‹ Nouvelle histoire de FranceChapitre 111 sur 227 · ARCHIDUC CHARLES D'AUTRICHE · texte numérisé non relu

ARCHIDUC CHARLES D'AUTRICHE

Gravure de Audoin (Bibl. Na(.). Û Frère de l'empereur François. Napoléon^ quiVavaiteupour adversaire dès 1797,ledéclarait " Useulhomme de guerre de l'Autriche ».

FELD-MARÉCHAL KOUIOUSOF (1745-1813). TSAR ALEXANDRE 1" (1777-1825). Dessin de

Portrait anonyme (Bibl. Nat.). à Le vaincu d^ Auster» Boule.d'après G. Dawe(BibI.Nat.). à L'allié, puis le

lilz et delà Moskowa, mais qui prit sa revanche pendant rival et le plus redoutable adversaire de Napoléon;

la retraite de Russie qu'il sut transformer en débâcle, physionomie complexe d'ambitieux et de mystique.

LEIPZIG. /H 0 Alors s'engagea la lutte décisive entre Napoléon et l'Europe. Les alliés disposaient de 500 000 hommes en trois armées : une armée autrichienne dont le chef fut Schwarzenberg, une armée prusso-russe avec Bliicher, une armée suédo-russe, commandée par Bernadotte.

Avec 70 000 hommes, à Dresde, Napoléon réussit encore à repousser les 1 50 000 Autrichiens de Schwarzenberg. Mais ses lieutenants étaient battus, en Silésie par Bliicher, en Brandebourg par Bernadotte. Pour ne pas se laisser déborder, il se retira sur Leipzig. Adossé à la rivière de l'Elster, il soutint là, pendant quatre jours, du 1 6 au 1 9 octobre, avec 1 55 000 hommes, l'assaut de 300 000 coalisés. Ce fut la plus colossale

bataille de l'Empire. Les Allemands l'ont appelée la « bataille des nations ". Français et Alliés mettaient en ligne 2 000 canons. Malgré la trahison des troupes saxonnes qui, dans la troisième journée; au milieu du combat, abandonnèrent leurs positions et passèrent à l'ennemi, les coalisés n'avaient pu entamer l'armée française, quand, le 18 au soir, les munitions commencèrent à manquer. Il fallut se retirer. La retraite s'opéra par un pont unique, dans la nuit et le brouillard. Le 19 au matin, la bataille continuait encore, quand un sapeur fît par erreur sauter le pont, alors que toutes les troupes n'étaient pas encore passées. Les Alliés ramassèrent 250canons et 20 000 prisonniers. Mais ils avaient eux-mêmes 60 000 hommes hors de combat.

MARÉCHAL BLUCHER (1742-1819), par Gebauer

(Musée Hohenzollem. Berlin), a Soldat énergique àqui

son ardeur avait valu le surnom de " Maréchal Vorwaerts »

(Maréchal En Avant). (cL. soc. PHOTOC. BERLIN.)

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