‹ Nouvelle grammaire historique du françaisChapitre 79 sur 112 · LB VERBE · texte numérisé non relu

LB VERBE

TauxiliairQ étrey on se servait» comme pour la, voix active, de ûeicions ajoutées au radical du verbe *

*» Le latin n'avait qu'un seul temps pour le prétérit ; tout en le conservant, nous en avons créé un autre avec Tauxiliaire être ou Vauxiliaire amir et le participe passé. A côté de «je chantai », nous avons eu ainsi : « j'ai chanté » « A côté de « je vins »» nous avons eu : « je suis venu ».

3"* Les flexions de notre imparfait du subjonctif viennent des flexions du plus^ue-parfait latin, qui ont ainsi changé de valeur.

4"* Le futur a été refait. Les flexions du futur latin avaient l'inconvénient de se confondre avec celles de plusieurs autres temps, à la suite de la transformation régulière des sons qui les composaient ^ Pour prendre un exemple, abU du futur de la première coi^ugaison devait, par l'application insensible des lois phonétiques, se confondre avec avit du prétérit : ces deux flexions auraient été représentées par la même flexion française, a. Comme il importe cependant que le prétérit soit distinct du futur^ il fallait modifier l'un des deux temps. C'est le futur qui a été refait. Le nouveau futur se compose de l'infinitif du verbe soudé à l'indicatif présent de l'auxiliaire avoir : « je chanter-ai » équivaut à «j'ai â chanter ».

5<^ En disant « j'ai d chanter », on était naturellement amené à dire aussi « j'avais à chanter », c'est-à-dire à exprimer le futur élans le passé par un temps composé de l'infinitif du verbe et de l'imparfait de l'auxiliaire avoir ^.

1 . Toutefois, plusieurs temps du passif étaient déjà périphrastiques en latin.

S. C'est une raison semblable qui a amené la substitution des flexions du plus-que-parfait du subjonctif à celles de Fimparfait.

3. Les Latins exprimaient le même temps à Taide du participe futur (temps latin à flexion) et de l'imparfait de l'auxiliaire êtrcj comme si on disait ; « J'étais devant chanter. »

Telle est en effet Torigine de notre conditionnel. « Je chanter-ais » est une forme contracte pour « je chanteravais ». Le conditionnel a encore la valeur d'un simple futur dans le passé lorsqu'on dit par exemple : « je savais qu'il viendrait ». Mais ce temps a pris en outre une valeur modale, que nous expliquerons dans la Syntaxe.

6"* Plusieurs temps flexionnels du latin out été remplacés par des temps composés, formés avec le participe passé et différents temps de l'auxiliaire avoir ou de l'auxiliaire être. Nous avons déjà signalé les temps de la voix passive, et le prétérit composé, qui s'est, non pas substitué, mais ajouté au prétérit flexionnel. Le pi us-que-parfait de l'indicatif, le futur passé,, le prétérit et le plus-que-parfait * du subjonctif, l'infinitif passé, ont été entièrement remplacés par des temps composés, ce qui rendait la conjugaison plus facile.

358. — Le latin avait quatre conjugaisons. Nous n'avons plus que deux conjugaisons vivantes, susceptibles de former des verbes nouveaux, la conjugaison en er et la conjugaison inchoative en ir. La première vient de la conjugaison latine en are. La seconde se rattache à ceux des verbes de la conjugaison latine en ère qui prenaient la syllabe inchoative isc devant toutes leurs flexions : toutefois plusieurs temps, comme l'infinitif, dérivent de la conjugaison en ire. Une troisième conjugaison française qui est entièrement morte, et dont les vert)es ont l'infinitif en ir, oir ou re, résulte de la fusion des autres conjugaisons latines .

1. Le plus-que-parfait flexionnel du subjonctif latin est devenu, nous Tavons dit, un imparfait français.

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