‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 121 sur 138 · L. Dur · texte numérisé non relu

L. Dur

Mœncb .

Tliiiil.

Weig.

Jonc commun , /. conglomeratus L. ; J. commu)iis Mey.

Jonc à mèche.

Flenrs eji cyme brunâtre, eompticte, presque sessile, paraissant latérale par la prolongation d'une feuille florale. Périgone à divisions aiguës, pins longues que le fruit. Capsule obovée, déprimée au sommet, à style presque nul sur un petit mamelon. Feuilles réduites à des gaines radicales ronssàtres non brillantes. Tiges dressées, très rapprocbées , cylindriques, finement striées, remplies d'une moelle continue ; de 5 Ji 8 décimèti'es. Kbizomes traçants.

Très répandu dans les lieux humides et marécageux du Nord principalement ; jenne, il est mangé par les vaobes. Son rhizome, ainsi que celni des espèces qui suivent, est employé comme

760 JON(;ÉKS.

(liiiri'tiqiio diins lit iiu'iluciiii; popnluiru. Dnns quolqiies coiitn''es, un se sert do la moelle des tiges dossiScluSo pour en fniro dos moclios de voillouso ou do lampe.

Jonc étalé, J. cf}\tsus L.

{Canicl. du iirr'cc'i/oiif.) Fleurs plus petites, on c,vnie d'un blanc cendré, étalée. Capsule déprimée nu sommet. Tige fraîclie très lisse, plus grCdo.

Très répandu ; non rcclierclié des bestiaux, mais employé à un grand nombre d'usagos dans les travaux de jardinage, pour faire des liens, des nattes, etc.

Jonc glauque , ./. glaucus Erhr.

Jonc des jardiniers.

Cymo noirâtre à rameaux diffus. Divisions périgonales subulées, égalant le fruit. Capsule elliptique oblongue , il style allongé. Feuilles à gaines radicales d'un pourpre noir, luisantes. Tiges très rapprochées, glauques, striées, à moelle interrompue ; de 5 il 6 décimètres. Rbizomes traçants.

Espèce très abondante partout, mais très tenace, et à cause do cela complètement négligée des bestiaux. Communément employée, avec la précédeute, pour les travaux de jardinage , elle est môme cultivée ïi cet effet dans quelques jardins. Ce .Jonc a été planté sur les rives du Canal du Midi, oii il foi-me une double bordure servant à fixer le terrain.

J. filiformis L. , cyme peu fournie, petite, presque sessile ; divisions périgonales très aiguës, égalant la capsule ; tiges filiformes, portant les fleurs au milieu de leur largeur; de 1 à 2 décimètres, — prés et marais tourbeux des montagnes, où il se montre très envahissant. Les troupeaux le broutent au passage.

J. Jacqvini L., eymes pédonculées , gaines radicales mucronées , — prés marécageux des Alpes.

J, Iripdiis L., fleurs 1.3, en petite cyme dressée entre 3 feuilles bractéales filiformes, presque aussi longues que la tige ; divisions périgonales aiguës dépassant un peu la capsule ; feuille radicale unique, engainante, k limbe filiforme court; souche stolonifère, — très commun dans les prés et marais de montagne, où il est brouté parles troupeaux.

J. aculus Lm., cyme fournie, très rameuse ; divisions périgonales obtuses, moitié plus courtes que la capsule; feuilles cylindriques, en pointe épineuse, engainantes; tige pleine, de 6 à In décimètres ; souche gazonnante, — marais et pâturages des rives de l'Océan et delà Méditerranée; complètement dédaigné des bestiaux; son fruit, torréfié et délayé dans du vin, est employé comme diurétique.

J. maritimus Lm., divisions périgonales égalant la capsule; tiges moins grosses; rhizomes traçants, — mêmes lieux et mêmes propriétés que le précédent.

/. squarrosus L., fleurs par 2.. 5, en petites cymes formant un corynibe étroit, dressé ; divisions périgonales aiguès égalant la capsule; feuilles très nombreuses, formant des faisceaux étalés en rosette; tiges comprimées, de 2 à 5 décimètres ; souche gazonnante, — prairies et lieux humides des sols siliceu.x, des terrains sablonneux; négligé des bestiaux.

Jonc comprimé, J. compressus Jcq. ; J. bulbosus L.

Fleurs par 2.3, en petites cymes formant un corymbe lâche, dressé, portant à la base mie bractée foliacée très longue. Divisions périgonales très obtuses, moitié plus courtes que la capsule. Feuilles linéaires presque planes, dressées. Tige comjirimée, souvent renflée à la base ; de 2 à 6 décimètres. Rhizome traçant.

Très commun pai'tout, le long des fossés, dans les prairies basses et les prairies marécageuses élevées, dans tous les p.âturages humides; abonde surtout dans le centre de la France, où il forme des touffes épaisses que les animaux mangent V(/ entiers ; il ne constitue toutefois qu'un mauvais foin.

Jonc de Gérard,. J. Gnardi Lois. ; J. bottnicus Wahl.

JoTic de Bothnie.

{Caract. du précédent). Cymes plus denses. Périgone ég.alant presque la capsule. Feuilles plus longues. Tige cylindrique, plus élevée.

.lONCliKS. 761

Ks))Cco l'oijauduc diuis les liuux liiimidcs ot murais dos torniiiis «aléa de idiisicur» régiorjs de l'Ouest ot du Midi, où oUo forme dos gazons trijs fourrés; mangée avec avidité par les moutonsi les vaolios et les cljovaux, elle constitue une plante fourragi^ro qui ne se plaît que dans les terres salées, et qui contient elle-mCmo beaucoup de sol, ce qui, probablement, la fait recbcrclier de» animaux.

Jonc des cnAPAuns, ./. hufonius L.

Fleurs solitaires dans les bifurcations des tiges ou terminales, formant un corymbe lâclic. Divisions périgonales aiguiJs, deux fois plus longues que la capsule. Feuilles linéaires sétacées, dressées, courtes. Tiges nombreuses, dressées, menues, anguleuses, rameuses; de 1 Ji .3 décimètres. Racine fibreuse.

Vient diins les lieux bumides, sablonneux, le long des rivières, dans les endroits piétines; très commun partout, et formant des gazons épais, s'élevant en touffes que tous les bestiaux mangent.

J. tenageia L., fleurs brunûtres, plus petites; capsule égalant le périgone; feuilles ii gaîne aurioulée; tiges très grêles, — mêmes lieux, mêmes propriétés que le précédent.

Jonc a fruits luisants, J. lamprocarpus Ehrh.

Fleurs en glomérules brunâtres , petits, groupés en oyme, formant par leur ensemble un corymbe terminal. Périgone à divisions externes aiguës, les internes obtuses, plus court que la capsule. Celle-ei trigone, à angles aigus, contractée au sommet, noire, luisante. Feuilles comprimées, rameuses, tistuleuses. Tiges cylindriques, coucbèes ou ascendantes, parfois flottantes ; de 2 à 8 décimètres. Souche gazonnante.

Très commun partout, dans les prés tourbeux et marécageux, et s'étendant au point de former à lui seul la moitié de l'herbe de certaines prairies. Mangé par les animauy , vert ou sec, mais par nécessité seulement , sans être recherché.

J. syh'aticiis Keich. , J. aciiUllorus Ehrh., divisions périgonales toutes acuminées-aristées, les intérieures plus longues; capsule terminée par un long bec; rhizome traçant, — mêmes lieux que le précédent; refusé en vert par les bestiaux.

J. 0&(U5i/Ï07'«.s- Ehrh., glomérules en panicule un peu diffuse; périgone à divisions obtuses, conniventes, égalant la capsule; celle-ci tngone, terminée en bec; feuilles inférieures remplacées par des gaines ; rhizome traçant, — commun partout, principalement dans les ])rairies humides, sablonneuses.

J. sttpinus Mœnoh., glomérules nombreux , distants, à bractées les dépassant; capsule tronquée; feuilles filiformes; tiges grêles, couchées ou flottantes, de 1 à 3 décimètres, — plante terrestre et aquatique, venant dans les prés et lieux marécageux à demi-desséchés du Nord, du Centre et de l'Ouest.

J. cafitatus Weig., fleurs par 2 3, en glomérules solitaires ou géminés; pédoncules entourés de bractées dont l'inférieure dépasse de beaucoup les fleurs ; périgone plus long que la capsule : feuilles toutes radicales, courtes, — lieux sablonneux, inondés, du Midi, du Centre et de l'Ouest.

Genre LUZULE. — LUZULA DC.

Capsule ovo'ide-trigone, uniloculaire ; — graines 3, attachées ix la base de la capsule, à test souvent appendiculé. — Fetiilles linéaires, planes, graminiformes, ordinairement poilues, la plupart radicales, nombreuses. — Plantes toutes vivaces.

Plusieurs espèces, longtemps rangées parmi les Joncs, dont elles se distinguent facilement par leurs feuilles planes et allongées; également fort communes, elles se montrent plus rarement au bord des eaux, et habitent surtout les bois, lieux incultes et pâturages de montagnes ; moins dures que les Joncs, les Luzules sont préférées, comme fourrage, par les bestiaux, qui,

JONCHES.

i.rx.i.'i.K

un imiiicult: étalce

Fleurs en 1 gloméniles groupés

Souclie sto'.onifère

Gniicl.

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