Comment reconnalt-on méca-f ment direct
niquement que le participe suivi immédiatement d*un infinitif est précédé ou suivi de son complé-
SYNTAXE DU PARTiaPE PASSÉ.
Ck)mme on ne peut pas dire : je les ai vus repoussant par les ennemis; il nom a entendus blâmant à came de notre imprudence; ils se sont vm maltraitant, point d'accord : l'infinitif qui suit est le complément direct du participe.
620. — Le participe fait suivi d'un inGnitif fait exception à ce qui précède; il est toujours invariable, parce que ce participe et l'infiiMtif qui suit présentent un sens indivisible, et ne forment pour ainsi dire qu'un seul verbe; de sorte que le complément direct n'appartient ni à fait ni à l'infinitif, mais aux deux verbes réunis. Exemples : Louis XI fit taire ceux qu'il avait fait parler si bien.
Le négoce qui ravait fait fleurir, servit à la rétablir. (Buffon.)
621. — L'infinitif est quelquefois sous-entendu à la suite du paiticipe des verbes pouvoir, devoir, vouloir :
Je lui ai rendu tous les I ^"« J>? ''"' sous-entendu lui rendre. services i ^® ^ ''"» sous-entendu /«« rendre.
{ que j^ai voulu, sous-entendu lui rendre,
^Et dans ce cas, le participe reste invariable, parce qu'il a ^pour complément direct l'infinitif sous-entendu.
622. — Remarquez que les participes dû et voidu sont variables dans ces phrases : il m'a payé les sommes qutl m'a DUES; il veut fortement les choses qu'il a une fois voulues,
' attendu qu'il n'y a point ici d'infinitif sous-entendu, et que le participe a pour complément direct le que relatif qui précède.
623. — Cinquième remarque. Lorsqu'il y a une préposition entre le participe et l'infinitif qui suit, le participe peut de même avoir pour complément direct le pronom qui précède ou l'infinitif suivant : d-ans le premier cas, accord; dans le second, point d'accord.^
Ainsi on écrira avec le paiticipe variable :
Les personnes que pavais engagées à vous voir, sont ici.
Il nous a priés de lui écrire.
Ils se sont proposés pour raccompagner.
Nous avons engagé qui à vous voir? les personnes, représentées par que; — il a prié qui de lui écrire ? nom; — ils ont
620. Pourquoi le participe fait suivi immédiatement d'un infinitif reste-t-il toujours invariable?
021. Quels sont les verbes après le participe desquels l'infinitif peut ôtre sous-entendu
622. Citez des exemples où dû et voulu sont variables, et dites pourquoi.
623. Faites connaître la règle sur le participe suivi d'une préposition et d'un infinitif.
GRAMIiA.mE.
proposé qui pour les accompagner 7 se, eux. Que^ nous^ se, sont donc les compléments directs des participes engagées, priés, proposés, et comme ils les précèdent, accord. Mais on écrira sans faire Tarier le participe :
Les personnes que j^avais désiré de voir, sont ici.
Il nous a recommandé de lui écrire.
Hs se sont proposé de raccompagner. ^
J'avais désiré quoi? de voir les personnes; — ife nous a recommandé quoi? de lui écrire; — ils ont proposé à eux quoi? de raccompagner. De\om les personnes, de /mi êckire, de Raccompagner, sont donc les compléments directs de» participes désiré, recommandé, proposé; et comme ite sont aprèsv point d'accord.
62i^. — Il faut r^aiarquer que l'accord a toujours Ueu lorsque le participe est précédé de deux compléments directs, comme dans cette phrase : Les livres qu'iVnous a priés de lui prêter; dans ce cas, le complément direct énoncé le premier appartient à l'infinitif, et le second est sous la dépendance du participe, auquel il communique l'accord.
025. — Observation, Avec les participes ett et domn/i suivis de la préposition à et d^un infinitif, le complément direct qui précède peut appartenir au participe comme à Pinfinitif ; d^où il résulte que les participes eu, donné, peuvent alors s'écrire variables aussi bien qu'invaria* blés. Exemples : Les obstacles que j*cd bus à surmonter, e^est-è^4tre^ j'ai eu des obstacles à surmonter» — Les obetioûie» que j'ai eu à suv^ monter^ cfest-à-dûre, j'ai eu à surmonter des obstacles. — Les leçons qu'on m'a DOKNiâBS à apprendre, c'està-dire, on m'a donné des leçons à apprendre, — Les leçons qu'on m'a donné à apprendre, c'est-à-dire, on w}a donné à apprendre des leçon»,
626. — Sixième remarque. Le peu étant suivi d'un participe, a deux significations : ou il signifie une petite quantité, ou il veut dire le manque.
Dans le premier cas, c*est le substantif placé après h peu qui détermine l'accord. Dans le second cas, au contraire, c'est avec le peu, et non avec le substantif qui suit, que l'accord se fait Exemples :
Le peu d'affection que tous lui avez témoignée lui a rendu le eonrage.
^2&. Qu'arrive- t-il quand le participe suivi d'une préposition et d'un infinitif est précédé de- deuxHSSd complémenta direets ?