C. panm/um Ten., plante très petite, — propre à la Corse
Genre BULBOGODE. — BULBOCODIUM L.
Fleurs radicales, à divisions étroites, libres jusqu'à la base, rapprochées en tube; — styles soudés dans leur plus grande étendue.
0. vernum L., Ileurs 1.3, roses ou violettes; feuilles lancéolées-linéaires, étalées, par 1.3 dans une gaîue membraneuse ; bulbe écailleux , — commun sur les pelouses et prairies des Alpes et des Pyrénées ; fleurit de très bonne heure, et partage les propriétés du Colchique.
Genre MÉRENDÈRE. — MERENDERA Ram.
(Caract. du genre Bulbocodium) . Styles libres.
M. bulbocodium Ram., fleurs lilas, solitaires , naissant en automne ; fouilles obtuses, courtes; bulbe très petit, ovoïde, tunique ; 6 à 10 centimètres, — hauts pâturages des Pyrénées centrales, oii il est, parfois, fort commun ; oftVe toutes les propriétés du Colchique, mais de trop petite taille pour être aussi dangereux. Cultivé quelquefois dans les jardins d'agrément.
Genre VERATRE ou VARAIRE. — VERATRUM T.
Fleurs eu pauicule ample, irrégulière, à divisions libres, sessiles, denticulées, persistantes, pourvues de bractées ; — stijles distincts, courts, divergents ; — graines comprimées, ailées. — Feuilles alternes, fortement nerviées, plissées ; — racine charnue, tubéreuse.
Varaire blanc, V. album L.
Vrairej Ellébore blanc.
Fleurs blanchâtres, à bractées foliacées. Capsule ovoïde-aiguë. Feuilles elliptiques, les inférieures plus grandes, obtuses ; les supérieures aiguës. Tige très fouillée, rameuse, de 8 à 15 décimètres.
Belle plante très commune dans les prairies et pâturages de la plupart des hautes montagnes, surtout dans les Alpes et en Auvergne. Elle est dangereuse pour tous les animaux, surtout pour les moutons, les chèvres, chez lesquels elle provoque des vomissements et la mort, quand elle est prise en grande quantité. Elle agit moins vivement sur les bêtes à cornes, qui peuvent, en automne, lorsque les premiers froids ont amorti son âpreté, en brouter sans inconvénient les sommités. Les chevaux, les mulets la supportent mieux encore ; ils en épointent les jeunes feuilles sans eu être incommodés, et Pallas rapporte qu'en Sibérie, les chevaux, au printemps, la mangent avec voracité, sans eu éprouver d'autre effet qu'une simple purgation. — La racine du Verâtre blanc, drastique et vomitive, est utilisée en médecine, à l'extérieur seulement, pour le traitement des maladies cutanées.
LH.iAr.iiiîs. l'2'.i
V. nUjnim 1,., (loiiva purpurines; braotiios colorées, — moins (/ncrtçiqne que le préci'^dent ;
boiuiooiip plus ruro en Franco, ne se trouve (i\ie dans les bois taillis ot les priis des liantes montagnes.
Genre TOFIELDIE. — TOFIELDJA Huds.
Fleurs petites, aveo involuoro trifide, en grappe spioiformo ; — styles libres, très courts; — capsule enveloppée par le pcjrigone persistant. — Racine fibreuse.
T. calyculata'Wah]h., Anlhericum calyculata L., fleurs jaunes; feuilles linéaires, presque toutes radicales; 1 à 3 décimètres, — pâturages humides et élevés des Pyrénées, des Alpes, du Jura, etc.
Famille des LILTACÉES Juss.
LlUACÉES T.; HEXANDRIE h.
(Caract. génér. des Colchicacées). Pèrigone h divisions parfois nectarifères à la base ; — étamines périgynes ou hypogynes, en deux verticilles distincts; — style simple; — stigmates 3; — capsule trigone ou he-xagone, s'ouvrant en 3 valves; — graines à test crustacé et fragile. — Feuilles linéaires ou cylindriques, fistuleuses. — Plantes cjuelquefois ligneuses.
Famille nombreuse, importante, comprenant des espèces exotiques et indigènes, répandues partout, excepté sous la zone glaciale, à fleurs généralement grandes, de couleurs vives et variées, comptant parmi les plus élégantes du règne végétal, et la plupart utilisées aux points de vue divers de l'horticulture, de l'industrie, de l'économie domestique, de la médecine. Habitant surtout les bois, les champs et les coteaux, elles se montrent plus rarement dans les prairies ; aussi n'ont-elles, comme fourragères, qu'une importance secondaire. — On groupe les espèces indigènes en trois tribus.
Plantes bulbeuses. ( <^''^'"^= P'''"^' • ^^^<'°^^^^ Tulipées
Pédoncules non articulés In- i i i i ti ^»;„.i,i.
( tirâmes globuleuses on anguleuses. HyaCintnees.
PI. à racine fibreuse ou fnscicul. — Pédonc. articulés — Gr.globnl. Hémérocallidées.
Xre Tribu. — TULIPEES.
Périgone à divisions distinctes , ordinairement nectarifères. Graines comprimées. Pédoncules non articulés. — Plantes à souche bulbeuse.
7?4 Lii.iACiiiis.
[ Style nul — Périgono campanulu, nou neotarifère Tulipa .
Kluurs solitaires. 1 Anthères bnsifixosj style alloii);é. \ ^^'"'ë""^ campanule — Stigmate trifido.. Furrii.i,AmA.
^ 1 ^ ^"^"K- "':o''»f'f- I périgone étalé — Stigmate simple I.loydia.
p I [ Anthères basifixes — Périgone neotarifère Lilium.
Fleurs
..11 rrrnnno S i »i ^ i -n i Périgonc étalé, h uivisions libres Urghiba.
eu grappe Unthèresdorsifixes.N °
"■ 7 Périg. campanule, àdivisionssoudéesàla base. Uropktaldm.
Genre TULIPE. — TUUPA T.
Périgone campaunlé, h divisions libres , caduques ; — étamines liypogynes ; — style nul. — Tige uuiflore, nue au sommet, ii bulbe ovoïde.
Plantes à propriétés émoUientes, exclusivement cultivées pour leurs fleurs.
T. sylveslris L., fleur jaune, penchée; feuilles lancéolées-linéaires, aiguës, eanaliculées ; 2 à 3 décimètres, — commune dans toute la France, vient dans les champs, vignes et prés montueux ; mangée par le bétail, sans être recherchée ; quelquefois cultivée dans les jardins.
T. gallica Lois., — T. celsiana DC, — T. clusiana DC, — T. oculus-soHs S. Am., —~ espèces plus rares, venant dans les régions sèches du Midi.
î". Gesneriana L., — T. suaveolens Noth.,— T. stenopetala Del., — espèces exotiques cultivées.
Genre FRITILLAIRE. — FRJTILLARA L.
Périgone campantilé, à divisions libres, caduqiies, nectarifères h la hase ; — étamines périgynes ; — style allongé, à stigmate trifide ; ■ — graines ailées. — Tige ordinairement uniflore ; — bulbe petit, tubéreux, tuniqiié.
Fritillaire pintade, F. meleagris L.
Fritillaire panachée, Damier, Tulipe des prés. Gorgone, Gogane, Cocane, Coccigrole, Pique.
Fleurs penchées, d'un brun pourpré, avec carreaux blanchâtres, en damier ; à divisions elliptiques. Capsule courte. Feuilles toutes caulinaires, alternes, linéaires, aiguës, eanaliculées.
Espèce propre ii toute la France, commune surtout dans le Midi, et se montrant dans les lieux humides, au bord des rivières, dans les clairières des bols, sur les pelouses et dans les praii"ies fraîches, où parfois elle abonde jusqu'à les recouvrir entièrement ; elle fleurit de bonne heure, en mars et avril, et ses tubercules passent pour vénéneux ; mais elle n'est pas, en général, assez abondante pour pouvoir être considérée comme dangereuse, d'autant qu'il est toujours facile de s'en débarrasser en l'arrachant. — Elle est cultivée aussi dans les jardins d'ornement, oii elle fournit plusieurs variétés.
F. pyrenaica L., fleurs étroites, à taches peu distinctes ; feuilles plus larges, lancéolées , — pelouses élevées des Pyrénées.
F. involucrata AIL, feuilles opposées, les supérieures en involuore, — vallées des Alpes. F. imperialis L. (Couronne impériale), — belle espèce d'Orient, cultivée dans tous les jardins.
r,ii.iAf;i!;ijs. 725
Genre I.OYDIR. — LLOYDJA SALisn.
Pcrùfone k divisions étalées, pcrsistmitos ; — stif/mate sini])le, fl(5priin(j. L. scrotina Rohh , , floiu's blanclios, à sti'ios rosées j plante uaino,— pelouses dos Mautos-Alpcs.
Genre LIS. — LILIUM L.
Périgone l\ divisions caduques, un peu soudées à la base, nectarifcres ; — élamines périgynos; — style allongé ; — graines ailées. — Tige dressée ; — bulbe éeailleux.
Genres à fleurs très élégantes, dont toutes les espèces sont cultivées dans les jardins.
L. martagon L., fleurs blanches-rosées, ponctuées de pourpre, en grappe Ifiehe ; feuilles lancéolées, atténuées en court pétiole, les inférieures verticillées, les caulinaires éparses, plus petites ; tige forte, de 6 à 10 décimètres; bulbe jaune, ■ — dans toutes les régions de montagnes, à l'ombre des forêts, se propageant dans les prairies élevées, oii tous les animaux le mangent, les vaches principalement.
X. pyrenaicum Goiian., fleurs jaunes, ponctuées de noir; feuilles tontes éparses, nombreuses, lancéolées-linéaires, — pelouses élevées de toute la chaîne des Pyrénées.
L. pomponium L., fleurs d'un rouge-orangé; feuilles presque linéaires, — Sud-Est.
L. bulbiforme L., fleurs jaunes, dressées, presque en ombelle; feuilles pourvues souvent de bulbilles a leur aisselle, — pâtui'ages élevés des Alpes.
L. candidum L. (Lis commun), fleurs blanches, — le plus communément cultivé.
Genre UHGINÉE. — URGINEA Stein.
Périgone à divisions étalées, presque libres. — Feuilles toutes radicales.
Urginée maritime, U. se illa Stem., SciUamaritimaL.
Scille maritiitie.
Fleurs blanches, veinées, petites, eu grappes très longue. Feuilles longues et étroites, tombant avant la floraison. 10 à 25 décimètres. Bulbes très gros.
Sables, lieux secs, rochers des bords de la Méditerranée, fournissant un bulbe nommé Squille, très employé en médecine comme sudoriflque. Exhalant une odeur forte et piquante, elle pi'oduit. quand elle est en contact avec la peau, la rubéfaction et même la vésication lorsqu'on la met pendant quelques minutes en contact avec ce tissu. Lorsque, par hasard, des animaux au pâturage en mangent, ils ne tardent pas à en ressentir les efi'ets : la bouche devient chaude, brûlante, écumeuse, enfin ils recherchent l'eau pour calmer l'action brûlante qu'ils ressentent. En Algérie, où la plante abonde , nous avons plusieurs fois observé le fait sur des vaches poussées par la faim. La dessiccation fait perdre à la Scille maritime son odeur, diminue son âcreté ; néanmoins elle couserve une saveur un peu amère et irritante.
U. iindulata Kunth ; plus petite, — en Corse.
726 LILIAI'.liES.
Genre UliOPÉTALK. — IIHOPETALUM Gawl.
Périgont h divisions soudées inférieurement. — Feuilles toutes radicales.
.V .(fro/inurii (lawl.; Hijacinlhus serolinusL., fleurs jaunes, on grappe lâche ; feuilles filiforme», courtes ; 2 ii 3 dooimètres, — sites herbeux des Pyrénées.
a' Trllju. — HYAOITVTHEBS.
Périgone à divisions soudées ou distinctes. Graiues globuleuses ou anguleuses. Pédoncules non articulés. — Plantes à souche bulbeuse et à feuilles toutes radicales.
I Fleur solitaire, à divisions réfléchies — Anthères basifixes, Ekyihhonidm.
I Anthères basifixes — Etam. à, filet filiforme. Gagea. ! Etam. à filet filiforme.. . Scilla. Anth. dorsinxes!
Fleurs l ' Etamines à filet dilaté. . . ORNiTHOGAi-tiM .
grappe 1 en < Périgone en cloche, à divisions presque libres — Etam. inégales. Agkaphis. corymbe
(T-x ■ • n^ L ^ ( Périgone campanule. Hyacinthus. [Etammes a filet court,) ° '
Périgone à divisions) filiforme | Périgone urcéolé ... Mtjscabi .
g en g 2 \ ""
[ longuement soudées!
l Etam. à filet dilaté — Périgone campanule . Bellevalia.
\ Fleurs en ombelle, renfermées dans une spathe commune Allicm.
Genre ERYTHRONE. — ERYTHRONIUM L.
Fleur solitaire ; — périgone à divisions conniventes à la base, réfléchies au sommet ; les 3 internes neotariferes ; — capsule turbinée ; — graines ellipsoïdes, à raphé saillant, arilliformes.
G. dens-canis L., fleur rose, grande, penchée, sur uu pédoncule de 1.2 décimètres ; feuilles2, opposées, lancéolées, à pétiole engainant ; bulbe allongé, conoïde, h bulbilles en forme de dent, — pelouses moyennes et élevées des Pyrénées centrales, de la Creuse, de la Lozère, des Alpes, etc.
Genre GAGÉE. — GAGEA Salisb.
Fleurs en grappe ou en corymbe sur des pédoncules radicaux ; — périgone à divisions libres, étalées, marcescentes ; — capsule ovoïde-trigone.
G. arvensia Schultz., fleurs jaunes , rayées de vert, en corymbe, à 2 bractées lancéolées ; feuilles 2, radicales, linéaires, oanaliculées, longues; 1.2 décimètres; 2 tubercules inégaux dans une enveloppe commune, — champ sablonneux et argileux, friches ; dans toute la France, jusqu'aux Alpes élevées.