‹ Nouvelle histoire sainte illustrée [microforme]Chapitre 359 sur 406 · BARABBAS · texte numérisé non relu

BARABBAS

Jésus étant revenu au prétoire, Pilate dit aux accusateurs et à la foule : “Je n’ai trouvé en cet homme aucune cause de condamnation, ni Hérode non plus.” Je le renverrai donc après l’avoir fait châtier (c’est-à-dire flageller).

Pilate pensait que cette flagellation donnerait satisfaction aux Juifs.

Un incident cependant lui fit préférer pour le moment un autre expédient. La foule s'étant mise à réclamer, selon l'usage, à Paque, le relñchement d’un prisonnier. Pilate leur donna à choisir entre Jésus et Barabbas, un séditieux, un homicide, croyant bien que leur choix tomberait sur Jésus.

A peine est-il assis sur le tribunal (Math. 19), attendant la réponse du peuple, qu’il reçoit un message de Claudia Procula, son épouse, (future chrétienne): “ Qu’il n’y ait rien entre ce juste et toi, car j'ai beaucoup souffert en songe à cause de lui.”

Pilate, “qui savait que c'était par envie que les chefs des prêtres avaient livré Jésus ”. (Marc, XV), prit donc la parole et dit : “Lequel des deux voulez-vous que je vous délivre ? ”

Le peuple, travaillé d'avance et excité par les prêtres et par les anciens, s’écria : “ Barabbas.”

“Que ferai-je donc de Jésus,” s’écria Pilate, stupéfait ?

- “Qu'il soit crucifié ! ”

“Quel mal a-t-il donc fait ?” s’écria le gouverneur. ‘“ je n’ai rien trouvé en lui qui mérite la mort.”

“Mais ils crièrent encore plus fort : “Qu'il soit crucifié ! ”

Pilate, déconcerté, revint alors au troisième expédient, la flagellation, afin de sauver Jésus en excitant la pitié. Il relâcha donc Barabbas et livra Jésus aux soldats. Il fallait arriver au but. Du reste, les ennemis de Jésus avaient soif de son sang.

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