JO. C AI»ITRE XIV
gérer, comme nous le voyons dans rinsiruclion du ministre, fait très-bien comprendre en même temps tout ce que ce gouvernement avait de pratique, et comment les diplomates de la noblesse, ces courtisans, comme les appelle M. Guizot, se trouvaient en contact et avec les intérêts positifs du pays et avec les représentants de ces intérêts.
Knfiii, parmi les armes savantes il y en eut une, la marine, dont le cadre d'officiers appartint presque entièrement 6 la noblesse, et ce qu'il y a de bien remarquable, ce fut sous rimpulsion même du ministre de la bourijeoisiey de Colbert. « Il faut travailler, écrivait-il à l'intendant de Rochefort, à appeler des gem de qualité àarn^ lu marine. » Ce qui prouve qu'avant Colbert ils y étaieni . pou nombreux ^
C'était, de la part de Colbert, en même temps un hommage à Tesprit militaire de la noblesse et à son bon neur, car, d'après lui, le personnel de la marine laissai alors beaucoup à désirer, et dans la même lettre' Use plaint beaucoup des villeniesy sans doute des malversaiiouH, des capitaines de l'armée navale de Candie.
Or la marine prit un développement extraordinaire MOUH le règne de Louis XIY. Au moment où Colbert devint unnislro, notre flotte n'était que de trente vaisseaux à peine : quand il mourut elle en comptait deux cent Hoixttuto-Hoixo. (On vit, à côté de Duquesne, le comte d'ICntiH^s, Tourvillo, le maréchal de Brionne, le comte
• On st^\i qu\Mi 8U prt'squc lout le cadre de |nos ofGciers de marinct Mp|iai1t^iinil à la noblesse, la pensée de Colbert avait donc été «|i|)li(|U^,
• UilillotluN<tue r<»y»lMnniiusct it$. Colbei l et Seigiielay, t. IV, colc