‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 92 sur 176 · RÈGLES D'AOCORD ET DE COMPLÉMENT · texte numérisé non relu

RÈGLES D'AOCORD ET DE COMPLÉMENT

les rhgles d'accord^

et les rlghs de dépendance ou de complément

Remarque. Les mots invariables seuls ne sont pas sonmis aux premières de ces règles (les règles d'accord). '

V Règles: d^ accord.

§ 175. Les adjectifs et les participes passés, seuls ou accompagnés de l'auxiliaire être, s'accordent en genre et en nombre avec les substantifs et pronoms dont ils sont les attributs ou qu'ils modifient; les verbes à un mode personnel s'accordent en nombre et en personne avec les substantifs ou pronoms qui sont leurs sujets. Ex, :

Qu'un ami véritable est une douce chose I

(la fontaine.)

(Douce est au féminin, parce qu'il modifie chose, qui est du féminin.)

La vertu est aimée.

(Aimée est au féminin, parce que le sujet vertu est du féminin.)

Je suis content ou contente.

(On met le masculin content, si je représente un homme; le féminin contente, si je représente une femme.)

J'aime les enfants qui sont obéissants.

(Obéissants est au pluriel masculin, parce qu'il se rapporte kqui, représentant fes^^^/a7^fe, c'est-à-dire un substantif masculin pluriel.)

Nous sommes tous mortels.

(Sommes est à la première personne du pluriel, parc^ que son sujet nous est le pronom de la première personne du pluriel; totcs et mortels sont au pluriel masculin, parce que nous représente le pluriel masculin.)

§ 176. Remarque. Quelquefois les mots sont mis en rapport ensemble, non d'après les règles de la grammaire, mais d'après la pensée, c'est-à-dire qu'un adjectif, un pronom ou un verbe, au lieu de s'accorder avec le sub-

stantif auquel il se rapporte grammaticalement^ s'accorde arec un autre dont la pensée est éveillée par ce substantif . C'est ce qu'on appelle une syll&pse. Ex. :

c Quand \^ peuple hébreu entra dans la terre promise^ tout y célébrait leurs ancêtres, » (Bossuet.)

Entre le pauvre et vous, vous prendrez Dieu pour juge, Vous souvenant, mon fils, que, caché sous ce lin. Comme eux vous fûtes pauvre, et comme eux orphelin.

(Râginb.)

€ Les personnes cFespnt ont en eux les semences de tous les sentiments. » (La Bruyère.)

[Étymologie. — Syllepse vient de aûXkn^iç, compréhension.]

2° Eègles de dépendance ou de complément

§ 177. Le sujet,le verbe et l'attribut sont souvent accompagnés de mots qui en dépendent, et que l'on appelle des compléments (Voy. § 162). Les compléments sont en général joints aux différents mots dont ils dépendent par des prépositions. Ex, :

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