LA FLAGELLATION
| Paraître ainsi, nu, devant cette multitude d'hommes et h | de femmes, de tout âge, fut pour Jésus la confusion | À
suprême, Cette confusion, le pronhète l’avait vue, et déjà David avait mis ces mots dans la bouche de Jésus : “C’est pour vous, Ô mon Père, que j'ai subi lopprobre et que mon visage a été couvert de confusion. Vous seul pouvez en mesurer le fond et en
du
ées
D RL 5 2 OL “à dé
(119) — venprenr SAINT 415
l'esprit seulement, il avait
vicié la chair — Je péché d’'impureté surtout. Il fallait done à cette chair une douleur, un remède De là, la flagellation, dans le plan divin.
Jésus est attaché à l'anneau de la colonne basse qui livre à la rage du fouet toutes les parties de son Corps.
Les bourreaux. au nombre horrible besogne : c'était, Âmes rudes.
de quatre, commencent leur du reste, un plaisir pour ces
Ds frappent tous avec vigueur:
COTPS Sont atteintes en même excessive,
plusieurs parties du temps ; la douleur est Les larmes de Jésus tombent abondantes : sa poitrine se soulève exhalant de longs soupirs : il se tord sur luimême, sous cette grêle de coups, et fait entendre des gémissements étouffés.
Les pharisiens et leurs gens, qui se félicitent de leur succès, ricanent et insultent aux tourments de Jésus. Le fouet poursuit son œuvre. La loi mosaïque se bornait à trente-neuf COUPS, afin que le corps ne fût pas déchiré, lorsque 11 victime ne devait subir que la flagellation. Le bourreau romain, lui, frappe sans compter.
Le corps de Jésus, sillonné de traits brûlants, bleui, meurtri, par les premiers Coups, voit bientôt sa peau céder sous le fouet et se couvrir de larges incisions :
le sang coule abondamment de toutes ces plaies qui s'étendent de la tête aux pieds.
Excités par la vue du sang, encouragés par les ennemis de Jésus, et C'OYant peut-être arracher un aveu à leur victime, les tortionnaires frappent toujours, jus-
$ + gt!
fi ; ET 3:
qu’à ce que, fatigués, ils passent les fouets à des bras plus vigoureux. La rage de l’enfer contre le juste explique seule un pareil acharnement. La divinite, évidemment, soutenait en Jésus l’humanité.
Les coups s’accumulent done sur les coups, les blessures sur les blessures ; la chair de Jésus finit par voler en lambeaux, jusqu’à découvrir une partie de ses os.
Isaïe l’avait bien vu, homme de douleur (I, 6) : “ De la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête, il n’y a rien de sain en lui, il n’est que blessure, contusion et plaie enflammée.” David avait dit déjà, au psaume 21°: “ Dinumeraverunt omnia ossa mea : Îls ont compté tous mes os.”
Mais, Jésus expiait pour nous. “Il a été blessé pour nos iniquités ; il a été blessé pour nos crimes: “ [pse autem vulneratus est propter iniquitates nostras, attritus est propter scelera nostra ; ” et nous avons été guéris pas sa plaie :” et livore ejus sanati sumus.” (Isaïe, LIIT,5.)
La volonté du Père céleste n’allait pas si loin, mais Jésus, par amour pour son Père et pour nous, veut que l’expiation surabonde! et que l’horreur du péché s’imprime profondément dans les cœurs. Consolonsnous ; le Père céleste a tout vu: le Fils de l’homme sera d'autant plus glorifié qu’il aura plus sacrifié e “ Pro eo quod laboravit anima ejus, videbit et saturabitur :” Parce que son âme aura souffert, il verra et sera rassasié.” (1)
Jésus est enfin détaché de la colonne, complètement couvert de la pourpre de son sang. Quelqu'un viendrat-il, maintenant, bander ses plaies, y appliquer un remède, y verser de l’huile ?
Non, dit Isaïe, I, 6.
(1) Isaïe, LITT, 10-12,
‘as
(119) — vexpren: SAINT 417
| Abandonné à lui-même, sans aide, sans un mot de pitié,
c’est à grande peine que Jésus retrouve ses habits (1) et couvre sa nudité sanglante,
Et pourtant, la prophétie d’I accomplie, La tête de Jésus n'a pas été f ‘appée ; la plante de ses pieds n'a pas été percée: ses mains ont été protégées par la corde qui Jes retenait à la colonne.
saïe n'est pas entièrement