GUERRE DE LA LIGUE D'AUGSBOURC
^ 0 Louis XIV, sans un allié, eut à faire tête à 1 Europe entière. La guerre dura neuf ans, soutenue sur toutes les frontières, aux Pyrénées, aux Alpes, sur le Rhin et aux Pays-Bas.
Les armées françaises soutinrent vaillamment le choc et eurent presque toujours l'avantage. Louvois réunit plus de 200 000 hommes. A défaut de Turenne et de Condé, la France avait Luxembourg et Catinat. La flotte était commandée par un officier de grand mérite, Tourville, et les ports français comptaient de hardis corsaires, comme Duguay - Trouin et
Jean-Bart dont les exploits sont resté» légendaires.
Du côté du Rhin, pour couvrir la France, Louvois recourut à un atroce moyen : ce fut de créer un désert au nord de l'Alsace. Par son ordre le Palatinat fut totalement dévasté, les villes et les villages furent rasés, les arbres arrachés, les habitants expulsés (1688-1689). Les haines que ces dévastations soulevèrent contre la France furent si violentes que, après deux siècles écoulés, le souvenir en restait vivace.
Aux Pays-Bas, le duc de Luxembourg remporta trois brillantes victoires sur les Allemands et sur Guillaume d'Orange à Fleurus (1690), à Steinkerque (1692) et a Neerwinden (1693). En Italie, Catinat par les victoires de Staffarde (1690) et de la Marsaille (1693), conquit les Etats du duc de Savoie. Par contre, toutes les tentatives faites pour restaurer le roi détrôné d'Angleterre, Jacques II, aboutirent à des échecs ; Guillaume d'Orange le chassa d'Irlande, et la flotte française de Tourville, chargée de frayer la voie à une nouvelle expédition, fut, après un combat glorieux et inégal, vaincue à la bataille de la Hougue (1692).
La lassitude et l'épuisement des combattants amenèrent la paix. Elle fut signée à Ryswick, près de la Haye (1697). Louis XIV fit preuve d'une modération qui surprit ses adversaires : il reconnut Guillaume
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