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LA COUR IMPÉRIALE

Dès çuii jugea $on tmtwoir solidemenl èlahli, .Vopo/f'on «n rehaussa k pnstige t>ar un hue. une magrufifenct çuU itechue. Les fêtes, les cérémonies, les parades de toutes sortes se multiplièrenti, ta costumes officiels furent somt>tueux, tom de la Cour imfxriale et la splendem àe aon Séœr furent de nature à tatisfoirt le .

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LA SALLE DU TRONE A FONTAINEBLEAU, e Bien qut Vaminagtmail dt cttte salle ail élé exéculé uir les dessins de David, il est plutôt lourd et disgracieux, tout stiécialemenl le trône en bois doré avec ses tiesantes franges d'or et son dossier rond. La draperie tombant du dais est en velours violet semé d'abeilles d'or. (cL NEURDEIN.)

LE PETIT SALON DE MARIE-LOUISE A FONTAINEBLEAU. t> D'une décoration beaucoup plus artistique, le petit talon de Marie-Louise est un joli spécimen du style Empire. Le meuble relativement léger, les tentures d'une belle harmonie, l'aménagement de la pièce font honneur au goût de l'impératrice, (cl. hachette.)

Cependant, l'Imagination était en lui aussi prodigieuse que l'intelligence. « Je ne vis jamais que dans deux ans, » disait-il. Son règne fut en grande partie consacré à tâcher de réaliser le plus qu'il put des rêves de son imagination. Ces rêves, révélés par luimême dans maintes conversations, faisaient de l'Empire français «, la mère patrie des autres souverainetés » ; de Napoléon, l'héritier de Charlemagne, le chef suprême de l'Europe, distribuant les royaumes à ses généraux, « ayant pour officiers les rois » et pour lieutenant spirituel le pape. Paris deviendrait « la ville unique », où les « chefs-d'œuvre des sciences et des arts, tout ce qui avait illustré les siècles passés serait réuni » ; ce serait la capitale des capitales et « chaque roi d'Europe serait forcé d'y bâtir un grand palais » qu'il viendrait habiter au jour du couronnement de l'Empereur des Français.

A cette imagination débordante s'ajoutait la passion de la gloire et du pouvoir, une passion démesurée qui lui faisait trouver l'Europe « une taupinière » où rien de grand n'était possible. Il regrettait « d'être venu trop tard » et de n'avoir pas vécu dans ces temps anciens où « Alexandre, après avoir conquis l'Asie, s'annonçait au peuple comme fils de Jupiter et était cru de tout l'Orient ». Le pouvoir, il le voulait tout entier, sans partage aucun ; il n'admettait même pas que quelqu'un auprès de lui pût seulement songer à le convoiter. Cette passion jalouse de la toutepuissance ne cessa de grandir jusqu'à la catastrophe finale. Aussi, tandis qu'au début de sa carrière, au temps du Consulat, il avait cherché à s'entourer de tous les hommes de mérite et sollicité leurs avis, à partir de 1 808

il n'admit plus de conseillers. Il ne voulut dans toutes les fonctions que des serviteurs soumis, incapables d'initiative, exécuteurs aveugles de ses volontés : en sorte qu'il écarta les vrais talents et que dans la dernière partie de son règne, il gouverna réellement seul la moitié de l'Europe.

Cette tâche colossale, il la remplit grâce à une puissance de travail presque surhumaine. Lui-même disait qu'il n'avait jamais connu la « limite de son travail ". Il travaillait rarement moins de dix-huit heures par jour, à peu près sans relâche. La nuit, pouvant s'endormir ou s'éveiller à volonté, il interrompait les trois ou quatre heures qu'il donnait au sommeil pour se lever et travailler. Marchant à grands pas dans son cabinet, il dictait ses ordres d'un ton bref et impérieux, si vite que les secrétaires parvenaient difficilement à noter la moitié de ce qu'il dictait. On comprendra bien quel prodigieux labeur accomplit Napoléon si l'on considère qu'on a publié, en trente-deux volumes, vingt-trois mille pièces de sa correspondance, et qu'il reste cependant encore, dispersées dans les archives, près de cinquante mille lettres dictées par lui.

LA MONARCHIE IMPÉRIALE, a 0 L'Empcreur comme jadis le roi fut entouré d'une hiérarchie de grands personnages dont les titres furent la plupart empruntés à l'ancienne Cour, grands dignitaires, maréchaux de France, colonels-généraux de la cavalerie, grands officiers de la couronne. Tous n'étaient d'ailleurs que personnages d'apparat et aucune autorité réelle ne fut attachée à leurs titres.

La Cour impériale fut aussi brillante que l'ancienne

CODE NAPOLÉ

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