui ont plus d'un sujet, d'un verbe et d'un attribut. Ex. :

La jalousie et l'émulation s'exercent sur le môme objets

(La Bruyère.)

Deux sujets, deux propositions : 1** La jalousie s'exerce...; 2^ L'émulation ^exerce...

« Charles I** était juste, modéré, magnanime, très instruit de ses affaires et des moyens de régner, j»

(BOSSUET

SYNTAXE DBS PROPOSITIONS. — § 173 14?

Quatre attributs, quatre propositions : 1^ Charles était juste; 2° Charles était modéré; etc.

§ 172. On distingue encore le^^ propositions coordonnées et les propositions subordonnées.

1® Ou bien les propositions sont mises l'une après l'autre, jointes ou non jointes entre elles par des conjonctions (^et, ou, ni, mais, or, donc^ car, en effet, d'ailleurs, etc.), de manière à rester indépendantes : ce sont des propositions coordonnées, Ex. :

L'arbre tient bon, le roseau plie, Le vent redouble ses efforts.

(La Fontaine.) c L'homme s'agite, mais Dieu le mène. >

(Fénblon.)

2** Ou bien une des propositions est dépendante de l'autre : la proposition dépendante est dite subordonnée, et l'autre s' e^p^eWe proposition principale.

§ 173. liQS propositions subordonnées les plus fréquentes sont celles qui commencent, soit par les conjonctions que, si, lorsque, soit par un pronom oa par un adjectif interrogatif ou con jonctif (^Mï", quel, quelle), Ex. : Propositions principales : Propositions subordonnées : Je ne a ois pas qu'i7 soit ici.

Cette maison est plus haute que vous ne croyez. Je ne sais pas s'il viendra.

Je ne connais pas la personne qui est vmue.

J'vjnore quelle personne est venue.

Remarque I. — Le vrai caractère de la proposition subor-* donnée, c'est de ne présenter un sens complet qpe par son union avec la proposition principale.

Remarque II. — Une proposition subordonnée peut dépendre d'une autre proposition subordonnéa

150 aBAMMAIBE FBANÇAISK.

Remarque III. On distingue plusieurs espèces de 'pTo-

positions subordonnées :

V On b;ç^qW.q prcypositions complétives, celles qui sont indispensables pour compléter le sens de la proposition principale, et qui lui sont rattachées par la conjonction g't^, dépendant d'un verbe précédent, ou par un mot interrogatif. Ex. : je ne crois pas qu il soit de retour ;]q veux qu^il obéisse; je ne sais que dire, comment répondre, etc.

2° On appelle propositions incidentes, celles qui sont jointes à la principale par un pronom conjonctif, et qui, par conséquent, lui sont moins étroitement unies que les complétives. Ex, :

— Celui V qui règne dans les deux, — 2® et de qui relèvent tous les empires; — 3® à qui seuJ, appartient la gloire ^ la majesté et V indépendance, est aussi le seul — 4® qui se glorifie de faire la loi aux rois,,. » (bossuet.)

3® On appelle propositions circonstancielles, celles qui ne font que modifier la proposition principale en y ajoutant des circonstances de cause, de temps, de lieu, etc. Elles sont rattachées à la principale par les conjonctions quand, lorsque, si, etc. Fx.:Jq viendrai grwanrf je pourrai.

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