‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 108 sur 138 · nOLCdlCACKES · texte numérisé non relu

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Genre COLCHIQUE. — COLCHICUM T.

Fleurs k pudonoiile radical, gi-andes, àlimbe jnfutidibnliforme-campanulé, ii divisions lancéolc'csoblongues, les intérieures plus courtes, soudées ii la base en un tube trt's long, grrle; — sli/lcn libres, très longs ; — cnp.-ute renflée, ovoïde. — Feuilles toutes radicales, engaînées h leur base les unes dans les autres, oblongues, naissant après les fleurs; — hiilbe cbarnu, solide, entonn'd'une tnniqnc membraneuse.

Un petit nombre d'espèces, venaul dans les prairies et à l'état sauvage, parfois cultivées dans les jardins, et dont une est très communément répandue.

COLCHIQUE D'AUTOMNE. — C. AUTUMNALE L.

X05rs VULGAIRES. — Safran des prés, S. bâtard, S. sauvage, Narcisse d'automne, Lis vert. Veilleuse, Veillotte, Veillerotte, Voyeute, Dame-nue, Tae~chien, Moft-aux-chiens, Langue de chien, Langue de bœuf, CItenarde, Fraidonila.

Fleurs roses ou lilas, s'élevant du bulbe de 10 à 25 centimètres au-dessus du sol, entourées a leur base p.ar une gaîne foliacée. — Styles courbés au sommet, à stigmates longuement prolongés. — Feuilles larges, de 2.4 centimètres, d'un vert foncé, luisantes. — Bulbe volumineux, un peu aplati.

Espèce répandue dans les prés et pâturages de toute la France et notamment dans les prairies grasses et humides, où parfois elle se montre avec une extrême abondance. Ses fleurs naissent en automne, dés la fln d'août, et durent peu de temps; elles se flétrissent en deux jours, et la durée totale de la floraison ne dépasse pas huit à dix jours. Ces fleurs alors se montrent seules, les fruits restant cachés sous terre pendant l'hiver, et n'apparaissant au-dessus du sol qu'au printemps suivant, pour mûrir en été. Auparavant, ' ont paru les feuilles, qui précèdent de quelques jours les autres herbes de la prairie, et les dominent bientôt. Quant au bulbe, il périt tous les ans, et il s'en forme à côté un autre qui produit l'année suivante une nouvelle plante poussant à côté de l'endroit où était la précédente.

Cette plante, d'une odeur piquante et nauséeuse, celle de la racine un peu aromatique, d'une saveur acre, caustique, déterminant sur la langue une perte momentanée de sentiment, offre, à un degré prononcé, les propriétés nuisibles de la famille. Les feuilles, les fleurs et les bulbes sont également vénéneux pour les hommes et pour les animaux ; aussi ces derniers,

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dans les prés, surtout à l'époque de la flornison, la dédaignent-ils constamment, menu; quand ils sont pressés par la faim. Toutefois au printemps, quand paraissent seules ses belles feuilles vertes, (jue l'on recueille souvent alors avec d'autres feuilles pour la nourriture du bétail à l'étable, lequel, dégoûté par le long usage de la nourriture d'hiver, se Jette avidement et sans choisir sur la nourriture verte qu'où lui offre, est-on exposé à voir se produire des empoisonnements, dont on cite, môme, d'assez nombreux exemples. Les phénomènes qui se manifestent, en ce cas, sont principalement un ralentissement général des fonctions avec refroidissement progressif du corps et des extrémités, des coliques et une diarrhée continuelle, symptômes que suit une mort assez rapide si la plante a été prise en grande quantité. Les révulsifs, les frictions à l'extérieur, l'émétique, le lait chaud, les lavements mucilagineux, sont les moyens propres à combattre ces accidents, et -dont l'efficacité est d'autant plus grande qu'on les applique plus promptemeut.

La plante desséchée paraît perdre ses propriétés toxiques, et ses feuilles mêlées au foin peuvent être mangées sans inconvénient; cependant on n'a pas d'assurance positive à cet égard, et tout récemment, eu Allemagne, on a signalé des accidents survenus à la suite de l'emploi des feuilles sèches du Colchique d'automne. Cette éventualité rend plus impérieuse encore la nécessité de débarrasser de cette plante les praii'ies qu'elle a envahies, et où elle nuit doublement par ses propriétés pernicieuses et par la place qu'elle occupe inutilement, tout en gênant le développement des herbes voisines.

On a conseillé, pour détruire la Colchique : l'extraction des bulbes du sol, opération parfois difficile, vu la profondeur à laquelle ils se trouvent placés ; la section des feuilles entre deux terres, lorsqu'elles apparaissent, ce qui offre également des difficultés à cause de la résistance du gazon. Un moyen plus efficace et moins fatigant est l'arrachage des feuilles et des fleurs, ce qui, en arrêtant la nutrition du bulbe, faitpérh' la plante. M. P. Joigneaux, dans le Livre de la Ferme, s'exprime ainsi à l'égard de ce procédé : « Il consiste, dit-il, à arracher les feuilles deux ou trois années de suite. La mutilation fait souffrir la plante, les caïeux ne se produisent plus, et le vieil ognon meurt. Seulement, il convient de ne pas arracher ces feuilles lorsqu'elles sont encore très tendres, car elles se rompent rez terre et peuvent repousser ; il faut attendre qu'elles offrent une certaine résistance, et alors on les saisit à pleine main, et on les tire à soi perpendiculairement, de manière à extraire une partie de la tige enterrée. Des enfants de dix à douze ans peuvent fort bien exécuter cette besogne. Nous connaissons plusieurs propriétaires intelligents qui la font exécuter ainsi et qui s'en félicitent. »

Ou utilise les propriétés toxiques du Colchique pour préparer, en le mêlant à d'autres substances, des appâts servant à empoisonner les loups. On emploie aussi cette plante en médecine, rarement à l'extérieur, plus souvent à l'intérieur, le bulbe surtout, puissant diurétique dont il faut d'ailleurs user avec prudence.

7;';> CDi.ciiiCACIiES.

C. alpiiium Dl'., fleur iiiiiquo ; stylos non courbés; capsule très [letite, mClrisaaiit l'aniiéo de In llornison ; touillos litroites, oMusos ; bulbe très petit, — ospooe moitié plus petite que la préoédonto, dont elle pnrtftpo toutes les propriétés, et se montrant assez communéniont dans les piUurnges élevés dos Alpes.

C. annarium W. et K., fouilles linéaires, — collines sèches du Midi.

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