LE VERBE
GÉNÉRAUTÉS
Avant d'examiner séparément chacune des conjugaisons françaises, nous signalerons les points qui leur sont communs.
Flexions du participe présent et du gérondif.
359. — La flexion ant du participe présent {chantSLtkt =s qui chante) et du gérondif {en chantBnt), qui est devenue commune à toutes les conjugaisons françaises, appartient en propre à la première conjugaison latine. Elle dérive des flexions latines antem du participe présent, et ando du gérondif. D'après les lois phonétiques, ces deux flexions devaient se confondre, par suite de la chute de Vm finale et des voyelles atones, et de la transformation régulière du d devenu final en t.
Flexions onsy ions, ez, iez, ent.
360. — La flexion onSy qui caractérise la première personne du pluriel des temps de toutes les conjugaisons, à Texception du prétérit, a été substituée aux difiFérentes flexions que le latin employait pour cette personne. Elle dérive de la première personne du pluriel de l'indicatif présent du verbe être, « sumus », qui a produit sommes^ et par abrègement sons. La forme allongée a prévalu pour le verbe être^j et la forme abrégée pour les autres verbes. Cette dernière est d'ailleurs plus conforme aux lois ordinaires de la phonétique; car, en principe, il ne doit pas y avoir de voyelle d'appui entre m et s.