I.I.NACliEH
Genre CUCUBÀ'LE. — CUCUDALUS (Jakht.n.
i:<ilice CiinipanuKi, it 5 ilivisionG laiicéoliios ; — 5 pélidon ii loiifi; onglet, à liiiibo biiidc, munis an collet ir^cailles ficu iippiircntos ; — 10 élamincs ; — (ruil liaccifovnie, polyspormo.
Renferme une seule espèce.
CUCUBALE PORTE-BAIES, C. bCLCCifeVUS L. CouUuhon à baies.
Fleui's il'nn blano vovilàtve, en paniculo dioliotomo, lAcIie. Baie noire otlnisante. l''eHil)es ovales, entières, brièvement pétiolées. Tige do 5 à 10 (lécimèti-os. Vivaee.
Cette plante, très commune dans les haies, buissons et lieux ombragés, est sans utilité comme fourragère.
Famille des LIN AGEES.
CÀliYOPflYLLÉES T.; PENTANDIUE L.; HYPOPÉTAUE .J.; LINÉES DC.
Cette lamille, qui tii-e son nom du genre Lin, Linum, qui la compose seul,
était autrefois réunie avec les Caryophyllées.
Fkurs hermaphrodites ; — calice persistant à 5.4 sépales ; — corolle à 5.4 pélales hbres, très caducs; — 5.4 étamincs soudées à la base entre elles et avec 5 rudiments d'étamines alternant avec elles; — ovaire à 5.3 loges, chacune divisée par une fausse cloison en deux compartiments uniovulés ; — styles eu même nombre que les loges de l'ovaire ; — fruit capsulaire , se divisant en 5.3 carpelles, offrant chacun deux loges secondaires monospermes; — graines suspendues, à périsperme mucilagineux et embryon oléagineux; — feuilles sessiles, éparses, quelquefois opposées; — tiges grêles, dressées, sans nœuds.
L'unique genre de cette famille comprend un assez grand nombre d'espèces, dont une est cultivée en grand comme plante textile.
Lin cultivé, Linum usitatissimum L.
Fleiu"s d'un beau bleu clair, solitaires , portées sur de longs pédoncules. Calice h 5 sépales. Corolle à 5 pétales, à onglet coiu't, presque trois fois plus longs que le calice. Capsules globiûeuses, contenant 10 graines ovales, fauves, luisantes. Feuilles éparses, sessiles, linéaires. Tige grêle, di'oite, cylindrique, rameuse à son sommet, d'une hauteur moyenne de 4 h 5 décimètres, et atteignant parfois, surtout dans le nord de la France, à 8.9 décimètres. Espèce annuelle.
Cultivée dans beaucoup de localités , et principalement dans le Nord , poxir en obtenir de la niasse , cette espèce , dans certaines contrées méridionales , donne aussi du fourrage vert. Ou la sème alors , soit au printemps , soit , si les gelées ne sont pas Ji craindre , en automne , à raison de 175 kilog. de graines par hectare. La terre doit être légère, substantielle, bien ameublée et bien fumée par avance. Quand le lin a atteint la moitié de sa hauteur, on le fauche, et il peut repousser encore assez pom* donner une seconde coupe, sinon un pStui'age.
La graine , utilisée en industrie pour son principe oléagineux , est propre aussi à la nouiTiture des animaux. On l'utilise surtout pour la confection de certaines préparations alimentaires.
44 MALVACIÎES.
Lin a feuilles étroites, i. anrjustlfoUum Huds.
Floii's iVim bleu pMo. Sépales internes ciliés. Pétales émai'ginés Jeux fois plus longs que les sépales. Feuilles linéaires aifîuUs. Tiges nombreuses, gi'Sles, peu rameuses. Taille de 2 à 4 décimèti'es. Vivace.
Cette espèce, tr6s répandue dans les prairies du midi et de l'ouest de la Franco, fournit un fourrage passable, un peu libroux.
Lin des Alpes , L. Alpinum L.
Fleurs bleues. Tige rampante. Taille de 1.5 Ji 20 centimètres. Vivace. Se rencontre sur les pelouses des Alpes et du Jura, où il est pâturé par tous les animaux.
Lin vivace , L. perenne L.
Fleurs très grandes, d'un bleu violacé. S'élève à 3 ou 4 décimètros. Vivace. Jlaugé par les animaux quand il se rencontre. Est cultivé dans les jardins , où il se répand facilement.
Lin a feuilles menues, L. tenuifoliiim L. Fleurs rose-lilas veinées. Tiges non ligneuses, très feuillées. Vivace.
Lin de France, L. GalUcwn L.
Fleurs jaunes. Espèce annuelle.
Lin purgatif , L. catharticwn L.
Fleurs blancbes, petites. Feuilles opposées. Taille de 1 à 2 décimètres. Annuelle. Se rencontre dans toutes les régions de la France. Doué d'une amertume accompagnée de légères propriétés purgatives, qui le font refuser par les bestiaux.
Famille des MALVACEES J.
CAMPANULÉES T.; MONADELPHIE POLYANDRIE L. ; HYPOPÉTALIE J.
Tii-e son nom du genre Mauve, Malva.
Fleurs hermaphrodites, régulières, axillaires ; — calice monosépale à 5 divisions , muni quelquefois d'un calicule ; — corolle h 5 pétales onguiculés , réunis par la base avec les filets des étamines , de manière à figurer une corolle monopétale; — étamines eu nombre indéfini, monadelphes, c'est-à-dire réunies en tube par leurs filets; — ovaire libre, formé de carpelles uniloculaires ; — feuilles simples, alternes, accompagnées de stipules.
Plantes simples , sous-frutescentes et ligneuses , très répandues dans les régions tropicales, et se réduisant, dans nos contrées, à un très petit nombre d'espèces, dont quelques-unes sont remarquables par la beauté de leurs fleurs, et utiles à la médecine par leurs propriétés émollientes. Peu répandues dans les prairies, elles sont rejetées de tous les animaux, à cause de leur saveur fade.
HYPÉRICACÉES.
Genre MAUVE. — MALVA L.
CfiHci! muni k l'cxtîiriem' d'un calioulc à 3 ilivisions; — fruit composé de carpelles nombreux, verticillés, se siiparant ii la maturité.
Mauvk sauvage, m. sylvestris L.
Grande mauve.
Fleurs grandes , purpurines , rayées d'une teinte plus foncée, réunies en fascicules snr des pédoncules axillairos, inégaux. Corolle beaucoup plus longue que le calice. Feuilles pétiolécs, velues, cordifonnes. Tige ascendante, hérissée, de 3 à 8 décimètres. Bisannuelle.
Espèce des plus communes , cotte plante se trouve abondamment répandue dans les lieux incultes , au bord des chemins , autour des jardins et des villages. Elle est fort usitée en médecine ; mais les bestiaux ne la mangent point ; aussi , vu sou abondance , est-on parfois obligé de l'arracher ; on la jette alors au fumier ou bien l'on en fait de la litière.
Appartiennent encore k cette famille, les genres : Guimauve, Altlnea L., qui fournit à la médecine des espèces émoUientes ; Lavatbre , Lavatera L. , dont on cultive les espèces comme plantes d'ornement; Hibisqcb, Hibisms h. ou ketmie, belle plante de jardin; le Cotonniek, Gossypimn L., etc.
FamUle des HYPÉRICACÉES DC.
ROSACÉES T.; POLYADELPHŒ POLYANDRIE L.; HYPÉRICINÉES J.
Nommée ainsi du geni'e Millepertuis, Hyperkum.
Fleurs régulières ; — calice à 4.5 sépales ; — corolle à 4.5 pétales, souvent bordés et parsemés de points glanduleux noii'âtres ; — étamines en nombre indéfini, réuiries en 3 ou 5 faisceaux distincts; — ovaire libre, globiileux, surmonté de 3 ou 5 styles ; — feuilles entières, opposées ou verticillées , souvent bordées de points noirs, et parsemées d'une multitude de petits points transparents, formés par des vésicules contenant une huile essentielle incolore , et ressemblant à autant de pertuis , d'où le nom donné au genre principal de la famille.
Très répandues dans les régions tropicales , les plantes de cette famille
forment des herbes ou des arbustes, c[ui habitent des Ueux et des terrains
très divers. Quand on les frotte avec les doigts, elles répandent une odeur
plus ou moins forte. D'une saveur amère et astringente, elles sont, pour les
- animaux, plutôt malsaines qu'utiles, surtout pour les moutons ; les chevaux
seuls les mangent sans inconvénient. A l'état sec, elles ne peuvent servir
comme fourrage, à cause de la dureté des tiges et des rameaux.
\{\ r,v.n\s\Ar.v.rs.
Genre MILLEPEIITUTS. — lIYPEnJCUM L.
Klamiiws en 3 fnisceii\ix ; — fniil capsnlnire s'ouvraut en 3 viilvos. — l'Iiinles lierlinot'C» et vivnce3.
MiLLEPERTi'is PERFoni!;, H. pcrforaivm L.
Millepefliiis, Ht'rbe aux mille perluis, aux mille trous, Herbe nux piqûres, Ilerhe de Saint-Jean, Cliasse-iliable, Triicheran jaune.
Fleurs d'nn beau jaune, très nombreuses, disposées en corymbes terminaux. Feuilles sessilos, oblongues, elliptiques, obtuses. Tiges cylindriques, dressées, femies, rameuses , offrant dans leur longueur deux lignes peu saillantes, glabres. Taille de 5 fi 8 décimètres. Vivaoe.
Espèce eommmie dans les lieux incidtes et montagneux , le long des cbeniins et des haies. Les clie\aux et les bœufs, ainsi que les chèvres, la mangent avant sa floraison.
Genre ANDROSÈME. — ANDROS/EMUM All.
Efnmme il 5 faisceaux ; — fruii bacciforme, uniloeulaire, indéhiscent, ou capsule s' ouvrant seulement au sommet.
Androsème officinale, a. officinale All.
Hyperic androsème , Toute saine.
Commune dans les lieux ombragés et humides. Autrefois très employée en médecine, elle est aujourd'hui sans usages.
Famille des GBRANIACEES DC.
nOSACÉES T.; MONADELPHIE DÈCANDRIE L. ; HYPOPÈTAUE J
Doit son nom au genre Géranion , Géranium.
Fleurs ordinau'ement réguKères , solitaires ou portées sur des pédoncules biflores ou pluriflores ; — calice à 5 sépales distincts ; — corolle à 5 pétales libres; — 10 étamines, à filets réunis à la base, dont 5 plus courtes, parfois stériles ; — 5 styles soudés à un axe central ; — ovaire formé de 5 carpelles uniloculaires, à 1 ou 2 graines, verticillés; — fruit composé de 5 coques, monospermes par avortement, se détachant avec élasticité de l'axe à la maturité ; — graines sans albumen; — feuilles toujours accompagnées de 2 stipules; — tiges dichotomes, articulées; — plantes herbacées ou sous-frutescentes, souvent odorantes.
Les plantes de cette famille , spontanées dans les bois , les champs , les lieux incultes, secs ou humides, sont très communes dans les prairies et les pâtirrages, sur les bords des fossés, où leurs tiges et leurs feuilles étalées occupent parfois de larges espaces, et où elles sont difficiles à détruire, à cause
rrflRANIAnKIÎS. 'Il
(le l;i laciliLi'' avec- laiiiicllc elles se miiUiplieni. Sans usages en médecine, liioii qu'as Li'ingen tes et excitantes, elles sont de mMUmv valcnr poiii- l'iisagn alimentaire des bestiaux, et doivent ôre extirpées des champs r|n'nllcs ont envahis.
Les espèces indigènes, assez nombreuses, sont tontes rompmses flans deux seuls aeni'es.
Genre (iÉRANlON. — (iEMNIUM L.
Fleurs blanches, roses, pm-purines ou violacées, solitaires ou g«min(!cs; — corolle h 5 pcîtales iSgaiix; -~ 10 itamines fertiles, dont 5 plus courtes, et les 5 plus longues neetarifïres h leur hase ; — carpelles arrondis au sommet , avec nue arfete glalire à la face interne , se d/itacliant de ■ l'axe à la mo-turité et s'enroulaiit en dehors de la base au sommet.
Ce genre comprend un grand nombre d'espèces, communes dans les prés et dans les champs, et peu recherchées des bestiaux, bien que ne leiu- déplaisant point; desséchées, elles se mêlent au foin sans nuire à ses rpialités.
GÉRANION COLOMBTX. — G. COLUMBINim I.
Nom vulgaire. — Pied-de-pigeon.
Fleurs purpurines , striées , de moyenne gr.andenr , supportées par des pédoncules biflores, naissant dans les bifurcations de la tige ou à l'aiselle des feuilles , et plus longs que celles-ci ; pétales échancrés. — Feuilles orbiculaires profondément divisées, à 5.7 segments. — Carpelles glabres. — Plante couverte de poils appliqués. • — Taille de 2 à 4 décimètres. — Annuelle.
Vient dans les haies, dans les bois, les champs sablonneux, sur les bords des chemins. Mangé seulement par les moutons et les chèvres.
Géranion a feuilles molles, g. molle L.
Fleurs petites, purpurines en dessus, plus pâles en dessous. — Pétales bifides, de la longueur du calice. — Carpelles glabres, ridés transversalement. — Feuilles orbiculaires, profondément divisées en 7.9 lobes obtus et crénelés. — Tige et feuilles velues. — Taille de 2 à 5 décimètres. — Annuel.
Commun dans les lieux secs, le long des haies et des chemins, au milieu des pierres et des broussailles, ce Géranium est, comme le précédent, mangé seulement par les moutons et les chèvres.
GÉR.4.NI0N A feuilles DÉCOUPÉES , G. clissectum L. Fleurs petites, lilas. Pédoncules plus courts que les feuilles. Carpelles velus. Accompagne communément l'espèce précédente, avec laquelle elle offre une grande analogie.
Géranion sanguin , G. sangidneum L.
Sanguinaire^ Herbe~à-becguet.
Fleurs grandes , purpurines, veinées, portées sur des pédoueules uniflores Pétales échancrés. Feuilles arrondies, profoudément divisées. Tige rouge. Vivace.
Croît dans les bois, les terrains calcaires et sablonneux, et dans les herbages des montagne?. Les bestiaux le mangent :\ l'état vert et ,i l'état sec, mais sans le rechercher.
48 GÉRANIACÉES.
GiinANiON DES PyréniSes, g. Pyrenaicum L.
Fleurs petites, purpurines, portées sur des pédoncules Ijiflores. Pétnles biddos, doux fois plus longs que le calice. Carpelles lisses, légèrement puboscents. Tiges et fouilles velues. Taillo de 3 il 5 décinii'tros. Vivace.
Croît partout, et notamment dans les prairies de montagnes de presque toute la France, ot végète jusque dans le mois de décembre. Les bêtes à cornes le mangent, ainsi que les autres bestiaux.
Géranion fluet, g. pusUlum L.
Fleurs petites, violettes. Pétales dépassant ii peine le calice. Tiges et feuilles velues Vient principalement dans les lieux secs et incultes. Partage les diverses propriétés de l'espèce précédente.
Géranion noueux, G. nodosum L.
Fleurs grandes, d'un rouge violet, veinées. Pétales à onglet cilié. Feuilles polygonales, divisées, à 3.5 lobes dentés. Une ou plusieurs tiges dressées, angideuses, Ji nœuds renflés. Vivace.
Assez rare, cette plante vient surtout dans les bois montagneux , les lieux ombragés et humides. Elle est mangée par les bêtes à cornes, ainsi que par les moutons et les chèvres.
Géranion des prés, G. pratense L.
Fleurs purpurines-violacées ou blanches. Pétales arrondis au sommet. Feuilles grandes, velues, à 5.7 lobes. Stipides longues et linéaires. Taille de 3 à 6 décimètres. Vivace.
Vient dans les prairies humides d'une partie de la France; est mangée rarement par les bestiaux.
Géranion brun , G. phœum L.
Fleurs ronge brun ou noir violet, supportées sur des pédoneides biflores opposés aux feuilles. Pétales arrondis à onglet court. Feuilles partagées en 5 lobes dentés. Tige velue. Vivace.
Croît spontanément dans les prairies humides des Alpes, des Pyrénées et de l'Auvergne, où les bêtes à, cornes la mangent volontiers. Donne une fane abondante qui se mêle au foin de ces prés.
Géranion de Robert, G. Rohertianmn L.
Herbe-à-Robert , Robertin, Bec-de-grue.
Fleurs purpurines, veinées de blanc. Pétales arrondis à onglet glabre, aussi long que le limbe. Feuilles polygonales dans leur pourtour, à 3.5 divisions profondes, incisées. Annuel.
Cette plante, qui répand une odeur forte, désagréable, vient communément dans les lieux ombragés, le long des haies, sur les vieux murs. Elle est astringente et repoussée par les bestiaux.
Géranion a feuilles rondes, G. rotundifolium L.
Fleurs petites, roses ou purpurines. Pétales entiers, arrondis, à onglet plus court que le limbe. Feuilles rénifonnes, crénelées, à 5.7 lojjes peu profonds. Annuel.
Très commun, ce Géranium vient dans les haies, les décombres, sur les coteaux arides où les bestiaux le recherchent peu.
VITAOÉES. 49
Genre lîRODJE. — /■JnODIIJM L'IIéhit.
Fteun purpurines ou violettes, eu cymes umbelliformes; — corolle n 5 p/itales un peu ini;gaux ; — 10 ctaminct dont 5 stériles; — carpelks pourvus d'une iirtte, velue ù la face interne, qui se détaolio do l'axe du sommet à la base, et se roule en tire-bouclion ; — feuillca ovules , dentées , plus ou moins profondément divisées.
Ce genre, détachtî du genre Géranium, auquel il avait été réuni par Linnée, comprend un ccrLain uombre d'espèces que les bestiaux mangent également, excepté quand elles sont en fruit.
ERODIE A FEUnXES DE aGUE. — E. CWUUmVM Wild.
Noms vulgaires. -^ Géranium ù feuilles de ci(juë , Bec-de-yrue, Cicutaire.
Fleurs rougeâtres, réiuiies en ombelle, au nombre de 4 à 6, au sommet de longs pédoncules. . — Pétales inégaux, les deux inférieurs plus petits. — Feuilles divisées, à segments rapprochés et incisés. — Plusieurs tiges étalées, velues. — Taille de 1 à 3 décimètres. — Annuelle.
Cette plante, légèrement odorante, est très commune. Elle vient dans les lieux incultes, les terrains sablonneux, aux bords des champs et des chemins. Fleurissant dès les premiers jours du printemps, elle fournit aux bestiaux, qui la recherchent , une nourriture précoce.
Erodie bec de cigogne, E. ciconium Wild.
Fleurs d'un violet purpurin, en ombelles. Fruit avec un bec de 12.15 centimètres. Feuilles à lobes divisés. Tige couchée, pubescente. Annuelle.
Vient dans les lieux secs des provinces méridionales, au bord des champs. Est peu recherchée des bestiaux.
Famille des VIT AGEES.
PENTÀNDRIE L. ; VITÉES J. ; AMPÈLIDÉES Kijnth. ; VITIFÈRES ; 7INIFÈMS.
Fleurs hermaphi'odites ou polygames, régulières ; — calice très petit, monosépale, à 5 dents peu marquées ; — corolle à 5 pétales ; — 5 étamines hbres ; — ovaire libre, à 2 loges; — fruit bacciforme, à 1 .2 loges, contenant 4.5 graines à tégument dur, osseux.
Cette famille, comprenant un assez grand nombre d'espèces exotiques, en
offre deux qui sont particulièrement cultivées dans nos contrées.
50 VfTACliES.
Genre VIGNE. — I777.S; L.
Corolle il 5 pùtales sondés supérieurement et formant une CMlottc qni se di^tiielie d'une seule pièce.
Une seule espèce indigène.
Vigne cl'ltiviîe, V. vinifcra L.
Flem-s verdâtves, odorantes, très petites, en grappes serrées opposées aux feuilles, quelquefois avortées et réduites h une vrille rameuse. Feuilles simples , alternes , pétioléos , palmées ou digitées, h 5 lobes dentés; à 2 stipules. Baies noires, violacées ou jaunStros. Tige rameuse, sarmenteuse, h rameaux grimpants. Vivace. Floraison en juin.
Propre aux climats tempérés et venant surtout facilement dans les provinces méridionales de la France, la Vigne, dont le fruit est utilisé , soit directement dans l'usage alimentaire , soit pour en obtenir le vin , qui fournit à sou tour le vinaigi-e , l'alcool , le tartre , et sur les usages connus desquels nous n'avons pas à nous étendre, la Vigne, disons-nous, peut en outre servir à l'alimentation du bétail. Ce sont les feuilles surtout que l'on emploie dans ce cas. On les donne en toute saison, fraîches, fermentées ou sèches, et, par le principe acidulé qu'elles contiennent, elles constituent ime sorte de condiment que recherchent tons les bestiaux.
En certains lieux, dit Grognier, on livre aux vaches, qui en sont très friandes, les produits de l'épampremeut de la Vigne; ailleurs, on mène les moutons dans les vignes, immédiatement après les vendanges ; ou bien on cueille les feuilles avec soin, on les fait sécher et on les serre dans un lieu sec pour l'hiver. Toutefois, il ne faudrait pas abuser pour les vaches de cette alimentation, qui a l'inconvénient de rendre le lait fiicile à tourner aussitôt qu'on le chauffe. Dans le Mont-d'Or lyonnais, les feuilles de vigne forment depuis longtemps la principale nourriture des chèvres, dont le lait sert à confectionner les fromages renommés de cette contrée. Dans certaines circonstances, on fait également usage, comme matière alimentaire, soit pour les chevaux, soit pour les animaux de l'espèce bovine, des sannents frais.
Genre AMPELOPSIDE. — AMPELOPSIS DC.
Corolle à 5 pétales libres, étalés, réfléchis; — feuilles composées, digitées.
AurPELOPSŒiE LIERRE, A. Iiederocea L.
Vigjie vierge, Vigne folle^ Cisse à cinq feuilles. Originaire de l'Amérique du Nord, cette espèce forme une plante grimpante, que l'on cultive dans les jardins pour former des treilles, garnir les murs, oii la teinte ronge que prend son feuillage est d'un assez bel aspect.
OXALYDÉER. 51
Famille des OXALIDÉES DC.
€Ai\II>ANlJLACICI-.S T.; DICCA NDIIIIC l'ENTAGYNirC I..; CÉHANIÉli^ .].
Fleurs réyuliri'es ; — calice ;i 5 divisions ; — 5 pélaks ; — 10 élamines soudées à la hase, dont 5 plus coiirlGs; — ovaire libre à 5 angles, à 5 loges et surmonlé do 5 styles ; — fruil capsulaire à 5 loges polyspernies, à déhiscence locnlicide; — graines suspendues à l'angle interne des loges, enveloppées d'une arilie qui, à la maturité, se contracte avec élasticité et les lance au dehors; — /cui/ks longuement pétiolées, trifoliolées, à folioles écharicrées au sommet, en cœur renversé et se mouvant sous l'influence des agents extérieurs ; — racines quelquefois munies de tubercules féculents.
Les espèces peu nombreuses de cette famille sont des plantes généralement herbacées, qui contiennent dans leurs diverses parties, et notamment dans leurs feuilles, un principe acidulé dû à la présence de l'acide oxalique.
Comprenant lui seul genre, le genre Ox.vlide, OxalisL., qui offre les caractères de la famille.
OXALIDE OSEILLE. — O. ACETOSELLA h.
Noms volgaikes. — Oseille des bois, 0. de bûcheron, 0. à trois feuilles, Alléluia, Surelle. Surent. Pain-de-coucou, Herbc-de-bœuf , Trèfle aigre.
Fleurs blanches, solitaires, portées sur de longs pédoucules très grêles, partant de la souche et munis vers leur milieu de deux petites bractées opposées. — Tige nulle. — Feuilles conséqueuuuent radicales , nombreuses , d'un vert clair , légèrement pubescentes. — Souche grêle , rameuse, munie d'écaillés charnues et imbriquées. — Espèce vivace. — Floraison d'avril à mai.
Habite les bois, les heux couverts. Ses feuilles possèdent une saveur acidulé, plus agréable que celle de l'oseille, et qui pourrait faire employer cette plante comme condiment rafraîcliissant propre à être mêlé aux fourrages, sm'tout pendant les fortes chaleurs. Seule, elle est difficilement mangée par les bestiaux. On en retire le sel d'oseille.
52 coniAniÉEs.
Famille des CORIARIÉES DC.
DWECIE PENTAGYNIE h.; PÉRIPÉTAUE J.
Fleurs régulières, hermaphrodites ou polygames , en grappes terminales ; — calice à 5 divisions proibudes ; — corolle h 5 pétales libres , persistants et croissant avec le fruit; — 10 ctamines hypogj'nes; — 5 ovaires \unov\\\és et 5 styles ; — fruit formé de 5 coques monospermes, indéhiscentes, renfermées dans les enveloppes florales devenues charnues, lui donnant l'apparence d'un fruit bacciforme ; — graines dépourvues d'albumen.
Se compose du seul genre Gorroyère , Coriaria L.
CORROYÈRE A FEUILLES DE MYRTE, C. myrtifoHa L. Redoul , RedoMx.
Fleurs petites, verdâtres, peu apparentes. Baies luisantes, noirâtres. Feuilles opposées, rapprochées, nombreuses, ovales-lancéolées, aiguës, lisses, d'un vert foncé, un peu coriaces, ressemblant à celles du myrte, ne tombant point en hiver. Rameaux tétragones. Taille de 1 à 2 mètres. Floraison au printemps.
Cet arbrisseau , d'un port élégant , croît naturellement sur les collines et les lieux incultes , aux bords des rivières et dans les champs. Commuu dans le Midi , et principalement dans le Languedoc, il vient aussi en Algérie. On le cultive parfois dans les jardins. Il est très astringent ; ses feuilles, desséchées et réduites en poudre, sont employées par les tanneurs et pour la teinture eu noir. Ses fruits sont très vénéneux. Us peuvent déterminer des accidents mortels , manifestés par des convulsions violentes, chez les chè%Tes, les moutons, les porcs , qui les broutent quelquefois, ainsi que chez les personnes qui viendraient à en manger accidentellement.
2^"= CLASSE. - CALIGIFLORES
Famille des TÉRÉBINTHACÉBS Juss.
PENTANDIUE L.; PÉRIPÉTALIE J.
Fk.urs régulières, hermaphrodites, dioïques ou polygames, très petites, disposées en paiiicules axillaires ou terminales ; calice monosépale à 3.5 divisions; — corolle à 3.5 pétales, quelquefois nulle; — 3.5 étamincs libres ou adhérentes ; — ovaire libre ou adliérent , surmonté de 3 à 5 styles ; — fruit drupacé; — graines sans albumen; — feuilles alternes. — Arbres ou arbrisseaux résineux ou laiteux.
Renferme un petit nombre de genres, généralement d'origine exotique.
Genre SUMAC. — RHUS L.
Calice et corolle à 5 divisions ; — 5 étamines ; — 3 styles courts ; — fruit à 1 noyau renfermant ime seule graine.
Arbrisseaux plus ou moins élevés, gorgés d'un suc astringent. Sumac des corroveurs , R. coriaria L.
Rouvre des corroyeurs , Vinaigrier,
Fleurs blanchâtres, en grappes compactes. Feuilles imparipennées, à 7.13 folioles ovales, dentées en scie, à pétiole velu. Rameaux ailés, velus, grisâtres. Taille de 2 à 3 mètres.
Commune dans les lieux secs du Midi, parfois cultivée dans les jardins d'agrément, cette espèce est très astringente dans toutes ses parties , ce qui la fait employer dans les tanneries. Pour les animaux, c*est irne mauvaise plante *, elle est vénéneuse et peut donner lieu à des a<:cidents graves aux moutons et chèvres qui la mangent.
.ï'i LÉGUMINEUSES.
FamUle des LEGUMINEUSES .Irss.
PAPILIONÀCEES T.; DIADELPUIË UÉCANDRIE L.; PÉIill'ÉTALIK J.
Famille ainsi appelée du nom de son fruit ou légimu:.
Fleurs hermaphrodites, irrégnUères ; — calice non adliérent à l'ovaire, tubuleux, à 5 divisions inégales, rarement réduites à 4 ou à 2; — corolle dite papilionacée, par l'analogie qu'elle offre avec un papillon, ordinairemenl à 5 pétales libres, très rarement soudés en une corolle monopétale, variables de formes et de disposition, et qui ont reçu des noms particuliers : le supérieur, plus grand et recouvrant les autres, celui à' étendard ou painllon; àeux autres, latéraux et symétriques, celui d'ailes ; les deux autres, placés en bas, rapprochés ou soudés par leur bord inférieur de manière à former une pièce unique, celui de carène; — \Oélamines insérées avec les pétales sur la base du calice, couchées dans la carène, quelquefois lihres, le plus communément soudées, soit toutes ensemble (monadelphes) , soit au nombre de neuf, la dixième restant libre (diadelphes), et dans ces deux derniers cas formant un long tube cylindrique qui enveloppe le pistil ; — ovaire libre, simple, uniloculaire, multiovulé, sui-monté d'un style simple, ascendant; — fruit sec, nommé gousse ou lérjvmc, généralement bivalve, membraneux coriace, déhiscent , uniloculaire ou à 2 loges par le prolongement d'une des sutures, ou bien indéhiscent et formé alors de plusieurs articles se séparant transversalement ; — graines lisses, ovales, à cotylédons foliacés ou charnus, et attachés alternativement aux deux valves; — feuilles alternes, souvent articulées et accompagnées de stipules, quelquefois simples, le plus ordinairement composées, multifoliolées, digitées ou pennées avec ou sans impaire. — Plantes de toutes dimensions, présentant des herbes, des arbrisseaux et des arbres.
Cette famille, l'une des plus naturelles du règne végétal et que caractérise spécialement sa corolle papilionacée , est extrêmement nombreuse. Répandue sur toute la surface de la terre , elle présente une multitude d'espèces, indigènes et exotiques, douées de propriétés diverses qui en font une des familles à la fois les plus intéressantes et les plus utiles.
Quelques-unes d'entre ces espèces offrent ces phénomènes remarquables de mobilité qu'on nomme le sommeil et le réveil des plantes. C'est ainsi que l'on voit, le matin, les folioles étendues des Robinias se dresser dès que le soleil est sur l'horizon , puis, le soir, se baisser de nouveau et rester fléchies toute la nuit. On observe, sur le Trèfle, un phénomène analogue ; vers le soir, les deux foholes latérales de la feuille se serrent l'une contre l'autre, pendant que la foliole moyenne vient les recouvrir, ce qui change tout à fait l'aspect de la prairie. A cette famille encore appartiennent : la Sensitive, sur laquelle le moindre contact donne lieu au reploiement des folioles; et la curieuse Desmodie oscillante, ayant les feuilles composées de trois foUoles, dont la moyenne se relève et s'abaisse alternativement, suivant que le soleil est à l'horizon ou en disparaît, tandis que les deux foholes latérales, beaucoup plus
LEGUMINEUSES. Oi)
petites, jiar un uioiivciiicul rajiiili' cA, saocadô qui s'exéculo iniil cX jour, siiiis relâche, se jiortcnit alt(;rnaLiveniout l'uue vers l'autrcv
Par leurs propriélt's variées,, les plantes légumineuses sont employées à des usages multipliés, dans l'industrie, la médecine, l'économie domestique, l'agriculture, etc. Ainsi, tandis que les arLres de la famille fournissent des bois de charpente, tels que le bois de Fau.x-acacia, ou des bois d'ébénistorie, comme le Palissandre, d'autres espèces domient à la teinture des matières colorantes, parmi lesquelles on peut citer l'indigo, le principe rouge du Bois de Campéche, du Bois de Brésil, du Santal. Cette famille fournit encore diver;^ produits destinés à l'usage médical, telles sont; la gomme arabi(]ue et la gomme du Sénégal , que fournissent plusieurs espèces d'Acacias ; la gomme adragante, produit de certains arbrisseau.x du genre Aslragalus ; le cachou, de nature astringente ; certaines résines excitantes, comme le sang-dragon , le copaliu, le baume de Tolu, etc. ; quelques médicaments laxatifs , le séné, la casse, etc. D'autres espèces donnent des principes gras : l'huile d'arachide, des substances aromatiques : la fève de Tonka, etc.
Mais de toutes les applications que reçoivent les espèces légumineuses, les plus importantes sans contredit sont celles qu'elles doivent à leurs quahtés comme plantes alimentaires. Riches en principes azotés, sucrés, amylacés, les espèces indigènes papilionacées surtout constituent des aliments d'une grande valeur nutritive. Beaucoup d'entre elles sont cultivées en grand pour la nourriture de l'homme, auquel elles fournissent des légumes savoureux : les haricots, les pois, les fèves, les lentilles, etc. C'est enfin à cette famille qu'appartiennent les principales espèces fourragères employées pour la nourriture des herbivores et qui doivent ici, conséquemment, plus particulièrement nous occuper.
Si l'on ajoute à cela que les espèces légumineuses, ^ivant à la fois aussi bien de l'air, par leurs feuilles, que de la terre, par leui's racines généralement longues et développées, épuisent relativement peu le sol où elles sont cultivées; que souvent, au contraire, elles l'enricliissent par leurs racines, qui s'y décomposent promptement , on concevra mieux encore l'importance exceptionnelle, au double point de vue économique et agricole, des végétaux de cette famille.
Très nombreuse, et en même temps très naturelle, la famille des Légumineuses s'est trouvée, par cela même, fort difficile à classer pour l'étude, faute de caractères assez tranchés pour distinguer nettement les différents gem-es qui la composent. Les auteurs la divisent généralement, d'après la forme de la corolle et la disposition des étamines, en trois sous-familles principales :
1° Les Papilionacées : une corolle papihonacée, toujom's ir'régulière ; 10 étamines, généralement diadelphes, parfois monadelphes ou libres. s"insérant aA'ec les sépales sm- le calice (périgynes) ;
2° Les Césalpiniées ou Cassiées : corolle régulière ou un peu papilionacée, formée de 5 pétales égaux, périgynes; 10 étamines libres et périgynes;
3° Les Mimosées : corolle nulle ou régulière, formée de 4.5 pétales égaux, libres ou n'unis, insérés sous l'ovaire (hypogynes); étamines nombreuses, libres, hj-pogynes.
A ces deux dernières sous-familles appartiennent spécialement les espèces exotiques, dont nous n'avons point ici à nous occuper. Nous nous bornerons à citer, parmi les plantes les plus remarquables qu'elles comprennent
Dans les Cassures : le Caroubier {Ccralonia sUiqua L.), commun sur les bords de la Méditerranée, et dont le fruit, mangé par les pauvres gens du midi de la France, sert quelquefois à l'engraissemeul des bestiaux ; les espèces du genre Casse {Cassla), dont on retire la pulpe laxative qui porte ce nom, et dont quelques-unes contiennent le principe purgatif connu sous le nom de séné ; les Tamarins (Tamarindus) ; l'Arbre copahu {Copaifcra officinalis); le Bois do Feruambouc {Cesalpinia cchinata) ; le Bois de Campêche {Hcmaloxylum campechianum) ; les Féviers {Gleclitschia), etc.
Dans les Mimosées : la Sensitive ( Mimosa pudica ) ; les diverses espèces du genre Acacia (Acacia), auxquels appartiennent les arbres à gomme , et dont une, VA. catechu, fournit le ca.ch.ou;V Inga elegans, cultivé dans nos jardins, etc.
Quant aux Papiuonacées , qui comprennent toutes les espèces fourragères indigènes qu'il est intéressant et utile de connaître , on les subdivise pom" la facilité de l'étude en une série de tribus, se distinguant chacune par divers caractères empruntés à la disposition des étamines , et à celle de la gousse et des feuilles. Le tableau synopticpe suivant en fait connaître les caractères distinctifs essentiels.
Etamines monadelphes Génistées.
Feuilles trifoliolées Trifoliées.
Feuilles imparipennées. . . Galégées.
Gousse uniloenlaire.
Etamines
PAPILIONACÉES. ( diadelphes. ] Gousse bUoculaire ; feuilles imparipennées Astragalées.
' Gousse articulée ; feuilles ordinairement imparipennées Hedysarées.
' Etamines diadelphes et monadelphes ; gousse uniloenlaire ;
feuilles paripennées Viciées.
i Etamines libres , Sophorées.
Elamiiios monadclphcs. Gousse uiiilocuiain;, polyspormc ou oligospci'nic. — Comprend plusieurs genres, se dislinguant par divers caractères résumés dans le tableau ci-après :
I Calice à 2 sépales. — Feuilles simples, sans limbe m fuliolos. Ui-EX.
/ Feuilles simples \ ( G. foudu, on forme de spalthe ; feuilles Ifoiiolées. Spartium.
[ ou < V f Corolle à, étendavtl non dressé; f. 1 fol. Geijista.
• I trifoliolées. I n v 1 \ ^ n ^ .^ t t / ^
g I I t^alico ; ç, jjjij^^jj^^ ) Corolle à (îtendard 1 Et. orbioulaire. Saroiiiammos.
'g ) ( à 5 div. ] " ' ' J redressé. j
K < / Feuilles trifoliolées. Et. oblong. . . . Cytisus.
■H I le. Il 5 lobes. — Feuilles trifoliolées. Ononis.
Ol .
[ Feuilles iraparipeunées Anthyllis.
1 Feuilles difiitées Lupnros.
Genre AJONC. — ULEX L.
Flmrs axillaires ; — calice eoloré, persistant , à 2 sépales eoncaves , l'un à 2 dents , l'autre h 3 dents, accompagnés de 2 petites bractées latérales; — corolle h pétales presque éga\ix, dépassant à peine le calice; étendard rabattu, écbaucré au sommet; cnrèiie h 2 pétales; — gousse renflée, bivalve, à peu près de la longueur du calice, renfennant un petit nombre de graines; — feuilles réduites à leur pétiole, linéaires, piquantes, portant .à leur aisselle un rameau épineux.
Sous-arbrisseau.x épineux, vivaces , ne comprenant qu'un très petit nombre d'espèces.
AJONC D'EUROPE. — U. EUROPEIS L.
Noms vtogAires. — Genêt épineux, Jonc épineux, Jonc marin, Jomarin, Haut-jonc, Augeon, Jan, Bois-Jean , Jean Brusc , Brusc , Jauhe, Jogue, Jauge, Lande, Lande épineuse, Landier, Lande de Bretagne, Sainfoin d'hiver. Sainfoin d'Espagne, Hedin, Hudin, Tuie, Vigneau.
Fleurs jaunes, gTandes , solitaires ou géminées. — • Calice jaunâtre, très velu , avec les bractées aussi larges ou plus larges que le pédicelle. — Corolle à carène droite , de la longueur des ailes. — Gousse velue, bérissée, un peu plus longue que le ealiee. — Tige et rameaux diffus, très durs, épineux au sommet. — Taille de 1 à 2 mètres. — Vivace.
L'Ajonc d'Europe , si remarquable par la quantité d'épines dont il est hérissé, est une plante assez commime, propre aux terrains arides et siliceux, cultivée dans quelques pays comme plante fourragère, et très recherchée des bestiaux , quand les épines ne les repoussent pas.
Culture et récolte de l'Ajonc.
L'Ajonc est le produit ordinaire des sols stériles. Il se rencontre dans une multitude de localités, en France et dans toute l'Europe, et occupe parfois
58 LliGUMINEUSES.
iriiiiiiiiMises étendues, surloul dans les conlivcs dessédiées el découvertes, sur les terraius froids, maiynîs et arides. Tl jiousso sous les climals les plus divers, eu Krosse cou^mc^ en Espagne, sur les niontagues comme sur les Ijords de la mer, et jiartoul il apparaît comme ri'nil>l('me de la stérilité. Très commun dans les Landes, il est cultivé spécialement comme plante fourragère, en Belgique, en Bretagne et dans le pays de Galles. On lui réserve, dans ces localités les sols étendus, siliceux, peu calcaires, qui s'y rencontrent si fréquemment, et que l'Ajonc préfèi'e au.\ lerrains secs et légers. Il vient mal dans un bon terrain, bien qu'il puisse se développer dans les terres labourables ordinaires. Mais on l'écarté habituellement de ces dernières terres pour le réserver aux vastes espaces nus, rebelles à toute autre culture, qui lui conviennent mieux sous tous les rapports.
La culture de l'Ajonc est des plus simples. Elle n'entraîne que les frais de fumure et de première préparation dii sol. Le cliiendent est son ennemi principal. Quand ce dernier existe, on en débarrasse le terrain par un labour et un écobuage , et l'on sème sur un léger labour, sans fumier, de février en avril ; '20 Idlog. de graines par hectare suffisent pour un semis à la volée, et 12 kilog. pour un semis en ligne. La graine s'altérant facilement doit être choisie nouvelle.
La plante , arrivée au degTé de développement nécessaire, est fauchée comme un pré. La première récolte se fait dans la seconde année, au mois de septembre, c'est-à-dire avant la floraison, qui a lieu l'hiver ou au commencement du printemps. De la sorte on ne donne pas aux tiges le temps d'acquérir assez de dui-eté pour résister à la faux. La floraison, alors empêchée, est reculée jusqu'au printemps. On coupe encore au commencement de cette saison, puis de nouveau à la fin de l'automne, et on continue dès lors la récolte tout l'hiver, à mesure des besoins. La plante, coupée ainsi, a 3 ou 4 décimètres de hauteur.
Les récoltes se succèdent, de la même manière, les années suivantes, et sans autres frais. Un semis peut êti'e exploité de la sorte dix, quinze, vingt ans. En Angleterre, il en est qui ont atteint jusqu'à vingt-sept ans. Le produit varie d'ailleurs suivant la nature du sol. Sur un terrain maigre, l'Ajonc est petit, dur, épineux, tandis que sur un bon terrain , il est moins dur et donne' une récolte qui vaut , dit-on , trois coupes de trèfle. Son rendement annuel est estimé à environ 30,000 kilogrammes par hectare.
Pour utihser le terrain entre la semence et la première récolte, on sème généralement, eu Bretagne, l'Ajonc avec le seigle, que l'on récolte à la manière ordinaire. On l'associe aussi à l'orge, à l'avoine, au sarrazin; mais comme les premières pousses de l'Ajonc ont besoin d'air et de soleil, il importe que ces céréales soient semées clair.
En somme, la culture de l'Ajonc est peu coûteuse; la plante durant plusiem's années, c'est pour la première seulement qu'il faut compter des frais de préparation du sol, d'acquisition de graines, d'ensemencement, etc.,
LÉftUMINEOSJÎS. 59
les soins d'entretien, étant eiisuilc mils ou exigeant loni .-ni plus i|ni'l([ii(;s dépenses de main-d'œuvre, qui Jie sont d'ailleurs réclamés qu'en hiver, à une époque où. les bras sont aliaiidants.
Dans eertaiiies localités du pays de Galles, l;i (■nlliifc de l'Ajonr v;i plus loiii. lille est entrée d;uis la i'ot;ition , (M, ik; dniv ipic ipiatre ;nis. Ou iauclie la plante deux Ibis durant ce temps; puis l(! sol (;st rompu ]iar lit ciiarrue el ensemencé de blé. Cotte culture est améliorante. Sou, jpi'iucipal inconvénient est la difficidté de faire disparaître l'Ajonc des champs où il ajîjoussé. Plusieurs labours suffisent à peine pour les eu débarrasser. Aussi, quand on veut l'aire cesser une culture d'Ajonc, doit-on arracher d'abord la plante, puis brûler les sou(;hes, les racines, dont là cendre ajonte à la fertilité du sol.
Emploi alimentaire et autres usages de l'Ajonc.
On ne peut faire consommer l'Ajonc pendant l'année eijitière. C'est spécialement une nourriture d'hiver. D'avril à octobre, durant sa floraison, sa tige contracte une amertume qui le fait refuser du bétail. Il est bien remarquable que cette plante devienne savoureuse et salutaire précisément à l'époque où la terre, dépouillée de toute verdure, n'offre aucun autre aUment en pâture aux animaux.
On donne l'Ajonc à tous les bestiaux, auquel ce végétal fournit une nourriture excellente, très substantielle et surtout très recherchée. Ainsi, depuis un temps immémorial, les montagnards du pays de Galles nourrissent, pendant six mois de l'année, leur bétail avec les pousses écrasées de l'Ajonc ; et toutes les bêtes s'en montrent extrêmement aA'ides , elles le préfèrent même au foin. Les vaches qui s'en nourrissent donnent mi lait abondant et d'excellente qualité. L'Ajonc est encore utilisé comme ahment en Bretagne, où on le distribue aux vaches et aux chevaux qui s'en trouvent également bien. Il leur donne de l'embonpoint et suffit à l'entretien des animaux de laboiu-. On ne pourrait cependant pas le faire manger seul , pas plus qu'aucune autre légiiniineuse d'ailleurs , aux chevaux employés à un fort travail. Mais d convient parfaitement aux animaux jeunes. Amsi, dès 1666, Querbrat-Calloët , en parlant de l'éducation des chevaux, indiquait l'Ajonc comme très utile pour la nourriture des poulains et proposait une machine pour le piler.
Le principal inconvénient, en effet, de l'Ajonc et qui nuit le plus à sou emploi dans l'alimentation, est la présence de ces épines acérées qui garnissent ses tiges, éloignent les animaux et empêchent qn'on le leur livre dans son état naturel. Pour remécUer autant que possible à cette difficidté, on ne fait consommer que les jeunes pousses de l'année. Mais cela ne suffit pas ; les animaux ne j)ourraient en continuer l'usage, si la plante n'était au préalable écrasée, soit au maillet ou à la meule, soit à l'aide de diverses machines construites à cet effet, et n'était réduite, par l'un de ces moyens, en une sorte de pulpe accessible à la mastication.
Quand il n';i pas ('lé coupé depuis longtemps, l'Ajonc forme un arbuste difficile ii uliiisGv. Il faut alors, dans l'hiver, le couper ras de terre, bien remuer la terre entre les racines, diviser celles-ci, et bientôt on voit de nouveaux jets qui , au bout de quelques mois, forment une riche nom'viture, que l'on coupe à mesure, suivant les besoins journaliers.
Convenablement écrasé, l'Ajonc épineux constitue un aliment d'excellente qualité que les animaux prennent avec plaisir et qui les entretient dans une parfaite condition de santé. On estime que sa valeur nutritive, au point de vue chimique, est d'un tiers inférieure à celle du foin. Mais l'expérience a démontré que lorsqu'il est employé en mélange, il nourrit presque autant que ce dernier fomTage. Au surplus , comme il ne nuit en aucune façon à la culture des autres substances alimentaires, quelle que soit sa valeur nutri- • tive, il sera toujours d'une utile ressource, un moyen facile d'avoir une quantité de fourrage extra, toujours vert et nourrissant, pouvant remplacer le foin dans un temps de sécheresse ou de disette, et d'autant plus précieux qu'on peut partout l'obtenir à très bas prix. Avec cette plante, la nourriture, en moyenne, re\ient aux deux tiers meilleur marché qu'avec le foin.
On pourrait parfaitement l'utUiser, de cette manière, dans la plupart des contrées pauvres où les fourrages ordinaires font défaut. Sa culture est d'autant mieux indiquée, dans ce cas, r^ue c'est précisément sur des terrains médiocres qu'il acquiert le plus de vigueur, qu'il dure le plus longtemps.
On compte en France, sur une superficie de 53 millions d'hectares, en dehors du terrain occupé par les villes, les constructions, les routes, etc., plus de 9 milhons d'hectares sans aucune culture. En supposant le quart seulement de cette étendue convertie à la culture de l'Ajonc, on aurait plus de nourriture que n'en consomment en six mois tous les bœufs, tous les chevaux et tous les moutons qui savent sur notre territoire. Semé sur les talus des chemins de fer, sur les pentes des coUines sujettes aux éboulements, l'Ajonc , par ses fortes racines, retiendrait les terrains, tout en livrant un produit considérable pour l'ahmentation du bétail.
Ajoutons, toutefois, que malgré les avantages offerts, en certaines circonstances par la culture de l'Ajonc , il n'y a point heu de la conseiller pour les assolements ordinaires, auxquels d'autres plantes sont mieux appropriées. Il doit être réservé pour les terrains vagues et improductifs , comme il y en a tant dans nos pays. De la sorte, il peut rendre encore assez de services pour qu'il n'y ait pas m-gence à l'introduire dans les cultures régulières , malgré l'exemple des Anglais , qui en ont obtenu, paraît-il , des résultats imprévus, des revenus, par exemple, de 1,000 à 2,000 francs par hectare. Sans accepter ces chiffres comme l'expression absolue de la vérité, surtout si l'on tient compte de la différence des prix suivant les locahtés, on n'est pas moins autorisé à tirer de ces faits ime preuve de la haute valeur de l'Ajonc comme plante fourragère, et de la possibihté de créer par son emploi, pour nos contrées les plus pauvres, une source importante de richesse et de bien-être.
LÉSUMINEUSES. 61
Ou a cherché à lUilisoi- de plusieurs autres manières cette plante, si peu maniable on apparence. Ainsi, dans les Landes, où elle est très commune, mais où l'on sait encore très peu en tirer parti pour l'usage alimentaire, elle l'orme presque exclusivement la litière du hètail. Ou en l'ait encore d'exœllentes haies vives ; à cet efi'el, on la sème en lignes sur les bords dos propriétés. Si on vcMit empocher l'Ajonc d'envahir l'intérieiu' des terres, ou réj^aiid la graine sur une émincnce qu'on sépare par un fossé de la pi'opi'iété à clore. Ces haies s'élèvent rapidement, et fournissent tous les ans un ]jon foiii-rage que l'on récolte en tondant l'Ajonc avant la floraison. Elles se dégarnissent assez rapidement; mais les graines qui se développent au centre, suffisent presque toujours, en se ressemant, à remplir les endroits vides. Il convient, au surplus, pour les conserver, de les protéger contre la dent des animaux.
L'Ajonc forme, en outre, un excellent combustible, donnant beaucoup de chaleur. On l'emploie encore pour recouvrir les toitures, pour protéger les jeunes semis d'arbres , pour supporter les tissus que l'on fait blanchir à la rosée ou au soleil, etc.
Variétés de l'Ajonc épineux.
L'Ajonc épineux offre quelques variétés. Ainsi, depuis quelques années, on a rencontré, dans les lieux où l'Ajonc se montre naturellement, notamment en Bretagne, des pieds sans épines, ou à épines assez souples pour en permettre l'emploi immédiat comme plante fourragère. On a nommé cette variété Ajonc queue de renard. Si l'on réussissait à la reproduire par semence, elle pourrait devenir l'objet d'une exploitation spéciale très ù'uctueuse. Malheureusement , on n'a pu encore y parvenir. Ce sont des essais à tenter de nouveau , et à conseiller aux cultivateurs qui auront occasion de rencontrer quelques-uns de ces pieds.
Ajonc provincial, U. provincialis DC.
Fleurs petites, à ailes plus étroites et pliis courtes que la carène. Graines non écliaiicrées.
Cette espfece est propre aux provinces méridionales ; elle se rencontre réunie à l' U. Europseus dans les contrées du centre. Elle possède les mêmes propriétés économiques et peut remplir les mêmes usages.
Ajonc n.4in, Ulex nanus Smïts.
Bruyère jaune.
Fleurs jaimes , petites , à calice pubescent , avec les bractées plus étroites que le pédiceUe. Corolle à carène courbe. Gousse ne dépassant pas le calice. Tige velue, sillonnée, di'essée ou tombante, de 3 à 5 décimètres.
Cette espèce , qui diffère surtout de la précédente par ses moindres proportibns , croît également dans les lieux arides et partage toutes les propriétés de l' U. Europieus. On la trouve communément dans les Laudes et dans toute la vallée du Gers , jusqu'au pied des Pyrénées. L'Ajonc nain demande des terres moins fortes que l'Ajonc d'Eiu-ope. Les terrains argilo-siliceux , les boulbènes du paj's, sont les sols qui lui conviennent plus particulièrement. On peut en tirer parti comme de l'espèce principale. Il est de même très nourrissant. Les brebis , au printemps , en
rocliorchont In fleur. Mais les épines repoussent les animimx. On cultivp l'Ajonc nain , ilnns quelques jimlins, comme plnute d'oniemont. Tous les pieds ne fleurissant pas ii la niPme époque, il forme des massifs qui restent en fleurs les doux tiers de l'année.
L'Ajonc marin, (/. anilmlus. qu'on a proposé ponr en faire d'excellentes clôtures, n'est qu'une variété de cette espèce.
Genre SPARTIER. — SPARTIUM L.
Fleurs en gr.appes axillaires ; — ralice squarieux, persistant, a 5 dents, fendu supérieurement jusqu'il la base , de manit^'re h tigurer une spathe légèrement dentelée ; — corolle k étendard trfes ample, redi-cssé , orbiculaire ; à ailes étalées, avec carène à deux pétales distincts; — style très long, ascendant, courbé; — gousse linéaire, comprimée, contenant un grand nombre de graines : — feuilles unifoliolées, écartées, peu nombreuses, à court pétiole, oblongues ou lancéolées, entières; stipules nulles; — /i<yf 'ligneuse.
Ce genre comprend nue seule espèce.
SPARTIER .lUNCIFORME. — S. JUNCEUM L.
Nom vulgaire. — Genêt d'Espagne.
Fleurs grandes, jaunes, odorantes, rassemblées en belles grappes. — Gousse velue. — FeuiUes pubescentes en dessous. — Tige dressée, formant un sous-arbrisseau non épineux, se subdivisant en un grand nombre de rameaux dressés, grêles, cylindriques, nus et flexibles, semblables h des joncs et contenant comme ceux-ci une moelle abondante. — Taille de 1 à 2 mètres.
Cette espèce, qui vient spontanément dans les bois et les coteaux arides des parties méridionales de la France et de l'Europe , est très communément cultivée dans les parcs et les jardins à cause de son odeur suave, de ses belles fleurs et de ses rameaux toujours verts.
On la cultive également, dans quelques départements du Midi, comme plante textile et comme espèce fourragère. Elle est employée ainsi, depuis un temps immémorial, dans les environs de Lodève (Hérault). On la sème, en janvier, sur les lieux les plus arides, les coteaux les plus en pente. Au bout de trois ans , pendant lesquels on se borne à la défendre contre la dent des bestiaux, on la coupe pour en préparer de la filasse, dont l'usage reste limité à la consommation du pays. Le Genêt d'Espagne prospère sur tous les sols arides et desséchés par le soleil, qu'il concoui't à rendre productifs. Ses racines, qui s'enfoncent profondément et parcourent le sol dans tous les sens. opèrent une sorte de labour naturel qui, joint à l'engrais produit parles détritus qui restent dans la terre, prépare parfaitement celle-ci pour d'autres cultures. Lorsqu'on veut donner le Genêt d'Espagne en fom'rage, on choisit une bonne exposition et une terre légère et sablonneuse que l'on doit d'abord ameublir. On sème clair, à la fin de l'automne, 4 à 5 Idlog. de graines par hectare. La troisième année on peut commencer à couper, pendant l'hiver, de jeunes rameaux dont on nourrit les moutons et les chèvres, qui les mangent a%àdement. On leur fait même parfois brouter les jeunes pousses.
r,i;;fttiMTNmisi3s. ')."]
(]oito nom' ri tu m prokinf^rn doiiiK^ lien soiivcnl, à dos inflammations du IuIh' (ligcslirel, des voies urinaires, que l'on atlrijjuo aux iirojjfiiUr^s, légéi'omonl, irritantes et purgalives, des semences. Cette maladie, connue sons lo nom de fienvstade, cède facilement au changement d'alimentation et à l'emploi de boissons rafraîchissantes.
Une plantation de genAts peut fournir des rameaux pendant plus de trente ans, après quoi les tiges ne sont plus Ijonnes cpje comme ongi'ais ou comme corahustibles. Toutefois, d'après Thaer, on pourrait les utiliser dans l'alimentation comme celles de l'Ajonc, en les écrasant par des procédés analogues. On obtiendrait de la sorte, dit-il, un fourrage des plus nourrissants, donnant un goût agréable môme au beurre d'hiver. L'infusion des sommités, mêlée au lait , produit un bon breuvage qui donne un goût délicat à la chaiides veaux. Les abeilles recherchent beaucoup les fleurs de cet arbuste. Ses graines sont de leur côté très propres à nourrir les poules et les autres oiseaux de la basse-cour.
Toutes ces considérations pourraient rendre avantageuse la culture en grand de cette espèce, dans tous les lieux où la nature sablonneuse ou rocailleuse du sol repousse les autres cultures, et où l'on veut se livrer à l'élève du mouton .
Genre GENÊT. — GENISTA L.
Fleurs j.annes ; — calice persistant, à 2 lèvres, la supérieure divisée en 2 lobes : — corolle à étendard non dressé, étroit, oblong, à carène obtuse, droite, devenant réflécbie ; — sitjli; courbé au sommet; — feuilles généralement unifoliolées, à court pétiole; — lige ligneuse, pour\'ue parfois d'épines.
Ce genre comprend un assez grand nombre d'espèces formant des sousarbrisseaux qui viennent dans les bois et les lieux incultes. Elles possèdent toutes des propriétés amères et diiu'étiques, et peuvent contribuer à la nourriture des bestiaux. Voici un petit tableau synoptique donnant les caractères distinctifs des espèces les plus importantes.
! Tiges radicantes ; ( ^^^-^^ oblongues, obtuses. G. pilosa. pédicelles ■
non bractéolés. ( FeuiU. Hnéaires G. humifusa.
Tiges dressées; pédiceUes bractéolés G. tinctoria.
Kameaux ailés G. sagillalis.
Gousse glaljre; feuilles de 2 formes G. anglica.
Gousse velue; feuilles toutes ( Grappe oblongiie G. germanica.
semblables. ( Grappe urabeUiforme. . . G. hispanica.
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