‹ Nouvelle grammaire françaiseChapitre 165 sur 247 · Quel aniiliaire prend rester · texte numérisé non relu

Quel aniiliaire prend rester

DE L*EHPLOI DES TEMPS HE £.'mm€ATIF ET DU COCiDITIONIîEi.

5/i^. — Le présent s'emploie à la place du passé pour rendre la narration plus vive, plus aaimée :

J'ai vu, seigneur, j*aî vu votre malheureux fils .

Traioé par les chevaux que sa main a nourris.

II veut les rappeler, et sa voix hs^ effraie, (Racins.)

5k9. — Il faut alors que tous les verbes qui sont dans la même phrase, et qui expriment une Mée de passé, soient au présent. Ainsi on ne du*a pas : // provoque son adversaire^ s'élance sur lui et le terrassa; ni : Tandis que le cardinal Mazarin gagnait des batailles sur les ennemis de Vh tat, les siens combattent contre lui, la grammaire exige : Ilprovoçue son adversaire^ s*élance sur lui et le terrasse. — Tandis que le cardinal Maza7*in gagne des batailles contre les ennemis de Vb tatf les siens combattent contre lui,

550. — Vimparfaitj exprimant un temps passé, ne doit pas s'employer :

i* Pour une action qui a lieu k Tinstant de la parole; on ne dira donc pas : J'aiœppris qttevùtis étiez à Paris^ si la personne y est encore; ii faut dire : J'ai appris que vous êtes à Pans.

2° Pour une action qui a lieu dans tous les temps, comme une maxime, un axiome. D*où il suit qu'on ne doit pas dire : Je vous ai dit que la sagesse /'emportait sur les richesses. Je vous ai démontré que la terre ÉTAIT ronde. La chose étant toujours vraie, ayant toujours lieu, c'est le présent qu'il faut employer : Je vous ai dit que la sagesse Remporte sur les richesses. Je vous ai démontré que la terre ^sn: ronde. L'imparfait exprimerait tout le contraire de ce qu'on veut dire, il indiquerait que la sagesse a été si^iérieure aux richesses» et qu'eue a cessé de l'être; que 4a terre a été Vonde et. qu'elle ne l'est plus.

5éi. — Le passé indéfini désigae utt ten^ passé, soit entièrement écoulé : J'ai reçu une lettre Pennée dernière^ le mois passée la semaine dernière, hier; soit qu'il en reste

548. A la place de quel autre ttmps emploie-t-on le présent f

540- Pourquoi ne dit-on pas r // provoque son adversaire, s^V^laitce sur iui et le terrassa f

55e;. Quelles sont les de^ux circon stasceS' où l*on ne doit paa em* pioyer l'itt^arfait de riMUcatif ?

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