‹ Nouvelle histoire de la révolution de 1789Chapitre 151 sur 156 · CH.\P1TRE VL · texte numérisé non relu

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Suite du mouvement philosophique. — \À Encyclopédie, — La philosophie du dix-huitième siècle tend à l'universalité. — La société française la première attaquée. — Quelle était cette société? — Quel a été le caractère de la Révolution de 89, particulier ou général? — Sont-ce les abus et les vices du gouvernement de l'ancien régime qui ont été la première cause de sa chute? — N'importe-t-il pas, à cet égard, de bien con naître l'ancienne monarchie française? — Qu'a-t-on détruit, qu'a-t-on renversé? — En présence d'une si grande ruine, une revue aussi complète que possible de notre histoire n'est-elle pas nécessaire?. ... 90

Rencontre de l'esprit nouveau avec l'ancien régime de France. — L'histoire de France mise en question. — Éléments constitutifs de la mo narchie. — Le christianisme, origine première de cette monarchie.

Ce qui arriva à la chute de l'Empire romain. — Influence de l'Église, signalée par M. Guizot. — Ce qu'était l'Église. — Point de ralliement du monde civilisé. — Action de l'Église sous ses différentes formes. *— Grand but de l'Église. — Administration municipale. — La religion et la monarchie. — Royauté de Clovis. — Le roi très-chrétien. — Le gouvernement et la société civils. — Les deux premières races. — La troisième, sa nationalité. — Comment avait fini la seconde race. — Nationalité française. — Que deviendrait la France? 95

Clovis et Charlemagne, ce qu'ils avaient laissé après eux. — L'institution royale. — Hugues Capet, chef d'une grande fédération guerrière. — La destinée de la France. — La France en face de deux voies différentes. — Une fédération guerrière, ou l'unité monarchique.

— L'esprit de notre histoire. — L'œuvre de la troisième race. — Hugues Capet fait sacrer son fils Robert. — La loi salique : unité du gouvernement, unité du territoire. — Louis le Gros. — L'abbé Suger. — Point de départ de la monarchie et de la lutte contre la féodalité. — La société ecclésiastique et la société civile. — Lutte contre la féodalité, mouvement communal. — Les Croisades, Pierre l'Ermite et Suger.

— La royauté centre du développement des classes bourgeoises et populaires.— Hugues Capet et Charlemagne 111

Faits importants dans la lutte ouverte avec la féodalité. — Le territoire de la France. — Louis le Gros avait passé sa vie à cheval. — Les féodaux sous la bannière du roi avec les communes et les vassaux de l'abbaye de Saint-Denis. — Philippe Auguste ; accroissement de la monarchie. ~ Louis YIII. — Louis IX. — Philippe III. — Lutte de la royauté contre l'Angleterre : la France sera-t-elle anglaise ou française? — Le roi de Dourges. — Louis XI et la féodalité. — Développement territorial de la monarchie. — Les communes. — La bourgeoisie. — Ce que c'étaient que les communes. — Les juges royaux, origine des parlements. — Lutte des parlements contre la féodalité. — Les communes, les parlements, l'administration. — Mouvement de la civHisation chrétienne. — Les parlements 123

Fondation de l'Université de Paris sous PhUippe Auguste. — Initiative du Saint-Siège et de la royauté. — Corporations du treizième siècle. — Ckî qu'eUes sont à l'égard de la féodalité. — La chevalerie. — Pourquoi la papauté intervenait-elle dans la fondation des universités? — PhiHppe Auguste, l'ami des communes et le protecteur de l'Université de Paris.

— L'Église, la plus grande des associations ; son influence. — Le Parlement, la plus puissante des corporations civiles. — Les universités ont fait les parlements. — Les forces de la bourgeoisie développées par la royauté. — Point de départ de cette royauté. — Lutte des parlements contre la puissance féodale. — La bourgeoisie 155

Lutte du droit romain contre le droit féodal. — Opinion de M. Amédée Thierry. — Origine essentiellement bourgeoise du Parlement. — Politique de Louis XI. — influence du Parlement sous Louis lit. — Contrôle du Parlement. — Le Parlement comparé à un sénat. — Pouvoir de la justice en France. — Le Parlement sous le règne de Charles IX.

— Les parlements et les états généraux. — L'administration. — Le conseil d'État sous Henri IV. — Lettre de SuUy. — La bourgeoisie sous Louis XIII et Louis XIY. — Colbert. — La bourgeoisie sur le même pied que la noblesse à la cour de Louis XIV. — Était-ce là attaquer la noblesse? 137

Ordre que nous avons suivi dans cette revue des éléments constitutils de la monarchie française. — Origine chrétienne de cette monarchie, pouvoir civil. — La noblesse. — La foi, la loi, l'honneur. — Conséquences des Croisades. — Puissance de la féodalité. — Elle était généralement répandue et locale. — Comment elle se modifia. — Les ordres de chevalerie. — A quelle époque remonte le nom de chevalier. — La féodalité consacre son épée à Dieu. — La chevalerie, expression la plus haute de la noblesse, honneur de la noblesse et de la royauté elle-même. — François I*' et Bayard. — Du Guesclin et Jeanne d'Arc. — Ëmancipalion des communes, fondations. — Règnes de Philippe l", Louis le Gros et Louis VII. — Le christianisme et les seigneurs. — Service des hôpitaux.

— Culte. — Les évêques et les seigneurs. — Les rois. — Origine de la langue française. — La noblesse sous Louis XIV 149

Les paroles de Louis XIV. — Faits principaux de son règne. — Noblesse militaire. Appréciation de cette époque. — Le gouvernement royal avait-il tout absorbé en France? — Noblesse. — Débat autour du règne de Louis XIV. — Est-il vraiment le dernier de la monarchie? — Pourqiioirancien régime a-til pu ressembler à une décadence? — La Fronde.

— Caractère particulier du règne de Louis XIV. — Réaction contre la Fronde. — Influence des souvenirs de la Fronde sur l'esprit du roi. — Les grands ministres et la royauté. — Le règne de Louis XIV et le Consulat. — Son système administratif bourgeois. — Ce système ne venait pas détruire la noblesse. — La famille de Colbert. — Parole de Louis XIV. — Classes supérieures facilement ouvertes. — Administration. — La monarchie au dix-septième siècle 169

La noblesse était-elle étrangère à la politique proprement dite? — Les familles nobles vouées à la magistrature et à l'administration. — La grande fonction de la noblesse. — Diplomatie. — Marine. — Guerres du règne de Louis XI V. — Une dernière victoire. 189

Tableau de la société civile, de Louis le Gros à Louis XIV. — Ce qu'il faut penser de cette société civile. — Philippe le Bel. — L'Université, le Parlement, le gallicanisme. — Influence du règne de Louis XIV sur l'état religieux du pays. — Le catholicisme et l'empire qu'il exerce.

— Littérature du dix-septième siècle. — Résultat de la longue influence du christianisme. — L'Église et l'Université. — L'éducation. — Lutte de l'Université contre les ordres religieux. — Richelieu et Louis XIV ne songent pas à s'emparer, par l'Université, du monopole de l'enseignement. — Gomment l'Église avait répondu au protestantisme. — A la suite de quel mouvement religieiu parut le siècle de Louis XIV. — Déclaration de 1682. — Louis XIV recule devant l'excès de l'autorité civile. — État de la religion sous le règne de Louis XIV

— Lettre adressée par Bossuet à Fleury en 1701. — Le jansénisme.

— Grotius. — Seconde période de l'insurrection commencée par Luther. — La maladie n'est pas la crise. — Éléments religieux de la société française 195

Le Parlement de Paris casse le testament de Louis XIV. — Opposition du Parlement au système de Law. — Le Parlement sous Louis XV jusqu'à son rétablissement sous Louis XVI. — L'administration. — Ce qu'elle était à Tavénement de ce prince 206

Ce qu'était la royauté au moment de l'avènement de Louis XVI. — Quelle avait été son œuvre dans la société française. — Deux anecdotes. — Tradition monarchique 225

Louis XVI, dernier roi de l'ancien régime. — Jeunesse du roi et de la reine. — Comment il faut juger les souverains. — Le Dauphin et la Dauphine. — Leur popularité. — Anecdotes. — Éducation de Louis XVI.

— Comment elle fut dirigée. — Principes siu* lesquels elle fut basée.

— Caractère religieux de celte éducation. — Question politique. . . 230

Comment Louis XVI choisit M. de Maurepas pour ministre. — Turgot. — Économie politique du dix-huitième siècle. — Quesnay, chef des économistes. — Louis XV l'appelle sm penseur. — Turgot administrateur et Turgot théoricien. — Esprit de système de cette époque. — Résultats de la nouvelle science suivant les économistes. — Ce que c'était que cette science 241

L'économie politique du dix-huitième siècle. Quesnay, chef des économistes.

— D'Alembert, Helvétius, Diderot, amis de Quesnay. — Quel était sou

but? — Goumay, autre chef des économistes. — Esprit de leurs systèmes. — La philosophie du dix-huitième siècle derrière la nouTellc économie politique. — Idées absolues des économistes appliquées par Tmrgrot. — Récolte de 1774. — Il décrète la libre circulation des grains

— Troubles. — Droiture des intentions de Turgot. — Son inflexibilité.

— Projets formés à côté de la réforme économique de Turgot. — Il est le ministre d'ua renouvellement général de la société. — Craintes de Voltaire. — Les intérêts. — Le ministère de Turgot premier ministère philosophique. — La philosophie a peur de la philosophie. — Incertitude des idées au dix-huitième siècle. *~D'où Tenait cette incertitude?

— La raison humaine n'a pas la conscience des résultats qu'elle peut produire. — Voltaire d'abord peu favorable aux économistes. — Illusion produite par l'économie du dix-huitième siècle^ dans l'esprit du roi comme dans celui de Turgot : d*où venait l'illusion du roi, et pourquoi les doctrines des économistes exercèrent-elles tant d'empire? — Turgot sort du ministère. — Causes de sa retraite. — Esprit des réformes de Turgot, symptôme de la révolution. — Regrets de Louis XVI. — Le bonheur matériel suffit-il aux nations? — Quelles réformes étaient alors en présence? — La société envahie par la philosophie du dix-huitième siècle. — Qu'y avait-il à faire pour détourner le péril? quelle réactionétait nécessaire? — Turgot financier et administrateur. . . 24S

Ministère intermédiaire entre celui de Turgot et celui de Necker. — Ministère de Necker. — Sa popularité dans le monde philosophique. — Son ambition. — Son système. — D'où venait sa popularité dans les salons du dix-huitième siècle. — Broclmre de Necker sur le commerce et la législation des grains. '-~ La politique normale. — Ce qu'il y avait à faire au point de vue de cette politique. — L'idéal même dans les chiffres 267

Situation intérieure et extérieure au moment de l'entrée de Necker aux affaires. — Un mot sur l'administration de Turgot. — Ce que fut Turgot, ce que fut Necker. — Paroles de ce dernier au sujet du Parlement et de son opposition. — Critique inquiète et confuse des actes du pouvoir. — Retour de Voltaire. — Son triomphe. — Voltaire reçu francmaçon. — Franklin. — La guerre d'Amérique. — Par qui elle fut résolue. — A quelle époque eut lieu le soulèvement des colonies anglaises.

— Le premier congrès américain. — Première déclaration des droits.

— Comment la future république s'était dégagée de la Constitution anglaise. — Le protestantisme et les libres penseurs aux États-Unis. — Influence des idées de Locke. — La révolution d'Amérique et le Système de la nature; coïncidence des dates. — Les systèmes philosophiques français à l'époque de l'insurrection des États-Unis. — Ce qui plaisait aux philosophes dans cette insurrection : encore le protestantisme et les libres penseurs en face de la philosophie du dix-huitième siècle. — Rousseau, les presbytériens et les sociniens. — En quoi les théories

américaines différaient de celles de Rousseau. — Rousseau, Vollaire et d'Alembert. — Tolérance pour les athées, scepticisme. — Les États- Unis ne voulaient pas un gouTemement sans Dieu et sans religion. — Principes communs aux théoriciens protestants et aux philosophes du dix4iuitième siècle. — Force de ces derniers. — Accueil fait à Franklin. — Le marquis de la Fayette. — Croisade philosophique. — : Lutte glorieuse pour la marine française. — Une monarchie contribue à la fondation d'une république . 276

Une des causes de l'élévation de Necker. — Le banquier théoricien ei Tadministrateur philosophe. — Turgot et Necker. — Administration de ce dernier. — Le compte rendu. — Ck)mment Necker était arrivé au pouvoir, comment il en sortait. — Ce qu'il reprochait à l'ancienne royauté. — Question de publicité en matière de finances. — Utopie de Necker; état du Trésor. — Déficit qu'il avait trouvé. — Comment il établissait la situation financière. — Gomment il égarait Popinion. — A quel esprit appartenait le compte rendu. -^ Orgueil de Neeker, cause principale de sa retraite. — Ministres mtermédiaires. — Deux ministres sous Louis XVL . • 295

Mouvement des idées. — Sa portée. — Joly de Fleur^. — D'Ormesson. — Galonné et Loménie de Brienne. — État du Trésol^ quand â'Oniièssôn sort du ministère. — Symptômes de la situation. — Le triomphe de Voltaire. — Littérature de l'époque. — La chaire. — Le cardinal Maury .

— Malesherbes. — Le Figaro de Beaumarchais. — Ce que c'est iqùe cette pièce de théâtre. — Le P. de Beauregard. — Orateurs chrétiens.

— L'évoque de Senez ' ' . 299

CHAPITBE XXV.

Convocation de l'assemblée des notables par Calonne. -r invitation adressée par Loménie de Brienne c aux savants et personnes instruites du royaume, s — Emprunts de Calonne. — Résultat de ces emprunts. — Ce que c'était que la convocation des notables. — Turgot et Necker, Calonne et Loménie de Brienne. — Plan de Calonne. — Yéntable système des assemblées provinciales. — Caractère du ministère de Calonne. — Ce que le roi prc^posait. — Ce qu'il faut pour faire de bonnes finances, paroles du baron Louis • . 516

Question financière. — Comptes de finances soumis par Loménie de Brienne à l'assemblée des notables. — État du trésor à cette époque. Quel était le déficit. — Est-il la cause de la Révolution de 89? — L'opposition partout. — Le Parlement. — Résistance de la magistrature.

— Le Parlement applaudi, et pourc[uoi 32i

Les états généraux demandés par le Parlement. — Les jeunes conseillers devenus les héros de la multitude. — Les clercs de la bazoche. — La reine insultée dans le parc de Saint-Gloud. — Espoir de d'Espréménil.

— Assemblée du clergé. — Négation générale. — Lutte de Loméiiie de Brienne avec le Parlement. — Transaction. — La réunion des états généraux fixée au 1*' mai 1780. — Ce qu'ont été Galonné et Loménie (le Brienne. — La véritable nature de la lutte. — Ce qu'aurait pu faire Necker à la place de Loménie de Brienne. — Retour de Necker. — Nouvelle convocation des notables. — Doublement du tiers, vote par tête.

— Brochure de Sieyès 325

Les états généraux et les idées philosophiques. — Vérité du mot de Louis XVI sur les états généraux. — État réel de la société française sous l'ancien régime. — Clergé, noblesse, bourgeoisie. — Parce que les états généraux semblaient tombés en désuétude, faut-il en conclure que les éléments de ces assemblées lussent détruits à l'époque de la Révolution de 89? 337

L'administration, la magistrature. — Les états de province. — Le clergé, la noblesse, la bourgeoisie. — Le Languedoc. — Sa constitution. — Importance des états de province. — Leur administration. — La monarchie administrative parlementaire. — Zone administrative formée par les états de province. — La constitution de l'ancienne France. -^ Type d'un système représentatif maintenu surtout dans les grands pays d'états.

— La centralisation de l'ancien régime n'était pas absolue. — Cette société œuvre du temps. — Louis XIV et Richelieu. — Assemblées du clergé. — Turgot, et la constitution qu'il aurait voulu donner à la

France. — Il veut imiter la constitution du Languedoc. — le Languedoc, cette immense province, — Organisation de la France d'après une hiérarchie municipale élective. — Une municipalité du royaume, le Parlement restreint aux fonctions judiciaires. — La monarchie municipale et provinciale. — Asseml)lées provinciales établies par Necker et Loménie de Brienne 545

La veille des états généraux, le roi, les réformes. — Les changemenis accomplis avant la réunion des états généraux 360

Pourquoi l'esprit nouveau n'était point satisfait de tous les changements déjà opérés, et refusait d'entrer dans la voie qui lui était ouverte. — Sa nature. — La brochure de Sieyès l'explique. — Autre pamphlet. — Le Parlement 365

TABLE DES MATIÈRES. 48t)

Dut de ce livre. — Un dernier mot sur l'ancien régime avant les élec- I ions des états généraux. — La royauté. — La cour. — Le système financier. — Les restes du régime féodal. — La religion. — Le roi. — Les états généraux. — Les élections 585

Règlement pour les élections des états généraux. — Suffrage universel.

— Le mandat. — Comment il était discuté et rédigé. — Cahiers du clergé. — Gomment était formée la hiérarchie ecclésiastique. — Les cahiers de la noblesse, leur esprit. — Le Parlement. — Opinions émises et réformes réclamées par les trois ordres. — Idées voltairiennes. — Nobles auxquels il ne manque que d'être roturiers. — Élections : composition des états généraux; avocats. — les membres du Parlement à peu près exclus. — Duport. — Le club breton. — Société des Jacobins : franc-maçonnerie. — Les clubs, le Palais-Royal. — Le sage Mably. — Le Contrat social de Rousseau. — Liberté illimitée de la presse. — Sécurité de Necker. — Violente émeute à la veille de la réunion de états généraux ; la fabrique de Réveillon saccagée, et sa maison brûlée.

— Cause probable de cette émeute : « Il faut tout détruire, il faut t*>ut brûler. » 409

Appendice 425

Appendice dd tome second 465

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