‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 10 sur 138 · SPERGULE DES CHAMPS. — S. ARVENSIS L · texte numérisé non relu

SPERGULE DES CHAMPS. — S. ARVENSIS L

Noms vulgaires. — Spergule de Srabant, Speygoute, Spargoule, Spargoule, Espargoule, Sporée, Spurie, Spourier, Fourrage de disette.

Fleurs petites, en cyme dichotome ou trichotome. — Pétales obtus. — 10 étamines. — Graines noirâtres, subglobuleuses, entom'ées d'un rebord très étroit. — Feuilles canaliculées en dessous, munies de stipules larges. — Tige légèrement velue, visqueuse, peu rameuse, haute de 2 ii •1 décimètres. — Floraison de mai à août.

Commune parmi les moissons, dans les terrains sablonneux, la Spergule est cultivée en gi-and, comme fourrage annuel, dans plusieurs contrées et particulièrement en Flandre, dans les Pays-Bas, où elle occupe de larges surfaces et permet de profiter de terres sèches et sablonneuses qui ne produisent que peu de trèfle. Elle pourrait être cultivée de même dans toute autre localité, pour remplacer ce dernier fourrage , quand il a péri par la gelée. Les terrains sablonneux , frais et légers , lui conviennent particulièrement ; c'est la plante par excellence des sols siliceux ; elle y forme des touffes rampantes peu fournies, mais qui donnent un bon pâturage.

On la sème au printemps, en mars ou avril, après un labour, sans fumier; mais il vaut mieux la semer à la fin de l'été, après la moisson , sur les chaumes que l'on a retournés par un léger labour. On répand environ 28 kilog. (45 litres) de graine par hectare ; la graine, très fine, doit être peu recouverte. Douée d'une extrême promptitude de végétation, la plante arrive en six semaines ou deux mois à matmité. Un peu d'engxais liquide favorise son développement et augmente le produit. Elle peut fournir ainsi jusqu'à 13 ou 14 mille kilog. de fourrage vert par hectare, qui perd les quatre cinquièmes par la dessiccation.

La Spergule, semée au printemps, est quelquefois fauchée et fanée comme une plante fourragère ordinaire. Mais il y a peu d'avantages à la traiter ainsi, à cause de la nature acpieuse de la plante qui en rend la dessiccation difficile, et de la ténuité extrême de ses feuilles qui produit un grand déchet. Aussi

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la fait-on gônônxioniouL ooiisoiinuor cil vorL, soil, sur jilaci;, i;ii JiJjinii; on au piquet, soit en la fauchant pour la donner à lïslable; elle fournit alors du fourrage vert jusqu'à l'hiver. '

Elle convienf, à tous les bestiaux; les (;hevaii.\, les chèvres, les moutons la recherchent également. Mais elle est surtout réservée aux hôtes à cornes, îiux vaches notninment, auxquelles elle iloinn' un iiiciljciii' l;iit. Dans les Pays-Bas, le beurre des vaches qui en sont nourrices, ù'ilbcurre de Spergule, est considéré comme de qualité supérieure.

En résumé, cette plante forme un bon fourrage; mais elle est peu productive, même cultivée. Sa culture, cependant, peut être avantageuse, d'abord, en ce qu'elle prospère dans les sols on d'autres plantes ne sauraient venir; puis, par la rapidité de sa croissance, qui lui permet de s'intercaler dans les assolements sans contraiier les cultures ; elle peut se placer ainsi entre deux récoltes de céréales, ou être mise on rnlinre dérobée sur les Icrres non améliorées.

Enfouie en vert, elle donne un lion engrais végétal. Dans lui climat humide, on peut, en la transformant en vert, en obtenir jusqu'à trois récoltes consécutives ; semée une première fois en mars, on l'enterre en juin ; second semis aussitôt après et enterrage au commencement d'août ; ensuite, troisième semis que l'on peut enfouir en avril suivant. Ces trois récoltes sont estimées valoir trente-trois charrettes de fumier par hectare.

On cultive encore la Spergule pom' sa graine, que recherchent les oiseaux et dont on fait du pain dans quelques contrées. Dans ce cas , on la sème dans la dernièi-e quinzaine d'avril, afin de pouvoir la récolter au l" août; quelquefois on la sème en mars pour la récolter en juin ; le produit est d'environ 12 hectolitres par hectare. Les graines étant extraites , les fanes vertes ou sèches forment une excellente nourriture.

La Spergule, surtout celle que l'on sème à la fin de l'été comme foiu-rage d'automne, est souvent attaquée par des chenilles noires qui envahissent les champs en quantités considérables et peuvent, en peu de jours, faii-e disparaître la récolte. Pour arrêter leurs ravages, les cultivateurs ouvrent, à travers les emblaves, des siUons de 30 centimètres de profonde m- sur autant de largeur, et à parois perpendiculaires ; les chenilles y tombent et n'en peuvent pas sortir.

— On a recommandé à la place de cette plante une variété de la même même espèce, dite Spergule géante, grande Spergule , dont certains auteurs ont fait une espèce particulière (S. maxinta Rich.). Originaire de Courlande, elle diffère du type par sa haute taille, qui s'élève à 10 ou 14 décimètres, et par sa graine brunâtre, pointillée de jaune et de brun doré. Introduite en France par M. Bossin, on l'a donnée- comme possédant les mêmes quahtés fourragères que la précédente, et comme également propre aiLx sols sablonneux et frais. Cultivée de la môme manière que l'espèce naine, croissant aussi fort rapidement, elle peut être coupée avant que les mauvaises herbes aient eu le temps

:Î8 DAnVOPHYLLÉES.

di' mùfU'; elle noiloie ainsi li; sol cl- lo laisse libre assez tôt pour roccvoir les céréales d'automne. Son produit, en fourrage vert ou sec et en graine, est le dovdilc environ do relui donné par la petite espèce. MalgTé tout cola, en Belgique , elle est moins estimée, car elle perd en délicatesse ce qu'elle gagne en quantité ; elle devient vite coriace et ne fournit par suite au.x hcstiau.x i]n'un fourrage médiocre.

Spergule a cinq examines, s. pcntaiidra L.

[•"leurs en cymo terminale. Pétales lancéolés, aigus. 5 étaniines. Graines comprimées, entourées d'un large rebord. Feuilles non canaliculées en dessons, :\ stipules très petites. Tige glabre, non visqueuse, rameuse, de 1 h 2 décimètres. Fleurit d'avril à mai.

Cette espèce se rencontre aussi sur les bords des chemins, dans les moissons, dans les terrains sablonneux et pierreux ; mais elle est moins abondante que la précédente. Les moutons la mangent sans difficulté.

Genre SPERGELLE. — SPERGELLA Reçu.

h'euillcs non stipulées. Espèces ne dépassant point 5 à 10 centimètres; toutes vivaccs.

On rencontre ces plantes dans les montagnes des Alpes, dans les champs sablonneux, humides, de l'Ouest et du Midi, dans les lieu.x marécageux, au bord des ruisseaux. Toutes plaisent également aux moutons et aux vaches. Mais leur petite taille les rend sans importance.

Genre CERAISTE. — CERASTIUM L.

Fleurs blaucbes, bractéolées, en eyme, rarement solitaires; — calice ordinairement à 5 sépales ; — 5 pétales bilides on bipartits , quelqnefois entiers ; — 10.8 élamines; — capsule cylindi'ique ou conique. Espèces de très petite taïUe , la plupart vivaces. Fleurissent de bonne heure.

Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces , communes le long des chemins, dans les prés, dans les champs, surtout dans les montagnes, et fort difficiles à distinguer entre elles. Les animaux les mangent toutes; mais elles n'ont pas de valeur agricole.

Genre SABLINE. — ARENARIA L.

Calice à 5 sépales, à bords scarieux ; — 5 pétales entiers ; — capsule ovoïde.

Dans ce genre sont compris un assez grand nonilDre de très petites plantes que les bestiaux mangent volontiers, et que l'on rencontre communément sur les montagnes et dans les prés.

CAIlVOl'IlYIXliUS. ,'J!)

Genre STE^LAUilv — STKLLAIllA I,.

Fleurs blaliclics ; — feuillu sossilos.

Plusieurs espèces, Loutes recherchées des hestiaxix.

STELLAIRE MOYENNK. — .S. MliDlA \ua..

Noms vuloaiiies. — Morgeliue, .Vouroii bhrnr.. }lnuyoii îles oifcmij .

Fleiu-s solitaires, très petites. — Feuilles ovales, presque oordifomies ; ligne de poils courts sur toute la longueur de la tige. — Taille de 1 à 3 décimètres. — Fleurit toute l'année.

Très répandue, abondant dans les lieux humides, sur les hords des fossés, au pied des murs, et dans tous les lieux cultivés, cette plante est remarquable par sa facilité à croître en toute saison et dans tous les terrains. Elle végète • promptement. Les vaches et tous les bestiaux la recherchent. C'est la principale plante fourragère des oiseaux élevés en cage.

Stell.vire holostée, s. holostca h.

Slellaire des haies, Langue -d' oiseau.

Fleurs assez grandes, en eyme dichotomique, portées sur de longs pédicelles liliformeE. Feuilles opposées, sessiles, finement dentelées. Tige rameuse, grêle, couchée, haute de 5 à 6 décimètres. A''ivace.

Se trouve dans les lieux secs de toute la France , le long des chemins , d^s les haies , dans les prairies. Elle fleurit au commencement du printemps, et donne ec peu de temps un fourrage assez abondant que recherchent tous les bestiaux, les vaches surtout. Elle pouiTait . en certaines circonstances, remplacer la Spergule.

Genre SAGINE. — SAGINA L.

Fleurs blanches, à peine apparentes; — 4 sépales; — 4 pétales plus coiu'ts que le calice, quelquefois avortés; — 4 étamines ; — 4 styles: — capsule à 4 dents.

Plantes très petites et comnutnes dans les champs sablonneux. Comprend un petit nombre d'espèces sans importance.

Genre OEILLET. — DLLXTHUS L.

Fleuis en cyme ou solitaires , iuvolucrées ; — calice tuberculeux à 5 dents , muni à sa base d'un calicule formé de plusieurs écaiUes imbriquées ; — corolle à 5 pétales long-uement onguiculés; — 10 étamines; —— capsule s'ou\T.-aut au sommet en 4 valves; — feuilles counées . phis ou moins étroites.

Genre comprenant un grand nombre d'espèces , annuelles , bisannuelles ou vivaces, dont les espèces, répandues dans toute la France, habitent de préférence les lieux secs et arides, les pelouses des montagnes. Les bestiaux broutent toutes ces espèces quand elles sont jeunes et tendi'es ; plus tard ils les négligent.

40 CAIIYOPHYLLÉES.

Genre SAPONAIRE. — SAPONARIA L.

Calire ilépolu-vii do calieulo il s;i bnso.

Offre un petit nombre d'espèces.

Saponaire des vaches, S. vaccariaL.

Fleurs roses, eu cyme dichotomique terminale. Calice il 5.6 angles saillants. P(?tales nus iv la gorge. Feuilles oppos(5es, sessiles, grandes, ovales, aiguës, k base arrondie, munies d'auricules connées. Tige raide, dressi5e, rameuse au sommet, glauque, haute de 4 !i 6 décimètres. Espèce annuelle. Floraison en juillet.

Coiiimune dans les champs les plus arides du Midi de l'Europe , parmi les moissons , cotte espèce est recherchée de tous les bestiaux, notamment des vaches, comme l'indique son nom.

Saponaire officinale , S. officinalis L.

ScivouairCj Savoinère^ SaponiérOj Herbe-à-savon.

P'ieurs roses, d'uu lilas pâle ou blanc, odorantes, en panicule dichotome terminale. Calice à 4 dents inégales. Pétales munis Ji la gorge de 2 écailles linéaires. Feuilles ovales , acuminées , k 3 nervures, d'un vert foncé, les supérieures sessiles. Une ou plusieurs tiges dressées, rameuses au sommet. Taille de 4 à 6 décimètres. Vivace. Floraison de juillet à septembre.

Cette espèce se montre surtout dans les lieux humides et ombragés, le long des cours d'eau, des fossés. Sa racine, agitée daus l'eau, lui cède un principe qui la fait mousser. Elle est mucilagineuse , légèrement tonique et amère. Les bestiaux la refusent.

Saponaire a feuilles de basilic , S. ocijmoïdes L. ' Écailles des pétales très petites. Feuilles petites, obovales. Tige rampante, étalée, velue.

Vivace.

Foraie , dans les lieux montagneux du Midi , des touffes épaisses , que les bestiaux mangent

volontiers; mais elle n'est nulle part assez abondante pour compter comme fourragère.

Genre GYPSOPHILE. — GYPSOPHILA L.

Calice campanule, composé de pétales .'i onglet très courts; — feuilles linéaires.

Comprend un petit nombre d'espèces ; commune dans les montagnes et les lieux sablonneux. Sans importance.

Genre SILÈNE. — SILENE DC.

Fhurs en cyme terminale; — calice à 5 dents, à tube étroit, parfois vésiculeus; — 5 pétales ■A limbe plan, quelquefois pourvu d'éoailles, longuement onguiculés; — 10 étamines ; — feuilles opposées, toutes sessiles ; — - une ou plusieurs tiges grêles, souvent A'isqueuses dans le haut.

Ce genre comprend un grand nombre d'espèces, annuelles, bisannuelles ou vivaces, dont plusieurs se rencontrent dans les prairies. Elles se dessèchent facilement et donnent un foin que les animaux mangent sans difficulté.

CAllYOPHYLLÉES. il

SILÈNIC EISFLÉ. — .S. INFLATA 1)C.

Noms VDtGAmES. — Si'Hne-d-DOSsie^ Behen, Cucubnk lichen, liouM, Colibelk, Scia fidou (RoxmiWon), Cresahovs (Forez), Pois-fh-criiquois.

Fleurs bliinclies ou légèrement purpurines, en cymo dicliotome. — Calice vésicuicux, glubre. réticulé. — Pétales bifides et il gorge nue. — Feuilles d'un vert glauque, entières , ovales, acuminées. — Tiges nombreuses , couehées fi leur base ou droites, rameuses, de 3 à, 8 déeimfetrcs. — Vivaee. — Floraison en juin.

Habitant toute la France, depuis les Iwrds de la mer jusqu'à de liantes montagnes, cette espèceest l'une dcsplus communes de nos contrées. On larencontre dans les prairies, dans les champs, sur les bords des routes. Elle vient dans tous les terrains, mais surtout dans les sols légers et sablonneu.x. Elle résiste à toutes les intempéries ; aussi pourrait-elle être mêlée aux plantes que l'on cultive dans les terres sèches et arides, en vue d'utiliser celles-ci. Consommée par tous les animaux , elle est surtout recherchée des vaches. Dans le Houssillon, les habitants la mangent en salade, et cuite en guise d'épinards.

Silène penché , S. nutans L.

Fleurs blanclies , pâles , en panicule unilatérale et pencliée. Calice non vésiculeiix , atténué à la base, velu. Feuilles radicales élargies, spatulées; les caiilinaires très étroites. Tiges dressées, peu rameuses, de 3 îi 6 décimètres. Vivaco.

Espèce également fort commune sur les coteaux arides , dans les bois sablonneux de presque toute la France, où elle forme de petits bouquets se distmguant k leur belle verdure et à leurs feuilles dressées. Recherchée des chevaux, des moutons et des chèvres, elle est reftisée par les bêtes à cornes.

Genre AGROSTEMME. — AGROSTEMMA L.

Calice il nervures saillantes, à 5 dents plus longues que le tube et dépassant la corolle; — 5 pétales longuement onguiculés, à limbe large, plan, dépourvu d'écaillés; — 10 étamines; — capsule à 5 valves ; — feuilles alternes, sessiles.

Ne renferme qu'une seule espèce.

Agrostemme githage, a. githago L.

Nielle des blés; Fausse nielle, Gosse.

Fleurs d'un beau rouge violet , gi'andes , solitaires au sommet de la tige ou des rameaux. Calice velu, ovoïde à la base, resserré vers le haut. Feuilles linéaires, aiguës, allongées. Tige poilue, raide, dressée, rameuse au sommet, haute de 4 à 8 décimètres. Annuelle. Flor.aisou de juiu et juillet.

Très commune dans les moissons, où elle se fait rem.irquer par ses belles fleurs, cette espèce mêle sa graine à celle des céréiUes et unit îi la qualité du pain , qu'elle rend noir et amer ; d'où la nécessité de l'extirper, par l'arrachage et un bon assolement, des champs où elle se multiplie. La plante verte est recherchée par les bestiaux ; mais 1» difficnlté de la multiplier quand elle est seule, empêche de la cultiver comme plante foun-agère.

rAinoi'iivi-i.KEs.

Genre LYCHNIDE. — LYCHNIS h.

l'Ieiirs dioïqiies ou li<innnplii'odites , on cyme on eu pn)iic\ilo terminale ; — (■nlkc tuhulenx , h 5 (lonts, à nermi'cs smllautes; — 3 pétales h onglet nllongé , munis d'ocfiilles Ji la gorge; — 10 élamines: — capsules s' ouvrant ii 5.10 dents.

Ce genre comprend un certain nombre d'espèces donl quelques IjotauisLes oui fait plusieurs genres. Ce démembrement n'est point nécessaire, le gem'P étant parfaitement caractéiisé par ses 5 styles et sa corolle munie d'une coromue.

Lychxide DioÏQiiE, L. dio'ica DC.

Lychnide du soir, Silène des prés, Saponaire blanche, Floquel, OEillet de Dieu. Compagnon blanc, Passe-fleur sauvage, îiobirtet, Sublet, Ivrogne. Fleurs dioïques, grandes, blancbes, odorantes, en panicules dichotomes, lâches, s'ouvrantle soir. Calice verdàtre, velu. Pétales à limbe bifide, pourvu de deux petites écnilles dentées. Capsule s'omTant par 10 deuts égales, dressées. Feuilles d'un vert foncé, lancéolées, aiguiis. Tiges di'essées, visqueuses au sommet, de 5 à 10 décimètres. Vivace.

Commime dans les champs, dans les lieiix incultes, au bord des routes, cette espèce vient dans toute la France et dans tous les terrains non trop humides. Les bestiaux la mangent tous sans diiliculté.

Lychnide s.'VUVa&e, L. sylvestris DC.

Lychnide diurne.

Fleurs quelquefois hermaphrodites, roses ou pwpurines, sans odeur et s'ouvrant le jour. Calice rougeâtre ; dents de la capsule s' enroulant au-dehors. Taille de 5 à 6 décimètres. Vivace.

Elle habite les bois, les prairies, en général, les lieux humides et ombragés, où elle est parfois très abondante. Peu recherchée des bestiaux.

Lychnide visqueuse, L. viscaria L.

Attrape^^nouche, Lampette visqueuse, OEillet de jansénisle.

Fleurs hermaphrodites, en bouquets axiUaires opposés, formant une grappe terminale, de couleur rose ou rouge. Calice renflé supérieurement eu massue; limbe des pétales entier. Feailles lancéolées, linéaires, connées, ciliées à la base. Taille de 4 à 6 décimètres. Vivace.

Commune dans les bois sablonneux , les prés montagneux , les lieux secs , cette espèce est broutée seulement par les moutons. On la cultive dans les .jardins.

Lychnide des prés , L. flos-cucuH L.

Fleur-de-coucou. Pain-de-coucou, OEillet rfes prés. Centaurée des prés, Véronique des jardins. Amourette,

Lampette, Robinet déchiré.

Fleurs hermaphrodites , roses , en gi-appes lâches. Calice rougeâtre , limbe des pétales di\isé en -i lanières linéaires. Taille de 4 îi 5 décimètres. Vivace.

Commune dans le centre et le nord de la France , cette espèce habite surtout les prairies et les bois humides. Cultivée dans les jardins, elle est refusée par les animaux ; mais produisant peu de feuilles, et perdant beaucoup par la dessiccation, elle n'est pas nuisible.

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