A quelle observation donnest
lieu les participes eu eidoiméuiiviB de è et d'un infinitif!
;«.QueU6 remarque y a^XrU k faite sur le participa placé après le peu?
SYNTAXE DU PARnOPË PASSÉ. 171
Le peu signifie ici une petite quantité, car il y a en de l'affection de témoignée : le qvsy comjrfément ëii^ect^ r^résente conséquemment le substant^a/^c^on, et le participe se met au féminin singulier.
Le pfeu d^affection que tous hii ayez témoigné Ta découragé.
Ici le peu signifie le manque^ car sans le défaut d'affedion, il ne serait pas découragé; le que, complément direct, représente conséquemment le peuy mot masculin sijiguller, et le participe adopte le genre mascîilin et le nombre singulier; D'où résulte cette règle :
627. — Le participe précédé de le peu varie lorsque le sens permet de supprimer le peu^ et reste invariable lorsque cette suppression ne peut avoir lieu. Dans le premier exemple, on peut dire : L'affection que vous lui avez témoignée lui a rendu lecauraffe, accord; dans le second, on nesauraitdire : L'affection que vous lui avez témoignée l'a découragé; point d'accord.
628. — Septième remarque. Le pronom en, mot vague, qui signifie de cela^ étant toujours employé comme complément indirect, ne peat exercer aucune influence sur le participe. Ainsi on écrira, en parlant de fruits, j'en ai mamgé, et en parlant de lettres, j'en ai reçu. Ces phrases sont elliptiques; c'est comme s'il y avait : j'ai mangé une certaine quantité de cela (de fruits), j'ai reçu un certain nombre de cela (de lettres), et les participes mangé^ reçu^ sont invariables, parce que kurs compléments directs , une certaine quantité^ un certain nombre, ne sont pas exprimés.
II a des troupes, et U m a demandé aux autres peuples de la Grèce.
Hélas I j^étais aveugle en mes vœux aujourd'hui :
Ten ai fait contre toi, quand j'«n ai fait pour lui. (Gorhulls.)
Mais on dira avec accord : Nous les en avons informés; il noue en a blâmés; V opinion que j'en avais^ conçue.
Elle s'en est vantée assez publiquement
Rendez grâces au cid qui nout en a vmgis, (Racihe.}
attendu que les participes informés^ blâmés^ conçue^ vantée, vengés^ sont précédés de leurs compléments directs les, nottf , que, se, nous.
(^7. Gomment reconnalt-on mécaniquement lavarii^bilité ou l'invari»*
bllitô du participe précâdé de le peu ^ 6S8. Le pronom en peut-V ûtiverarier le participe ?
628 bis. — Le pronom en, complément indirect d*un adverbe, comme combien, autant j plus, etc. , forme avec cet adverbe le complément direct d*un verbe actif, ou d'un verbe pronominal formé d'un verbe actif. Ce complément direct combien en, autant en, mis pour combien de cela, autant de cela, étant du masculin et du singulier, ne saurait faire varier le participe ; c*est pourquoi on écrit avec le participe invariable, en parlant de personnes : Combien il en a trompé; et en parlant de fleurs : Autant il en a cueilli, autant il en a donné. C'est donc à tort que Racine a dit :
Ah I malheureux, combien j'en ai déjà perdus !
629. — Huitième remarque. Coûté et valu, quoique participes de verbes neutres conjugués avec avoir, sont quelquefois susceptibles d'accord : c'est lorsque les verbes coûter et valoir sont employés activement Or, coûter est pris activement quand il signifie causer, exiger, et valoir lorsqu'il a le sens de procurer, rapporter. Ainsi l'on dira avec accord ;
Les peines que cette affaire m'a coûtées, c'est-à-dire, m'a causées. Les honneurs que cette place m'a talus, c'est-âMlire, m'a procurés»
parce qu'ici coûter et valoir sont actifs, et précédés de leur complément direct que, pour peines et pour honneurs. C'est ainsi que s'expriment nos bons auteurs :
Après tous les ennuis que ce jour m'a coûtés,
Ai-je pu rassurer mes esprits agités ? (Racine.)
Vous n'avez pas oublié les soins que vous m'avez coûtés depuis votre eo^ce. (FârBLON.)
Que d'éloges lui a valus sa conduite noble et généreuse l (Thomas.)
Mais on dira avec le participe invariable :
Cette affaire m'a coûté une peine infinie.
Ce travail m'a valu une gratification,
attendu que les compléments directs une peine infinie, une gratification, sont après les participes coûté, valu.
629 bis. — Le participe passé est soumis aux mêmes règles d'accord que l'adjectif et le verbe :
l"* Quand il est précédé de ^deux. substantiis synonymes : Une bravoure, une valeur estimée, accord avec le dernier
628 bis. Que remarquez-vous sur le pronom en complémontindirect d'un adverbe?