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Que remarquez-vous sur Tenploi des pronoms possessif

même contre le bon goût, de commencer ainsi une lettre : J'ai reçu la vôtre en date du^ etc. , phrase dans laquelle la vôtre ne se rapporte à rien de ce qui précède; pour être correct, il faut dire : j'ai reçu votre lettre^ etc.

Un mauvais usage des pronoms démonstrati&i celm-ciy celleci, donne lieu à la même faute; ne dites donc pas : Celle-ci est pour vous informer que, etc.; dites : Cette lettre est pour vous informer.

klU. — Quand on dit : Le mien et le tien sont la source de TOUTES les querelles (la Rochefoucauld) ; il n'y a rien DU nôtre; les vôtres 5e sont bien battus (Académie), les pronoms possessifs sont employés substantivement, et, dans ce cas, la règle qui précède ne leur est pas applicable.

Des pronoms relatifs.

U15. — Le pronom relatif prend toujours le genre, le nombre et la personne de son antécédent : moz qui suis estimé, toi qui es estibié, lui qui est estimé, elle qui esi estimée, nous qui sommes estimé^, vous qui êtes estimés, etc. Ainsi Molière n'aurait pas dû dire : Ce nest pas moi qui se ferait prier. L'antécédent de qui est moi; qui est donc de la première personne, et Ton doit dire : qui me ferais prier, comme on dit : je me ferais prier.

476. —Remarque. L'adjectif, n'ayant par lui-même ni genre ni nombre, ne peut servir d'antécédent au pronom relatif; et au lieu de dire : Nous étions deux qui étaient du même avis, on doit dire : Nom étions deux ^we étions du même avis, en donnant pour antécédent au pronom rekUf le pronom auquel se rapporte l'adjectif; ici l'adjectif detuv se rapporte à nous. — Il n'en serait pas de même » l'adjecdf était précédé de l'article : cet adjectif, employé alors subsUmtivement (82), deviendrait l'antécédent du pronom relatif. Dites donc : Vous êtes le seul qui AIT réussi, et non qui ayez réussi II résulte de cette remarque qu'on doit dire : Nous sommes deux quiAVOiss été récompensés, et Nous sommes les deux qui ont été récompensés.

474. Peut-on employer substantivement les pronoms possessifs le mien, le tten, le sien ?

'75. Faites connaître la règle sur

raccord du pronom relatif ayec son antécédent.

476. L'adjectif peut-il servir d'antécédent au pronom relatif 7

SYNTAXE DES PRONOMS

/j77, Le pronom relatif doit être rapproché autant que possible de son antécédent, pour que sa correspondance avec ce dernier ne soit ni louche ni équivoque. Je chante ce héros QVi régna sur la France (Volt.). La paresse est wnviCE QUE les hxmmes surmontent difficilement (Marmontel). Le sénat attachait à Borne des rois dont elle avait peu à crain^ dre (MONTESQ.). D'où il suit qu'on ne doit pas dire : On trouve des maximes dans ces discours qui sont contraires à la morale. Il y a des lettres dans Pline dont le. style est admirable. Pour être correct, dites, en rapprochant les pronoms qui y dont, de leur antécédent maximes, lettres: On trouve dans ces discours des maximes qui sont contraires à la morale. Il y a dans Pline des lettres dont le style est admirable.

^78. — Remarque. Les poètes s'écartent quelquefois de cette règle pour donner plus de force à leur langage par une inversion l^ardié : La déesse, en entrant, qui voit la nappe mise. (Boileau.)

Phénjx même en répond qui Ta conduite exprès. (Racine.)

IJn prince nous' poursuit dont le fatal génie... (J. B. Rousseau.) ^

479. Qui^ complément d'une préposition, ne peut se dire que des personnes et des choses personnifiées :

Phalaute, à qui le désespoir donne encore un reste de force, élève les mains et les yeux vers le ciel. (FiiŒLON.)

Roche» escarpés, à qui je joae plains des maux que j'endure.

(Mabmont]|L.)

Pour les choses non personnifiées, on remplace qui par

lequel, laquelle : L'étude A laquelle je consacre mes loisirs;

— le cheval sur lequel /e suis monté, et non pas : U étude

, A QUI je consacre mes loisirs; le cheval sua qui je suis

monté.

480. — Les poètes n'observent pas toujours cette "règle. Soutiendrez-vous un feix sous qui Rome succombe I (GoRNsiLn* Je pardonne à la main par qui Dieu m'a (rappé. (Voltaire.)

Cette licence s'explique par la difficulté de faire entrer dans un vers hous lequel, par laquelle, duquel, etc., dont l'inélégance et le man:{ue d'harmonie ne conviennent pas à la poésie. Dans la prose, ce serait ifim qu'une licence, ce serait une faute.

477. Le pronom relatif doît-îl être plaeé près dé son antécédent?

478. Lès poètes suivent-ils toujours rigoureusement cette règle ?

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