Quel est l'emploi de qui complément d'une préposition
480. Pourquoi les poètes n'observent-ils pks toujours cette règle T
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GRAMMAUIK.
/i81. — Les pronoms qui^ que y dont, se remplacent par. tequel, duquel, pour é\iter une équivoque. Ainsi, au lieu de dire : J'ai vu le mari de votre sœur qui viendra me voir; je dois recevoir une lettre de mes enfants que /attends avec impatience; la bonté de Dieu, dont je connais la grandeur, me rassure; on dira : lequel viendra me voir; laquelle f attends avec impatience, de laquelle je connais la grandeur, attendu qu'on ne saurait si qui se rapporte à mariim à sœur, que à 'lettres .ou à enfants, et dont à bonté ou à Dieu.
'a82. — Dont marque simplement la relation : la personne Do^Tie parle. D'où exprime une idée d'extraction, de sortie : la ville D'où je viens; le péril d'où il est sorti.
l) y a des aDimaux dont rinslinct approche de rintelligence.
(BUFFOX.)
Vénus remoDta dans un nuage d'où elle était sortie.
(Fénelon.)
liSZ. — Remarque. Quand le verbe qui suit exprime l'idée d'être issu, A'être né, c'est dont et non pas d'où qu'il faut employer : la famille DO^T elle sort, (Acad.)
Je jure par le ciel, qui me voit confondue.
Par ces grands Ottomans dont je suis descendue. (Racine.)
UVa. — Les phrases suivantes présentent une mauvaise onstruction :
La pluralité des dieux est une chose ^u'on ne peut s'imaginer qui ail été adoptée par des hommes de bon sens.
Ce si un procès ^«'on a cru ^u'on perdrait.
C'est une entreprise ^ue je ne peux croire qui roussira.
Ces que, qui, en cascades, rendent le sens obscur, en embarrassant la phrase de mots inutiles. Pour être correct et clair, il faut prendre un autre tour qui fasse disparaître, dans chaque phrase, un des mots qui, que, et dire : La pluralité
Û8i. Pourquoi ^t, qtue, dont, se remplacent-ils par lequel, duquel?
ft82. Quelle différence entre dont et d'oit?
&83. Quel est celui de ces deux mots qu'il faut employerquand le verbe
suivant exprime ridée d'ôtre issu, d*ètre né?
48^. Pourquoi cette phrase est-elle mal construite : La pluralité des dieux est une chose qu'on ne peut s'imaginer qui ait été adoptée par des hommes de bon sens !
SllN'lAXE DES PRONOMS.
des dieux est une chose quon ne peut s'imaginer avoir été adoptée par des hommes de. bon sens. — C'est un procès quon a cru perdre, — Cest une entreprise à la réussite de laquelle je ne puis croire.
Des pronoms indéfinis.
485. — On, masculin et singulier de sa nature, devient féminin quand il s'applique spécialement à une femme, et pluriel lorsque le sens indique évidemment qu'il désigne plusieurs personnes; alors l'adjectif et le participe qui se rapportent à on prennent la marque du féminin et du pluriel : Quand on est mariée, on nest pas toujours maîtresse de ses actions. — On nest pas heureux, lorsqu'on s'aime tendrement, et qu'on est séparés.
Û86. — Au lieu de on, il vaut mieux employer l'on pour éviter certaines consonnances désagréables, qui ont lieu principalement après et, si, ou : et l'on dit, si ton voit, ou l'on verra. Cependant on doit faire usage de on devant le, la, les, lui : et^on le dit, si on la voit, ou on la verra, pour éviter la répétition désagréable de l'articulation /. '
U%1. — Au commencement d'une phrase, on préfère généralement on à l'on, parce qu'alors il n'y a aucune mauvaise consonnance à éviter.
ZiSS. — Chacun précédé d'un pluriel prend après lui, tantôt son, sa, ses, et tantôt leur, leurs.
489. — Chacun prend son, sa, ses, quand il est après le complément direct, ou que le verbe n'a pas de complément de cette nature :
Ils ont apporté leurs offrandes, chacun selon ses moyens. Les deux rois se sont retirés, chacun dans sa tente. Ils ont opiné, chacun à son tour.
490. — Chacun prend leur, leurs lorsqu'il précède le complément direct :
Ils ont apporté, chacun, leurs oOrandes.
Us ont donné, chacun, leur avis.