GROUPE
U' série
Stigmates 2 Utricule glabre J
niimili.< I.fVj^s.
Digilftla L.
OaNlTnopoDA Willd.
PRECOX Jcq.
Souche rampante. . ! Toïestosa !..
Utricule } ' Ericetobcm Polt.
velue J [ Cmbrosa ITopp.
Souehegazonnante.! PiLonFErA !..
Montana !..
Limosa L .
Âtrala L.
Ifigra Âll.
' Btt.xbanTnii Wahl.
i Epi mâle solitaire — Bract. inf. non engainante. Bicolor AU.
Bract. infér.
non engaîn.
Utricule glabre.
Epis mâles 1 .2 — Bract. infér, engfiînante. . .
Cœspitosa Good.
Stricta Good.
Trinervis Desgl.
Acuta Frie».
C glauca Scop., épis cylindriques, mâles 2.3, dressés, femelles 2.3, écartés; bractée très longue; feuilles planes, glauques ; 2.4 décimètres, — bois et prés humides.
C. panicea L., épi mâle linéaire-ohlong; épis femelles 1.2, cylindriques, écartés, lâches;
CYPIiltACKES.
roiiillos plimos, Jrossi5o3 ; tiges trigoiies, a fricos ooiivoxes, — pri's limuiiles; nmiif;!' pur les riiminniits; mic clos ospiîcos l'v consoivor dans les prairies.
C.majcima Scop., épi infile tris iilloiigù , épis fomolles 3.4 , écartés , longs, cylindriques, pomlnnts; fouilles planes, les plus f;rancles et les plus larges du genre; tige trigono, de (> à 12 décimfetrcs, — venant partout, dans les lieux ombragés et humides.
C. pallesccns L., épi raille petit, épis femelles 2.3, épais, ovoïdes, denses; fouilles d'un vert pfllo, étroites; 2 i» •! décimitres, — partout, bois et prés luimides.
C, ornilhopoda Willd., épi mâle court; 1.2 décimètres, — bois des coteaux calcaires.
C. prccoj .Jcq., épi mâle épais, en massue, épisfenielles 2.3, oblongs, rapprochés; feuilles rnidcs, arquées en dehors ; tiges grêles dressées ou ascendantes, de 1 k 2 décimùtres, — prairies sî'chos, p.àturages des coteaux, bois, dans toute la Frauce; fort répandu et très précoce, offrant nn printemps une utile ressource; presque la seule espèce que mangent les moutons.
G. tomeiitosa I.., épi mâle grêle, aigu, épis femelles 1 .3, obtus ; 2 à 4 décimètres, — bois, prés et terrrains calcaires.
C. ericclorum Poil., épi mâle panaché de blanc, obové ; feuilles étalées, — pelouses sèches des montagnes, surtout dans les terrains siliceux ; brouté par les vaches.
C. uinbrosa ITopp., épi mâle eu massue, épisfemelles2. 3, écartés, — en gazons épais; partout,
C. piluliferi L., épi mâle grêle, aigu, épis femelles 3.5, globuleux, rapprochés; feuilles planes, étroites; tiges grêles, déoombantes , de 3 à 5 décimètres,- — très commun; bois.
C. cffsjji'foso Good., épis mâles 1.2, épis femelles 2.4, dressés, serrés, cylindriques; feuilles allongées, étroites; tiges à ongles aigus, de 1,5 décimètres, — très commun dans les lieux ombragés, bords des eaux , prés humides ; plaît aux grands ruminants ; une des bonnes espèces à conserver dans les prairies.
C. stricla Good.,épis femelles plus épais, plus serrés; feuilles plus l'aides, plus grandes, — formant au milieu des marais des gazons épais et solides.
R. Utricnlc k bec allonge bilîtlc.
jEpis mâles 2,5
Braot. infér. non engaîn. ) Souche rampante. i
f Utr. velue . , Utr. vel. — S. ramp.
Utr. glab. — S. gaz.
Ampullacba Goo.I.
Vesicaria L.
[Utr. glabre/ PiLcuosA Good.
RiPARiA Curt.
Hntans Hosr .
Filifonnis L.
Br. inf.
Stigm. 3
CAREX
3" GROUPE 2= série
\Utricules étalées. .
St
,Tige) [FI. femelles
1 lisse 1 \ penchées
Souche Epim.-de solit.lg'^™""=^"'e Braet. infér. I / I engainante. \ 'jige à bords rudes Psc.do-cjpe
lUtncule glabre; , „ . . >
^ I [ Fnyida
\Souche stolouifère j HhpiJuln
\ Ferrurfinca
gmates 2 — Epimâlesolit. — Utricule velue — Souche gazonn. Mucronata
HraiA L.
Hortlcislichos Vill.
Distans L.
BoiiNsca[;caiA:iAHo|)p.
Scmpcrvirens Vill.
FI. femelles/ Firma dressées \ Depauperatn Bincrvis /Utrioulel [ Extessa
dressée \ \ Pumlala
Sti.vatica
Tennis
Bitigularis
Flava
OEdebi
ilairiî
Hosr.
Good.
Sm.
Good.
Gaud.
HudM.
Uosr.
ne.
Ehih.
Coss. G.
Ail.
Gaud.
Scop.
Ail.
GitAMINÉKS. 773
C. amjmllacea Qood., épis mfilos 2,3, grOle», rapprochés, épis iemelleo a. 3, diBlnntis des premiers, écartcîs les nus ilos autres, tros compactcB, le supérieur scssile ; feuilles étroites, pliéos, dressées ; tiges h ongles oljtus, do 3 à (i déeimitrcs, — lieux marécngeux .
C. msicaria L., tiges ii ongles aigus, de '1 à 10 décimètres, — tri'S commuu, mî'mcs lieux.
C. patudosa Gooà.; — C. riparia Curt., — mOmes Houx, très répandu aussi.
C, hirla h,, épis mâles 2.3, aigus, velus, le terminal plus grand, épis femelles oblongs, écartés les uns des autres; feuilles planes, mollos', velues; tige de 2.4 décimètres, — prés et bois des lieux sablonneux et liuraides ; brouté par les vaches.
C. dislans L., épi mâle linéaire oblong, obtus, épis femelles 2.4, très écartés les uns des autres, dressés, denses, pédoncules; feuilles courtes, jilanes, raides, étalées; tiges grêles, do 2 à, 5 décimètres, — partout, dans les prairies humides.
C. Hornschuchiana Hopp., épi grêle, panaché de blanc, — pâturages humides.
C. extenso, Good., — tiges servant, dans le Midi, pour fabriquer les chaises.
C. stjlvatica Huds., épi mâle dressé, grêle, aigu, épis femelles 4.7 linéaires, lâches, pendants, longuement pédoncules; feuilles dressées, planes, 2 à .5 décimètres, — bois et lieux couverts de toute la France.
C. flava L., épi raâle oblong, fauve, épis femelles 2.3, presque globuleux , dressés, rapprochés ; tige presque Kliforme, de 1 à 3 décimètres, — partout, dans les prairies humides.
C. OEderi Ehrh., espèce voisine, très abondante également, — dans les prairies tourbeuses.
Famille des GRAMINEES.
PLANTES A ÉTAMINES T.; TBIANDRIE L.; MONOHYPOGYNIE Juss.
Fleurs liermaplirodites uu uiiisexuées, en épillels ou locustes, sessiles ou pédoncules, rassemblés en panicule, en grappe ou en épi; — épillct oflrant : à la base, un involucre (I) formé de 2 bractées, valves ou folioles [glumes] plus ou moins écailleuses, concaves, souvent carénées sur le dos, l'une insérée plus inférieurement ; entre ces glumes, une ou plusieurs fleurs, alternes, distiques, sessiles ou pédicellées, quelques-unes parfois restant stériles et rudimentaires ; — chaque fleur comprenant les oi'ganes suivants : une première enveloppe, sorte d'involucelle ("2) formé de 2 écailles ou valvules (glumclles) (3) inégales, concaves, l'externe insérée plus bas ; celle-ci à dos caréné ou arrondi, plus grande que l'interne, qu'elle enveloppe complètement, imparinerviée, la nervure médiane se prolongeant souvent en arête qui part, du sommet, de dessous le sommet, du dos ou de la base ; l'interne plus petite, parinerviée, à 2 carènes, toujours mutique, paraissant formée de la
(1) Calijce L.; — Glume Juss.; — Bàle ou Tegmen Pal. de Beauv.; — Lépicine Ach. Rieh.; — Pcristoc/ii/um Panzer ; — Perianthelium Peterman.
(2) Corolle L.; — Balle ou Bàle Juss.; — Périanthe Rob. Brown ; — Slragule Pal. de Beauv, — Périgone DC; — Glume Ach. Rich.; — Glumelle Link, Mirb., Desv,
(3) lialles. Paillettes, Spathelles.
77i GRAMINÉES.
réunion de "2 valvules soudées, manquant parl'ois ; un second verlicille, sorte de périgone (1), formé de 3.2 écaiUes {glumellules) (2), très petites, minces, placées à la base des organes sexuels, alternant avec les glumelles, ce ijui en fait 2 externes et I interne, celle-ci souvent avortée, les 3 queltiuefois nulles; — clamines 3, rarement 2 ou 0, liypogynes, alternant avec les glnmellules, c'est-à-dire I externe et 2 internes; — anthères liiloculaires, dorsifixes, partagées à clia(jue extrémité en 2 lobes allongés, distincts, un peu divergents et figurant un X ; — ovaire libre, uniloculaire, i'i ovule remplissant toute la loge ; — styles 2, quelquefois soudés ou nuls, insérés au sommet de l'ovaire ou' un jx-u au-dessous ; — stigmates plumeux ou poilus, divergents ; — fruit indéhiscent, monosperme, à péricarpe mince, soudé à la graine qui en forme la majeui'e partie (cariopse), restant parfois adhérent aux glumelles; — graine à embryon très petit placé obliquement en dehors et à la base d'un albumen épais et farineux, auquel il est uni paruue expansion plus ou moins développée nommé écusson {scutcllum Gœrtn.), et considéré généralement comme le cotylédon de l'embryon. — Feuilles simples, allongées, linéaires, à nervures parallèles; distiques, engainantes, à gaine fendue dans sa longueur, non toujours entière et pourvue à son orifice d'un prolongement membraneux ou poilu de la membrane interne {ligule} ; — lige portant le nom de chaume, herbacée, rarement ligneuse, presque toujours simple, cylindrique, fistuleuse, offrant de distance en distance des nœuds renilés, desquels partent les gaines des feuilles et correspondant intérieurement à des cloisons qui interrompent le canal médullaire ; — racine fibreuse, à souche gazonnante ou traçante.
La famille des Graminées, ainsi désignée du nom de son fruit ou grain, gramen, l'une des plus naturelles et des plus nombreuses du règne végétal, comprenant, en effet, plus de 3,000 espèces, ^, environ du total des espèces connues, est encore l'une des plus remarquables par l'extrême ressemblance des individus qui la composent, leur air évident de parenté qui, de tout temps, les fait réunir en un seul groupe. Parfaitement distinctes et faciles à reconnaître par leur port autant que par leurs caractères botaniques, elles se rapprochent seulement de la famille des Cypéracées, dont elles se distinguent cependant par leur graine à albumen farineux, abondant, à embryon extraire ; leurs feuilles à gaine fendue ; leur chaume généralement fistuleux, à nœuds renflés, formant des cloisons transversales à la naissance des feuilles. — Distribuées sur toute la surface du globe, des tropiques à la zone glaciale, les espèces de cette famille viennent partout, dans les plaines et sur les plus hautes montagnes, dans les lieux secs et humides, partout enfin où la vie est possible. Mais préférant en général les lieux frais, elles abondent surtout dans les régions tempérées et sont extrêmement communes, notamment dans les différentes contrées de l'Europe centrale.
Généralement très petits, faibles, de chétive apparence, les plantes sont celles auxquelles principalement on donne le nom à'herbes; quelques-unes toutefois, dans nos contrées, atteignent une certaine hauteur, mais sans devenir jamais véritablement ligueuses ; elles augmentent de taille quand on appro-
(1) Lodicule Pal. de Beauv.; — Glumelie Acli. Ricli.; — Gtumeltule Desv.
(2) Paléoles. Squammvies. LodiceUes.
GH/VMINÉES. 775
chu de !'(''(] ualiir ; ainsi, dans l'Asio Iropicalw, on voit dus Graminées k porl élevé constiluanl, parfois des arbres vérilal)los. En oulre , la plupart des espèces se font remarquer par rextrême abondance des individus, l'ormanl des agglomérations qui composent la majeure partie des prairies et tapis d(! verdure qui, dans les montagnes et dans les vallées, recouvrent partout la surface du globe. En Amérique, les savanes au nord, les pampas au sud, sont des plaines immenses d'où les Graminées ont exclu toute autre végétation. Cette profusion s'explique par la l;icililé avec laquelle ces plantes se multiplient, soit par leurs graines qui germent partout et d'une manière rapide, soit par leurs souches quand elles sont vivaces, et desquelles naissent, chaque année, des tiges nouvelles, qui repoussent même plus vigoureusement lorsqu'elles sont coupées ou détruites par la dent du bétail, soit enfin parles chaumes eux-mêmes qui, couchés sur le sol, s'enracinent à chaque nœud par une sorte de marcottage naturel en produisant autant de nouveaux pieds; tous ces procédés divers concourant à la fois à la végétation, à la multiplication et au maintien dans les pâturages et prairies naturelles des Graminées qui en forment la base.
La famille des Graminées se place, de plus, au premier rang par son importance économique. Elle est celle, en effet, de toutes les familles végétales qui renferme le plus grand nombre d'espèces utiles ; ces espèces elles-mêmes contenant, dans leurs parties vertes ainsi que dans leurs graines, des principes nutritifs qui leur donnent une valeur supérieure à celle de la plupart des autres végétaux. Ainsi, elles renferment : dans les graines, de la fécule unie à une assez forte proportion d'un principe sulfo-azoté ou gluten ; dans les tiges, du sucre, quelques-unes en assez forte proportion, et uni à un principe mucilag'ineux sucré que l'on trouve, en outre, dans les racines et dans les feuilles; dans toutes leurs parties du phosphate de chaux, principes représentant tous les éléments essentiels de la nutrition ; aussi ces plantes formentelles la base de l'alimentation de l'homme et des animaux. Les espèces plus spécialement alimentaires se divisent eu céréales et en fourragères. Les céréales, cultivées pour leur grain, farineux et nutritif, concourent dans tous les pays, et pour lapins grande part, à l'alimentation simultanée de l'homme et des animaux. Les fourragères , exclusivement destinées aux animaux , constituent partout la principale nourriture des herbivores. Elles sont cultivées, à cet effet, soit en pâturages, soit en prairies naturelles ou artificielles, tantôt isolément, tantôt réunies en plus ou moins grand nombre, et elles sont mangées sur place à l'étable, tantôt fraîches, tantôt desséchées et à l'état de grain. Elles offrent, à ce point de vue, une importance d'autant plus grande que, indépendamment de leur valeur nutritive intrinsèque, toutes leurs parties : fleurs, fruits, feuilles, tiges, racines des espèces traçantes, sont également alimentaires et peuvent être entièrement consommées ; et qu'entre toutes les plantes fourragères, elles sont les plus l'ustiques, sont celles qui résistent le mieux aux mauvaises saisons et à l'action des eaux,
776 (111 AMINÉES.
La famille des Graminées fournit, en outre, des principes utiles à la médecine, à l'industrie. Ainsi les graines, les racines de plusieurs espèces sont fréquemjuent employées comme émollientcs, diurétiques, apératives, etc. Dans plusieurs d'entre elles existe un principe aromatique servant quelquefois de stinuilanl et de condiment, et également utilisé dans la parfumerie. Le sucre est fourni par une espèce exoti(pie, et les graines fermenlé(>s des espèces les plus communes servent à fabriquer des liqueui's alcooliques. Les chaumes résistants et couverts d'nue couche de silice qui les rend imputrescibles, sont, de leur côté, tout à fait propres à faire des liens, des paillassons, des ouvrages de vannerie, des toitures, etc.; et quand ils n'ont pas d'autre destination, ils sont encore employés avec avantage pour fournir aux animaux leur meilleure litière. Enfin, plusieurs d'entre elles se recommandent comme plantes d'ornement.
Ces avantages divers, cette utilité de premier ordre qu'offrent la plupart des espèces de la grande famille des Graminées, donne à l'étude de ces plantes une importance exceptionnelle. Elles sont néanmoins, en général, fort mal connues, ce qui tient surtout à la remarquable ressemblance qui existe entre elles, à l'uniformité de leurs caractères, d'où une très grande difficulté pour les distinguer les unes des autres. Cette difficulté est attestée, notamment, par les divergences que l'on rencontre dans les essais de classification tentés par tous les auteurs et n'offrant, la plupart, que des groupes mal définis, ou bien établis sur un ensemble trop nombreux de caractères, eux-mêmes non constants ou communs à difl'éreuts groupes, ce qui leur enlève toute valeur déterminât! ve ; embarras accru encore par les divergences de la synonymie et aussi par l'extrême multiplicité des genres, dont beaucoup de botanistes même se trouvent entraînés à augmenter le nombre en créant de nouvelles subdivisions dont l'opportunité ne paraît pas toujours démontrée.
Dans ces conditions, sans prétendre établir une classification absolument nouvelle, nous avons cru devoir, en conservant les genres admis et en respectant les groupes principaux les plus naturellement établis, essayer d'un mode de classement reposant sur des bases moins complexes que celles adoptées dans la plupart des classifications en usage, et offrant, par suite, l'avantage, tout eu maintenant les afTmités naturelles des types, de permettre la distinction des espèces et des genres à l'aide d'un très petit nombre de caractères saillants et faciles à saisir. C'est dans cette vue que nous partageons l'ensemble de nos genres indigènes en douze tribus, se répartissant ainsi que l'indique le tableau ci-contre :
GIIAMINEES.
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