‹ Nouvelle iconographie fourragèreChapitre 122 sur 138 · DC DC · texte numérisé non relu

DC DC

DC

j en épis courts, pLinicuK-s. . . . i o ^ • / ' ' ( Souche g:azonn

en épi ovoïde, fort — Houclic gazonnante .

au [iriiïtiMiips sui'tout, iiu.-md clU;s sont jouiies, les uiaiigeut volontiers, elles laissent iilus lard ijoaiul ils trouvent d'autres herbes.

If'II.OSA

honclie stolonifùre .... Flavcscms

Dcvnu.rii Spadicca

Fleurs blanches. . . | '^""'''"

Fleurs jaunes Luim

Souclie stolonifùre ... . CASiPESTlils lie. liante. . . NtLTiFi.oiii l.i'j.

( SnCATA DC.

! Pahfnrmii DC.

i. jilùsa Willd. , Juncus pilosvs L., fleurs en corymbe lâche, peu fourni, étalé; périgone un pou plus petit que la capsule; feuilles radicales nombreuses, courtes, les caulinaircs très rares, beaucoup plus petites; de 2 il 4 décimètres, — bois montueux, piitnrages ombragés; espèce nsscz commune, et formant tm fourrage utile par sa grande précocité.

L. Forsleri DC, corymbe multiflore, dressé; périgone dépassant la capsule; feuilles radicales plus longues, plus étroites, — bois et pâturages de toutes les montagnes de France.

LuzuLE ÉLEVÉE, L. 7naxima DC. ; L. sylvatka Gaud.

Fleurs par 2.3, en glomcrules pédoncules et sessiles, formant une panicule étalée. Périgone égalant la capsule. Feuilles radicales nombreuses, très longues, très larges, poilues au bord, les caulinaircs rares et très petites. Tiges grêles, de 4 à 6 décimètres.

Bois et pelouses des montagnes de presque toute la France, où elle se montre parfois en abondance, formant de larges gazons, très tendres, surtout dans leur jeunesse, et que mangent tous les bestiaux.

LuzuLE DES CH.-iMPS, L. campestvis DC ; Juncus campestris L.

Fleurs en épis ovoïdes, courts, pédoncules, penchés, formant une panicule compacte, irrégnlièrcment ombelliforme. Périgone dépassant la capsule. Feuilles étroites. Tiges grOles, de 4 à fi décimètres.

Très commune sur les pelouses, dans les pâturages secs et les lieux incultes, cette espèce est partout recherchée des bestiaux, et leur est d'autant plus utile qu'elle pousse sous la neige ; fleurit dès que celle-ci fond et peut être mangée alors qu'il n'y a pas d'autres herbes dans les prés. Plus tard, elle continue à pousser, mais sans nuire aux autres végétaux, ce qui permet de la faire entrer avec avantage dans la composition des prés secs.

L. muUijlora I.ej., épis forts, plus brièvement pédoncules, dressés, en panicule très courte; plante très développée, offrant de nombreuses variétés , — abonde aussi dans les bois ombragés et pâturages de montagne.

L, spicala DC. , Juncus spicatns L., un seul épi obloug , lobule et penché; périgone dépassant la capsule; feuilles très étroites, eanaliculées ; tige de 1 à 4 décimètres, — pelouses des hautes montagnes.

Les autres espèces viennent toutes sur les régions élevées des montagnes; assez développées, elles sont toutes également mangées, mais sans être recherchées.

(iYI'ÉIlACÉKS. 763

Famille des CYPÉRACÉES Jiiosrui.

rmUIIS A ÉTAMlNIiS 1.; rHIANniUE L.; SOUVIlliTS .(iJSS.

Fkwrs hunuaplirodites ou uuisuxuées, très pcliLos, en épillels raj'euient, solitaires et, divei'sement groupés en épis, on gloniérules ou en pauicules, oITrant à la base de l'inflorescence 2.5 feuilles bracLéales; ces fleurs situées chacune à l'aisselle d'autant de bractées écaillouses {{jkimcs), imbriquées sur 2 ou plusieurs rangs, les inl'érieures souvent stériles; — pérUjoiic nul ou remplacé par un verticille de poils ou soies hypogyncs plus ou njoins longues ;

— ékiini,nes3.2, hypogynes, à anthères basilixes, biloculaires ; — oi;airc libre, uniloculaire, uniovulé, parfois entouré à la base d'un disijue variable de forme; — style 1, caduc ou persistant, à 2.3 stigmates allongés; — fruit sec, indéhiscent , monosperme (akène) , trigone ou comprimé, souvent mucroné par la base persistante du style ; — graine non adhérente au péricarpe, dressée, à embryon très petit placé au centre et en dehors d'un albumen épais, farineux ou charnu. — Feuilles linéaires, sur 3 rangs, engainantes, à gaîne non fendue, souvent pourvue à son orifice d'un petit rebord membraneux (lif/ule), qui n'est que le prolongement libre d'une stipule axillaire soudée à la gaine;

— tige cylindrique ou trigone, à nœuds nuls ou rares et non renflés, simple ou rameuse, à la fin spongieuse ; — souche rameuse, traçante ou gazonnante.

— Plantes herbacées, annuelles ou vivaces.

Famille très naturelle, comprenant un grand nombre de genres et d'espèces répandus par toute la terre, mais principalement dans les régions froides de l'hémisphère Nord, où ces plantes, généralement abondantes, habitent ensemble et plus ou moins mêlées aux Joncées, les prairies humides , les plaines marécageuses, les pentes sèches des hautes montagnes. Très voisines des Graminées par leurs caractères botaniques et leur port, elles en diffrient surtout par leurs propriétés. Ainsi, les Cypéracées, constituées, comme toutes les plantes aquatiques, par des tiges et des feuilles fibreuses, coriaces, peu sucrées et peu féculentes, et dépourvues de sucs, ne fournissent qu'un mauvais pâturage, difficile à mâcher et à digérer, enfin, peu nutritif et que ne recherchent guère les animau.N : ceux qui s'en nourrissent prennent du ventre, deviennent mous, lymphatiques, maigres, et les femelles donnent un lait médiocre. On n'en obtient, eu outre, qu'un très mauvais foin, et leur présence dans le foin oi'dinaire est toujours l'indice d'une mauvaise qualité de celui-ci, soit en ce qu'elles le rendent moins nutritif, soit en ce qu'elles témoignent d'une récolte provenant d'un sol mauvais, humide et ombragé. Quelques espèces, cependant, sont broutées à l'étal frais et peuvent servir, dans une certaine mesure, à l'alimentation du bétail. Mais le plus grand nombre ne sont bonnes que pour la litière. — Les rhizomes de plusieurs espèces contiennent un principe amer et une huile volatile odorante, que recherchent certains animaux, et (jui les a fait ranger parmi les médicaments toniques et résolutifs. D'autres sont pourvus de tubercules su-

75'| ini'ÉHACÉES.

ciTS fl (t'ciiliMils que l'on odusoinme comme légunies. Los ynuidcs espèces

servent à la coiireclioii de divers ouvrages de sparterie; et la plupart, enfin,

par leurs longues racines, sont très propres à fixer les terres mobiles des sols

en pente et les sables des bords de la mer. — Les espèces françaises soni l'om-

prises dans les genres indigènes ci-après ;

i EpiUots multiflores Cypekds.

(Ghiiiics distiques — Stylo caduc]

( Epillets paucillores Schœnus.

Soies dt'passant longuement les rieurs — Style caduc.. . Eriophorum.

ItT e|(ilnuiesV ,,,, • .. i .-. iuon articulé — SoiesnuU. Cladium.

itM g 1 - ."...^o m jGlura. inf. plus petites.]

■S fplus'i'eurs\ \ %'« P^^sistant : .(articulé — Soies iucluses. Rhynchospora.

<; ) \ rangs j Soies ]

g \ [nulles ou/Glumes toutes égales — Style caduc Scikpus.

\ incluses 1

/„, . -, , , (Epi unique — Disque nul. Eleochaeis.

IGI. infer. pi. grandes.) ' ^

Style renflé, persist. |Epis„„,,t.-Disq. memb. Fimbristïlis.

Fleurs androgynes — Epi unique — Akène libre Elyna.

Fleurs unisexuées — Akène enfermé dans une urcéole Carkx.

Genre SOUCHET. — CYPERUS L.

Fleurs liermaplii-odites ; — épillcts comprimés, multiflores, groupés en gloraérules sessiles on inég.ileuient pédoncules , formant un capitule globuleux ou une panicnle corymbiforme, à 3.5 Iblioles bractéales inégales, allongées, dépassant l'inflorescence; — glumes nombreuses, carénées, sur 2 rangs, toutes semblables et florifères, les 2 inférieures seules plus petites et stériles ; — style caduc ; — stigmates 2.3, glabres; — soies nulles.

Genre formé d'espèces assez nombreuses, plus abondantes dans les lieux marécageux des tropiques que dans nos contrées tempérées, oi"! elles viennent çà et là, constituant de médiocres plantes fourragères, dont quelques-unes toutefois paraissent recbercbées des animaux.

1 LO.NGLS

rampante, écailleuse { „ ,.

Stigmates 3. \ '

Akène trigone. { rampante, tuberculeuse rotondus

Soucbe': ) ^ fil'i'ês tuberculeuses aureus

Tige trigone { ' Séreuse , . Fnscos

] Stiffmates ' i '^" eoryrabe compacte Flavesceks

CYPERUS ) [Akène comprimé.) «» panicnle étalée Momi

\ Epillets :/,,,, ( GhtoBKs

' «" gloméi-ule dense | oistach.jos

Tige cylindrique — Stigmates 3 Scboenoides G

SouCHET LONG, C. longus L.

Souchet odorant.

Epillets nombreux , sessiles, étroits, aigus, en grappes dressées, longuement et inégalement pédoncules. Feuilles très longues, larges, carénées, rudes sur les angles. Tige triangulaire. Souche rampante, écailleuse, odorante. Taille de 8 à 12 décimètres.

Des(.

DC

Ten

Ail.

Ail.

Gris

flYl'ÉHAClinS. 7fi5

Esptco commune inu-tout, voiiniil au bord dos eaux, dans Jcs fossés et prés humides, principalement dans les prairies montagnensos du Midi. Tous les bestiaux la mangent, parfois la rocberclient, et les codions mangent avec avidité sa racine odorante et d'une saveur un peu amcre. Cette racine, autrefois employée comme tonique, diurétique et détersive, entrait dans la composition dos masticatoires. On l'emploie aussi pour parfumer lu vinaigre de toilette. I.a graine de ce Poucliet est parfois mêlée au riz et détei-miue .alors dos symptômes d'ivresse.

C. rolundvs DC, souche rampante, stoloniR're, renflée çii et là en tubercules ovoïdes, noirâtres, radicants ; 2 à 3 décimètres, — pâturages maritimes des bords de la Méditerranée et prairies montagneuses du Midi ; quelquefois recueillie pour ses tubercules, amers au goflt.

C, ameus Ten., souches à radicelles tuberculeux, — pâturages maritimes; mf-me emploi.

C, fusctts L. , épillets noirs, courts, étroits, en capitule ou en corymbe étalé ; tiges fasciculées, de 1 à 3 décimètres; racine fibreuse, — venant dans les prairies humides et sablonneuses de toute la France, principalement dans les sables du bord des rivières, où il forme des touffes volumineuses que les bestiaux recherchent et mangent avec plaisir; pouiTait servir Ji utiliser ces terrains impropres â toute culture, et par suite toujours inoccupés.

C. flavescenis L., épillets d'un jaune p.âle, linéaires, en corymbe compacte; feuilles courtes; racine fibreuse ; de 4 à 15 centimètres; — espèce naine, commune dans presque toute la France, et venant comme l'espèce précédente, dont elle partage les propriétés, en touft'es serrées, dans les prairies humides et les sables des rivières; pourrait servir aux mSmes usages.

C. monti L., épillets en panicule étalée; souche stolonifère; 8 â 10 décimètres, — assez abondant dans les prés marécageux de l'Est, de l'Ouest et de tout le Midi.

C. schœnoides Griseb., Schœmis mucronatus L,. , épillets ii 2.3 fleurs fertiles , sessiles, en capitule globuleux compacte ; tige cylindrique, striée ; souche stolonifère ; 2 à 5 décimètres, — commun dans les marais, prés et sables maritimes de la Méditerranée, au milieu des dunes, où il joue un rôle utile pour fixer les sables mouvants des bords de la mer.

A côté de ces espèces doit être cité le Socchet comestible, C. esculenlus L. , espèce originaire d'Afrique, connue des anciens Égyptiens, et aujourd'hui encore cultivée eu Espagne, dans la province de Valence principalement, et dans le Midi de la Fr.mce, pour sa racine tuberculeuse. Ses tubercules arrondis, blancs à l'intérieur, d'une saveur douce, ayant quelques rapports, pour la forme et le goût, avec l'amande de la noisette, contiennent de la fécule, du sucre et une huile aromatique d'une saveur agréable, et fouruisseut un aliment nourrissant et analeptique; ou les mange crus. La culture de ce Souchet exige une terre humide ou arrosée; on sème aux mois de juillet et d'août, et on récolte fin septembre. Cette rapidité de développement autorise à penser qu'on pourrait peut-être tirer parti de cette plante pour utiliser, à la fin delà saison, certains terrains sablonneux et biimides du Midi. — D'autres Soucbets exotiques servent, spécialement eu Egypte, à la confection de la fine sparterie.

Un genre très voisin du Cyperus fournit ime espèce, le Papyrus antiquorum L , qui croît dans la Sicile, dans l'Inde, les marais de la haute Egypte, et avec lequel autrefois on fabriquait le papyrus, sur lequel sont inscrits la plupart des anciens manuscrits ; on préparait ce papier en coupant transversalement les tiges en tranches minces, que l'on unissait et soumettait ensuite ii la pression.

Genre CHOIN. — SCHŒNVS L.

Epillets pauciflores, groupés en un capitule dense, pourvu de 2 bractées, l'une dépassant l'inflorescence; — glumes carénées, sur 2 rangs, la supérieure quelquefois seule fertile ; — style caduc ; — stigmates 3, pubescents ; — akène entouré de 1..5 soies denticulées. — Feuilles toutes radicales, filiformes, subulées, plus courtes que la tige.

7(i('> r.vpi';nAr,KKS.

Sch. nigricam L., épillots noirâtres, noinlirciix ; tipes nonilirciiscs, grfles, île 3 ii 5 di'cimi'trcs, — snblos miiritimos, lieux Immiilos, mavivis des Tyri-m'es et des Alpes.

Srh. ff II uqiiiru.1 I,., pins petit dnii'! tmitos ses piirties, — prairies tourbeuses dos ninutixpues.

Genre LINAIGRETTE. — EnuWlinni'M \.

EfiUfIs groiipc's en 1 ou plusieurs capitules sessiles ou pédoncules, au sominct de la tige; — (jlumes peu uomlircuses, sur plusieurs rangs, presque égales, les inférieures stériles; — ovaire entouré de soies liypogynes nombreuses, s'accroissant et dépassant longuement les glumes après la fécondation, de nianit^-re à former une lionpjpe blanche, soyeuse, tonfl'ue. — FeiiiUes courtes; — liges presque cylindriques. — Plantes toutes vivaces.

Un petit nombre d'espèces, reniarqùahles et facilement reconnaissahles, à la niatiiriU5, aux houppes blanches de leurs fleurs. Abondantes surtout. dans les marais et'iirés humides des montagnes, elles plaisent peu aux animaux.

Li.N.vifiRETTE .v L.vBGES FEUILLES, E. Icitifolmm Hopp. ; E. polystachyon L.

Liitaigrette communej Lin des marais ^ Chenuelle^ Chevelu des pauvres.

Kpillets en capitules ovoïdes, penchés, à pédoncules très inégaux, rudes au toucher. Feuilles radicales fasciculées, carénées. Souche courte. Taille de 3 à 5 décimètres.

Espèce la plus commune du genre, venant dans les lieux liumides,les prairies marécageuses, sur les montagnes de toute la France; elle est mangée par le bétail, mais seulement quand elle est jeune. La plante verte était administrée autrefois contre la dysenterie, et la partie spongieuse des tiges est considérée encore, en Allemagne, comme vermifuge. On a essayé aussi d'utiliser les soies des fleurs, comme les aigrettes des Typhacées, dans la confection de certains tissus , mais non avec plus de succès..

E, ançiusdfclium Roth., capitules à pédoncule lisse; feuilles longuement acnminées ; souche stoloniftre, — habitation, propriétés et usages de la précédente; plus rare.

E. gracile Koeh, feuilles très étroites; tige très grêle, — mêmes lieux.

E. vaginatum L. (Linaigrette des marais) ; — E. capilatum Host ; — E. iilpiiiiini I,., — espèces toutes Ji épi unique, terminal ; venant dans les tourbières des montagnes.

Genre CLADIE. — CLADIUM R. Br.

Epillels panciflores, nombreux, en groupes inégalement pédicellés formant des panicules axillaires d'apparence latérale ; — glumes sur plusieurs rangs, la supérieure seule fertile ; — style à base étalée, recouvrant l'ov.aire et y adhérant; — soies nulles. — Tige cylindrique.

C. mariscus R. Br., Schœnvs mariscus L., feuilles allongées, étroites, carénées, denticulées, tranchantes; tige robuste, fistideuse, à nœuds non saillants, très feuillée, de 10 à 15 décimètres, vivace, — abonde dans tous les marais et lieux tourbeux; mangé quand il est jeune.

Genre RYNCHOSPORA. — RYNCHOSPORA Wahl.

Epillets panciflores, petits, brièvement pédicellés, en groupe court, serré; — glumes sur plusieurs rangs, les inférieures stériles; — style articulé, à base renflée et persistante, à 2 stigmates; — oi'iire pourvu de (;.12 soies hypogynes. — Feuilles plus courtes que la tige, dressées, linéaires.

CYPKRACEES.

7fi7

7Î. alba Walil., Schœiws albus L., épillot» jaiiiiAtres, nigiis, eu petite gnipjjc coryniliifiirmc, .ivcc bractée l'cgalMi.t ; tiges fcciciildes, prOlcs, feiiillées , de 2 à 4 iléoiiiiMi'es, — prairie» toiirbeusos de toute la l'"raiice.

fl. fimca l!ci!m. et Soli., Sr.hmma (usnis I.., l'ijiHet» liniiiB, en 'leiix grappes spiciformo», (li-passées par la liractro iiilrrienro, — mêmes lieux.

Genre SCIRPE. — SClIiPUS !..

Einllrts solitaires on en glomcîrnles diversement gronpi's , sonvent d'aiiparonce latérale, par la prolongation de la bractée inférieure qni continue la tige ; — ff(t/TOM sur plusieurs rangs, presque égales, les 2 inférieures stériles; — style caduc; — ovaire parfois entouré de 1 .« soies liypogyues incluses. — reuilles étroites, linéaires, ou réduites h des écailles engainantes.

' Espèces assez nombreuses, variables d'aspect, fjuelqttes-iines de très petite taille et l'orniaiit des gazons délicats que broutent volontiers les aniinau.x ; le plus souvent inutiles dans les prairies oi^i elles se montrent parfois.

l Glumes entières ! «ni'ic""» Si l.k . '■f

ICpiUetsdistiq., en grappe spicif. ■

-Tige cylindr. — Feuill. planes. CnsiPBESSDa Pers.

( SVLVATICDS L,

^ ^^ „ Silik.

Feuilles planes et molles ) " "" " / «• i i- i

Tige trigone

Glumes bifides Maritimcs

SCIRPUS

Kpillets nombreux, en grappe composée

Stigmates 3 .

Tige trigone

Feuilles

très courtes ,

ou réduites

à leur gaine

Stigmates 2.

Epillet terminal unique.

Feuilles réduites à leur gaîne

I\Iucronattts I. .

liot.'iiî Bupp.

P Ilickii Cr.-Goil

Triqneter L ,

huvalii Bopp.

LACUSTBIS I,.

Holoscdoi;nds L.

Setaceus I, .

Savii Sl'Ii .

Sitpinits [. .

CUESPiTOSUS L.

Ptiitciponts Liylil.

Tige tlottante Ftuiians I,

Tige cylindr., trigone supérmt.

i Glumes non plissées.

Glumes pliss. en long Tige dressée, cylindrique. .

Se. compressus Pers., Schœnus compressus L., épillets sur 2 rangs, sessiles, oblongs, multiflores, en grappe spiciformo comprimée; feuilles planes; souche stolonifére ; 1 à 2 décimètres, — prairies humides de toute la France.

Se. syhaticus Ij., épillets petits, presque tous sessiles, réunis par 2.3, en petites glomérules disposés en une large grappe, inégalement rameuse ; feuilles très allongées, carénées, rudes sur les bords; tige solitaire, dressée, fistuleuse, de 8 à 10 décimètres, — très commun dans tous les lieux humides et ombragés, dans les bois, les prés bas et humides, où les .ieunes pousses sont seules recherchées .

Se. maritimus L., épillets très gros, ovoïdes, presque sessiles, en grappe petite, compacte; feuilles très allongées; tiges fascieulées ; souche longuement rampante, avec filets radicaux portant à leur extrémité des renflements tuberculeux , — commun dans les marais du bord de la mer et dans les autres lieux humides ; fournit quelquefois des tubercules féculents et alibiles à la consommation ; ils pourraient être donnés aux porcs.

SciRPE DES ÉTANGS, Sc. laCUStriS L. Scirpe des marais, Jonquine, Jonc d'étang, J. à chaise, J. des ehaisiers, J. des lomieliers. Epillets multiflores, volumineux, ovoïdes-oblongs, sessiles et agrégés en capitules, on inégalement pédoncules et formant une panicule ombelliforme. Tige solitaire, forte, arrondie, spon-

768 r.YPKRACÉES.

jçioiisc, nttt'miiSo nu sommot, pourvue à lu bivso do 2.3 gaînos rougeâtvcs, lu supérieure prolongée on fouillo courte. Souche loupucmeut rftinpnnto. Taille Je 1 fi 2mLtres.

Tri'S cniumnu partout, dnns les lieux nmrécngeux, étangs, fossés lios prairies, aux bords des rivii'ros et mémo dans les eaux courantes où ses tiges se transforment en iiliyllodcs rubanés llottants. Les vnclies et les cbi'vre's en mangent les jennos pousses, et les pores les racines, ainsi qno, parfois, les grosses tiges remplies de moelle. En Suéde, on utilise ce Soirpe, après dessicontion, :i la nourriture de tous les herbivores. La souche, astringente et diurétique, est mangée par les Cliinois ; elle est aussi employée en médecine. Les tiges servent pour couvrir les chaumièros, pour confectionner des nattes peu résistantes et de très bons paillassons. Avec la moelle, on fait une espèce de papier, quelquefois des mèches de lampe. La plante entière pourrait être utilisée aussi comme litière.

Sr. holoschœmis L., épillets nombreux, en capitules globuleux très compactes, sessiles ou pédoncules, formant une grappe latérale simple ou composée; tiges fascieulées, raides, pourvues à la base d'une g.iîne i\ limbe court; 5.12 décimètres, — très commun dans tous les lieux et prairies humides du Midi, du Sud-Ouest principalement.

Se. selaceus L., épillets 2.3, petits, rapprochés, terminaux ; tiges fascieulées, filiformes, de 3 à 15 centimètres, — commun dans toute la France, habitant les lieux humides, principalement ceux des sols sablonneux et silico-argileux ; brouté parfois par les moutons ; mais de trop petites dimensions pour offrir de l'importance.

Se. copspilosus h., épillet terminal unique, ovoïde; tiges fascieulées, arrondies, à gaine obliquement tronquée et terminée en pointe ; 5 à 20 centimètres ; très gazonnant, — fort commun partout , montant très haut et formant dans les marais et prairies marécageuses des montagnes de larges touflfes que broutent tous les bestiaux ; dans les montagnes du Centre surtout, est quelquefois assez, multiplié pour fournir à lui seul des pâturages abondants.

Genre RLEOCHARIS. — ELEOCHARIS R. Br.

Epillel solitaire, terminal, dressé ; — glumes sur plusieurs rangs, les 2 inférieures plus gi'andes et stériles; — style articulé, h base renflée et persistante ; — ovaire entouré de 5 .(i soies incluses.

— Tigfis fascieulées, nues, enveloppées à la base par 1.2 gaines.

Un petit nombre d'espèces , autrefois comprises dans le genre Scirpe et ofïraut les mômes propriétés.

Eléochabis des marais, E. palustris R. Br.; Scirpus palustris L.

Jonc des marais.

Epi oblong, petit, brun. Glumes serrées. Stigmates 2. Akène comprimé. Tiges spongieuses, un peu comprimées, de 2.3 décimètres. Souche longuement rampante. Plante très gazonuante.

Commun au bord des eaux, daus les marais et prés humides de toute la France. Cette espèce, d'après Poiret, « pourrait devenir l'objet d'uue grande culture dans certaines localités abandonnées à cause de leur stérilité, et qu'on voudrait ou rendre plus utiles ou convertir en un sol plus avantageux ; on pourrait surtout chercher à le multiplier pour fixer les terrains sujets anx inondations, pour utiliser le fond des fossés où il ne coule que peu d'eau. Une seule touffe de 3 centimètres carrés peut, selon Boso, acquérir, dans le cours d'une année, si le terrain lui convient , 3 décimètres carrés , tant ce Soirpe trace rapidement. On peut aussi le semer sur un labour en automne. Les chevaux et les chèvres mangent cette plante ; les vaches ne la dédaignent pas ; les moutons y touchent à peine ; les cochons sont très avides de ses racines. En Suède, on les fait sécher pour servir, pendant l'hiver, de pâture à ces animaux (ffis( philos, des plantesy n

E. uniglumis Koch , Se. «nigZumis Link, vivace; — E. ovala E. Br., Se. ovatus Roth, annuel,

— espèces voisines , venant dans les prairies tourbeuses.

E. aeicitlaris Ti. Br., Se. acîeularis L. , stigmates 3; akène trigone; tiges capillaires, de

CYl'KIlAfiÉKS. 709

3.10 ooiitimùtros ; aniuiel, — cnmmiiii partout, notamment sur lus montiifçncs <le l'Avoyron, où il forme nn gazon touffu, assez, aljondant, que broutent les moutons et où il concourt ainsi à l'entretien des nombreux troupeaux qui parcourent ces contrées.

li. muUicaulia Dietr., plante de 2.8 décimètres, gazonnante, — commun dans les prairies tourbeuses de tout l'Ouest et de diverses autres contrées.

Genre FlMSBHISTYLl!;. — l'IMSIiRISTYLlS Waiil.

Epillvts en corymlje ; — glumes inférieures pins grandes et sttîriles ; — style cilié, renflé ù la base, articulé; — ovaire îi disque membraneux, îi 5oee5 nulles.

F. taxa Walil. ; Scirims annutts AU., plnnte de 5,10 centimètres, — prairies du Sud-Kst.

Genre ELYNA. — ELYNA Schrad.

Fleurs audrogynes, les mâles et femelles distinctes à l'aisselle de la même écaille ; Heur mâle externe et pédicellée ; — élmnines 3.

E. spicata Schrad, Kobresia scirpina Willd, Scirpiis Bellardi Wabl, Carex Bellardi Ail., épi solitaire ; feuilles linéaires ; tiges liliformes, dressées, de 1.2 décimètres, — sommet des Alpes, des Pyrénées.

Genre LAICHE. — CAREX Mich.

Fleurs unisexuées, en épillets monoïques ou androgynes, solitaires ou diversement groupés ; — glumes mfdes et femelles imbriquées sur plusieurs rangs ; — étamines 2.3; — style caduc, 4 2.3 stigmates filiformes ; — ovaire enfermé dans une enveloppe membraneuse [ulricule] ouverte au sommet pour le passage des stigmates ; — fruit enfermé dans l'ntricule persistante et simulant un péricarpe. — Fetiilles longues, planes ou canaliculées, carénées, bordées de dents tris petites qui les rendent coupantes ; — tiges le plus souvent trigones ; — racines plus ou moins fortes et traçantes. — Plantes toutes herbacées et vivaces.

Ce genre, l'un des plus nombreux du règne végétal, et l'un de ceux, notamment, qui offrent le plus grand noiribre d'espèces indigènes, intéresse l'agriculture par l'abondance des plantes qui le composent, et l'influence qu'elles ont sur la qualité du foin. Venant dans toute espèce de terrain, mais surtout, comme les autres plantes de la famille, dans les lieux marécageux et humides, au bord des étangs et des eaux courantes, quelquefois dans les régions montagneuses, elles se montrent le plus souvent réunies en gazons serrés qui forment des touffes remarquables par leur densité, se mêlant plus ou moins aux herbes des prairies, auxquelles elles nuisent toujours. Elles-mêmes ne constituent, soit en vert, soit en sec, qu'un fourrage dur, peu savoureux et peu nourrissant, surtout après la floraison, outre qu'elles exposent les animaux à se blesser avec les bords tranchants des feuilles, d'où le nom d'herbes coupantes qui leur est souvent donné ; aussi les chevaux et les moutons les repoussent-ils constamment; les bœufs et les vaches seuls les broutent quelquefois. On les utilise encore pour la litière; mais, en général, ce sont des plantes à détruire, et que l'on ne peut faire disparaître que par une bonne culture, le dessèchement, le défoncement dn terrain, l'emploi des engrais salins. Cette destruction est parfois difficile à cause de la longueur des racines; et d'un autre côté, il peut être utile, dans

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les terrains meubles en pente, do conserver, an moins partiellement, ces Carex, dont les racines longues, traranlos, fihronsus, conviennent mieux que colles d'ancnno autre [liante, soit pour maintenir les terres meubles sur les pentes, soit [lonr iiroléj^'cu- les bords des rivières rongés par les eaux, soit pour (ixcr les sables contre Farlion des vents. Ces plantes concourent enfin, pour la plus grande part, dans les marais, à Ibrmei' la tourlie et à exhausser le sol pnr l'accnnudation des pi'Oduits de la décomposition des l'euilles et des racines. Pour fafililer la distinction des espèces nombreuses ijui composent ce genre, ou peut les partager en plusieurs groupes.

!•''■ ouoirPE. — Epi termiuttt simple, snlitairn.

, „ . ,. i Soiiclie stolonifëre dioica r..

) ' ' [ Pouolie fibreuse DamlUana Sm.

; Stiffiinites 2 . . . , , „

V J f, 1 p 1 l'ULICABia L.

,, , ,,,.,. \ ' Epi androKVne — SoHche fibreuse ) „ , ,

!'■' GROITE ) ( PijTcnaica Wahl.

/ ( Souche fibreuse ;

! Stigmates .3 — E])i nudrogyne ! I Pnunpora Ugh.

( Souche stolonifere Bnpcsiris Ail.

C. dioica L., épis ilioïques, le mule plus grêle, le femelle oblong ; feuilles plus courtes que les tiges ; celles-ci filiformes, arrondies, lisses, de 1 ii 2 décimètres ; souche stolouiftre , — espèce commune dans les prés marécageux , les prairies spongieuses d'un grand nombre de localités; une de celles que mangent volontiers les moutons et les vaches.

C. pulicaris L., épis androgynes, les épillets mâles au sommet; feuilles filiformes, roulées, 2 il 3 décimètres; souche fibreuse, — lieux humides ; très répandu.

Les autres espèces, toutes de 5 à 20 centimètres, viennent sur les montagnes.

2*^ GROVrE. — Epi terminal composé, formé d'épillels androyynes.

CAREX

2e GROUPE

Epi sans involucre

jvuiucre h ^.

/ Stigmates 3

o leujijes — oLigiiiaies .i. . . .

. typeroides { Gynnmane { Citrvula [ Divisa

Ben.

Ail.

Huds.

i Epillets mâles

au

\ Fœtida

l sommet

\ Ckordorrhiza

Ebih.

1 Souche 1

, â[;rnaria

rampante] Epill. mâles an centre.

DlSTlCDA

Huds.

/ Epillets mâles à \ base

la (

' Pscudo - arenariti ' Sthrebcri

Srizoidcs

Vdlpina

: nchb.

Sdir.

Stigmates 2 {

, MURICATA

/ Epillets mâles

au i

1 DlVOLSA

Good .

sommet

1 Pamcolata Paradaxa

Willd.

Souche ) gazonnante \

Tcrctittsctila lieleonastes Elontjnta

Good.

Elirli.

Epillets mâles \ base

à la

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