‹ Nouvelle histoire de FranceChapitre 161 sur 227 · J\]LL£MAM>£S · texte numérisé non relu

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ferme, luttèrent avec une énergie désespérée pour barrer la route d'Amiens. Après des combats furieux qui se poursuivirent jusqu'au 4 avril, l'offensive allemande stoppa brusquement. La première phase de la grande bataille finale était terminée.

En dix jours, les Allemands avaient avancé de 60 kilomètres, écrasé une des armées britanniques, ramassé près de 90 000 prisonniers et un immense butin, pris Bapaume, Péronne, Noyon et Montdidier. Leur victoire était donc incontestable, elle n'était pas cependant la victoire décisive à laquelle ils aspiraient. Ludendorfî s'était proposé de séparer d'un seul coup l'armée britannique de l'armée française : or, bien loin d'avoir été disjointes, les deux armées alliées se

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trouvaient maintenant plus étroitement mues sous la direction de Foch.

BATAILLES DES FL^DRES ET DE L ILE- DE-FRANCE, a a D'autres bauilles succédèrent à la bataille de Picardie, toutes montées par Ludendorff sur le même tj-pe — exploitation à fond de la surprise initiale — , Il ne s'agissait de rien moins, expliquait un critique allemand, que de '- mettre en ruines le système de défense franco-britannique et de consommer les forces vivantes et matérielles qui s'y trouvent enfermées >'.

Le 9 avril, le front anglais fut de nouveau rompu en Flandre entre Ypres et Béthune et les Allemands foncèrent en avant, en direction de Calais. De nouveau les Français accoururent à la rescousse ; la poussée allemande fut arrêtée sur les monts de Flandre (27 avril). Mais l'armée britannique avait reçu de tels coups qu'elle (xtuvait être provisoirement considérée comme hors de combat.

En Flandre et en Picardie, les plans de Ludendorfî avaient été déjoués p)ar la promptitude de la parade française. La France restait le « princiftal adversaire »

UNE RE.\11S£ DE lANkS. a En Il'lS. l'armée franioise reçut un millier de chan

d'assaut légers du type Renault tjui jouèrent dans la bataille un râle prépondérant . Les

chaTs sont toignemement abrités sous des hangars débonnmra poar éthapper à la Poe

des aviattstrs ennemis.

LA VICTOIRE ET LA PAIX

MARÉCHAL FOCH, Co-nmandant en CW cks Armfei Alliée» en France.

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qu'il s'agissait maintenant d'abattre. Le 27 mai, par un nouveau coup de surprise, les Allemands enfoncèrent le front français — démuni de réserves — entre Soissons et Reims, au « Chemin des Dames », et, franchissant l'Aisne, poussèrent] usqu'à la Marne à 65 kilomètres de Paris. L'effet moral fut immense : c'était la première grande défaite qu'eût subie la France depuis Morhange.

Ludendorff voulut la compléter en réduisant le grand saillant français de Compiègne et Villers-Cotterets : ensuite viendrait une manœuvre concentrique et décisive en direction de Paris, — le coup de grâce final. Le 9 juin, l'attaque allemande se produisit sur l'Oise : elle n'obtint cette fois qu'un demi-succès et dès le II, avant d'avoir atteint Compiègne, elle était arrêtée net par une contre-attaque française.

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