‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789 (volume 2)Chapitre 31 sur 86 · V. '.oogic · texte numérisé non relu

V. '.oogic

104 CHAPITRE Tri.

assassinais, les utopies du dix-huitième siècle, les Droite de l'homme ei du citoyen, dont l'Assemblée avait déjà résolue de placer le manifeste en tète de la Constitution'.

Avant de revenir à l'examen de cette Constitution et de reprendre ses travaux législatifs, à peine commencés, l'Assemblée avait à déterminer la rédactionde ses arrêtés qui n'étaient, comme on l'a vu, que la simplBénonciation du fait qui allait prendre force de toi.

Deux points très-importants furent ainsi discutés dans les trois séances qui suivirent la nuit du 4 août.

Et d'abord on entendit Duport soutenir contre Mounier que l'abolition complète de la propriété féodale devait avoir lieu sans rachat. Or, comme les redevances qu'il

' Joseph Droi, qui, à cerUias points de vue, comme runité du t^rîUHre, que nous aurons plus tard l'occasitx) d'apprécier, tronve des résultats heureux dans la nuit du i août, fait cependant les obserrations suivantes quand il résume son opinion sur cette nuit fameuse, comme il l'appelle. <■ Telle fut l'étourdissante nuit du 4 août... On voit aussi de grands maux sortir de cette nuit'femeuse, La t»u;ante ' et folle précipitation avec laquelle tant de réformes furent votées redoubla la fièvre qui déjà excitait les Français à vouloir tout obtenir, tout faire, tout détruire, tout créer en quelques heures. Un effet plus désastreux encore fut de convaincre la multitude qu'elle avait dans la violence, un moyen de réaliser ses vœux, quels qu'ils fussent; elle ne doula point que sans les proscriptions, sans le pillage et l'incendie deschAleauK, les lois d'affrancliissement auraient été moins promptes et moins complètes. ■ [Histoire du régne de Louis XVI par J. Dru, p. 310 et 341.) Cette logique de la multitude est facile h comprendre en effet; mais elle prouve d'autant plus combien l'entrainement des votants du i août était sincère et combien leur enthousiasme calculait peu; parmi leurs utopies il y avait celle, sans doute, de la modération démagogique; mais la bonne foi de celte noblesse et sa générosité sont incontestables, quoique certainement l'écrit de système agit sur elle, et qu'elle ambitionnât cette renommée et cette gloire de la philanthropie qu'avaient recherchées déjà les philosophes du dix-hui' tième siècle.

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