‹ Nouvelle histoire de FranceChapitre 45 sur 227 · JU · texte numérisé non relu

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NOlIVFLl-F lIISTOlRn DE FRANCE

rOSTRAIT D'ANNE DE MONTMORENCY, par FrançD:. Clourt (Mui« de Chantilly), à Ami d'enfance de François I'^', Montmorencu lut en fait U chef du gouvernement jusqu'à l'année 1541 oit il fut disgracié. ; il te redevint sous Henri 11 tiendanl toute la durée du règne. C'était d'aillears un homme de guerre médiocre, et Qui mena l'armée franfoise au désastre de Saint-Quentin, (cl; GIRAUDON.)

de la victoire qui leur ouvrait la route de Paris (aoijt 1557). Le duc de Guise vengea cet échec : en plein hiver, concentrant soudain ses troupes devant Calais, il enleva de vive force en quatre jours les forts et la citadelle ; deux jours après il faisait capituler la ville même où les Anglais étaient établis depuis deux siècles (6 janvier 1558).

PAIX DE CATEAU-CAMBRÉSIS. 0 a \^^ négociations furent alors entamées ; elles aboutirent h la signature du traité de Cateau-Cambrésis (3 avril 1559). Par ce traité auquel participèrent les souverains de France, d'Espagne et d'Angleterre, le roi de France renonçait à toute prétention en Italie où il ne gardait que quelques places fortes au pied des Alpes. Il rendait la Savoie et le Piémont, mais il conservait au nord Toul, Metz et Verdun ; l'Angleterre lui abandonnait Calais.

Le traité de Cateau-Cambrésis stipulait en outre comme gage de réconciliation définitive le mariage de Philippe II, veuf de Marie Tudor. avec la fille d'Henri II. A l'occasion de ce mariage de grandes fêtes furent célébrées à Paris. Au cours d'un tournoi auquel Henri II prenait part, la lance de Montgomery, capitaine des gardes, s'étant brisée sur le bouclier du roi, un éclat de bois l'atteignit à l'oeil : Henri mourut quelques jours après de sa blessure.

RÉSULTATS DES GUERRES D'ITALIE. 0 0 Ainsi les guerres d'Italie entreprises pour s'assurer la possession du royaume de Naples et du Milanais, abou-

PORTRAIT DE PHILIPPE 11, par Titien (Gakrie Caraini à Rome), a Extmié

par le Titien en 1550, ce portrait est antérieur à l'avènement de Philippe II (1556).

Le futur roi d'Espagne héritier des ambitions et de h foi rigide de son père Charles-Quint,

a ici une trentaine d'années, (cl. anderson.)

tissaient à la reprise de Calais, à l'annexion de Metz, Toul et Verdun. Pareil résultat était, en apparence, illogique : en fait, l'annexion des Trois Evéchés était la conclusion naturelle des leçons de la guerre.

Pendant que les Français couraient les aventures en Italie, la frontière du nord avait été quatre fois forcée ; l'ennemi, traversant la Champagne et la Picardie,

avait pu arriver jusqu'à cinquante kilomètres de Paris. Dès lors, il était clairement apparu que Paris, la tête et le cœur du royaume, se trouvait, tant la frontière était proche, à la merci d'une bataille perdue et d'une marche audacieuse de l'ennemi. Il fallait donc l'éloigner de la frontière par l'agrandissement du royaume. De là l'occupation de Metz, de Toul et de Verdun : « Emparez-vous doucement des susdites villes, disait à Henri II en 1552 le maréchal de Vieilleville, qui seront un inexpugnable rempart pour la Champagne et la Picardie. — Ce sera, ajoutait-il, un beau chemin et tout ouvert pour enfoncer le duché de Luxembourg et les pays jusqu'à Bruxelles ; plus, vous faire maître à la longue de tant de belles et grandes villes que l'on a arrachées des fleurons de votre couronne, et de recouvrer pareillement la souveraineté des Flandres que l'on vous a si frauduleusement ravie, qui appartient aux rois de France il y a plus de mille ans et de toute immémoriale ancienneté. »'

Le maréchal de Vieilleville traçait ainsi le programme d'une politique dont Henri IV, Richelieu, Louis XIV, le Comité de Salut public devaient tour à tour, pendant deux siècles, poursuivre la réalisation. Cette politique consistait à faire rentrer dans la France tous les pays qui avaient autrefois fait partie de la Francie, par conséquent d'y faire rentrer la Francie orientale, l'antique « Austrasie », et, plus haut dans le passé, tous les territoires enfermés par le Rhin, frontière naturelle de la Gaule.

Le traité de Cateau-Cambrésis consacra les premiers résultats dune politique nouvelle, la politique des limites naturelles.

CANON DE L'ÉPOQUE DE HFNRl

LA COUR EN VOYAGE (Florence, Musée archéologiqu'^). 0 Tapisserie exécutée à Engbien refyrésenfant le voyage de la Cour à travers le royaume de 1574 à 1576. Au premier plan, Henri lll à cheval, avec les personnages de la Cour; au second, une litière portant Catherine de Médicis Au fond, le château d'Anet. Au temps d'Henri /// au temps de Franco' f I"^ leroiet ia Cour navaiznt pas de résidence fixe et menaient assez souvent une vie nomade . (cL. ALINARI.)

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