Quelle est Texceptîon à cette règle
452. Quand le pronom nous veut-il ses correspondants au singulier?
453. — Le pronom soi est toujoars du nombre singulier, et se dit des personnes et des choses : chacun pense à soi; l'aimant attire le fer à sol
454. — Appliqué aux personnes, il ne s'emploie qu'avec une expression vague, comme on^ chacun, personne, quiconque, etc. : On doit rarement parler dé sol Quiconque rapporte tout à soi na pas beaucoup d'amis (Acad. ) ; ou avec un infinitif : Ne YIVRE que pour soi, cest être déjà mort,
A55. — Remarque, Quoiqu'il n^y ait pas dans la phrase une expression vague, comme on, quiconque, etc., les écrivains Aaploient «oi, pour les personnes, quand il s'agit d'éviter une équivoque ; et alors ce pronom se rapporte toujours au sujet du verbe : En remplissant les volontés de son père, ce jeune homme travaiUe pour soi. — Pour lui offrirait un sens louche : on ne saurait s'il représente le fils ou le père.
456. — Le pronom leur et les pronoms lui, eux, elle, elks, employés comme compléments indirects, ne s'appliquent qu'aux personnes et aux choses personnifiées.
£n parlant des choses non personnifiées, on fait usage des pronoms en, y. Ainsi, au lieu de dire : Cette maison menace ruine, n approchez pas d'ELLE, — Ce cheval est méchant, ne LUI touchez pas. — Ces bâtiments n étant pas assez grands, je LEUR ferai ajouter une aile, on doit dire : w'en approchez pas, nY touchez pas, fY ferai ajouter, etc. ; ou bien on donne un autre tour à la pnrase, si les pronoms en et y ne peuvent y entrer.
457. — Le pronom le, qui fait la au féminin et les au pluriel des deux genres, peut représenter un substantif ou un adjectif.
458. — Quand il représente un substantif ou un adjectif pris substantivement, le pronom s'accorde en genre et en nonâ)re avec ce substantif ou cet adjectif pris substantivement :
Êtes-vous madame de Genlis 9 — Je ne /a suis pas. Ête»-yous la mère de cet enfiint ? — Je ^ sois. Êtes-vous les ministres du roi ? — Nous les sommes. Êtes-vous la malade ? — Je /a suis.
Êtes-vous les mariés ? Nous les sommes.
458, A5&. Faites connaître l'emploi du pronom soi.
iï55. La règle qui vent que soi se rapporte & une expression yague, quand il s'agit des personnes, estelle toujours observée?
456. Faites connaître remploi de /^r,et de lui^ eux^ elles, quand ils sont compléments indirects.
457, 456, 459. Faites connaître l'emploi du pronom de, représentant un substantif ou un adjectif.
SYNTAXE DES PRONOMS
459. — Quand il représente un adjectif ou un substantif pris adjectivement, le pronom est invariable, Tadjectif ne pouvant lui communiquer ni genre ni nombre {voy. n° 53) :
Madame, êtes-vous malade ? — ie. le suis.
Messieurs, êtes-vous mariés ? — Nous /e sommes. Êtes-vous miiùstres ? — Nous le sommes.
Êtes-vous mère ? — Je /e suis.
Des pronoms démonstratifs.
/i60. — On emploie le pronom ce pour î/, ils^ elle, elles, comme sujet d'une proposition dont Tattribut est un substantif ou un pronom : Je lis et je relis la Fontaine : c'est mon atiteur favori; c^est celui que je trouve le plus naturel, — Bien loin d'être des dieux, ce ne sont pas même des hommes (Fénelon). C'est conmie s'il y avait : il est mon auteur favori, IL est celui que je trouve le plus naturel, ils ne sont pas même des hommes. Cet emploi du pronom ce, généralement usité, e conforme au génie de notre langue.
461. — Devant le verbe être, on emploie souvent le pronom ce pour donner à la phrase plus de clarté et de précision; c'est pourquoi il est mieux d'employer ce pronom devant le verbe être, dans les trois cas suivants :
462. — Première règle. Lorsque la phrase commence par le pronom ce suivi d'un pronom relatif : Ce qui est certain^ c'est que le monde est de travers (Fénelon). Ce qui importe à rhomme, c'est de remplir ses devoirs (J. J. Rousseau). Ce quil y a de plaisant, c'est quil ne croit pas se tromper (Molière).
463. — Remarque. Lorsque, dans ce cas, le verbe être est suivi d'un substantif, l'emploi du pronom ce devant ce verbe est de rigueur si le substantif est pluriel : Ce quon souffre avec le moins de patience, ce sont les injustices (Th. Corneille); et facultatif si le substantif est singulier : Ce qui mérite le plus notre admiration est ou c'est la vertu.